CHAPITRE XIII Les amis
L'amitié, quoi de plus doux et de plus beau ! C'est une vertu qui a été et qui est recommandée, pratiquée et honorée dans tous les temps et sous toutes les latitudes, parce qu'elle est nécessaire à la vie, à l'union, au progrès des individus et des peuples. Mais elle est aussi rare que bonne. Le chrétien s'y consacre et l'élève plus haut que nature, en la transfigurant dans la divine charité.
Il faut aimer les hommes non seulement parce qu'ils font partie de l'humanité, mais parce qu'ils sont tous les enfants de notre Père céleste, parce qu'ils sont nos frères, nos frères en
Jésus-Christ. Il faut les aimer comme nous-même.
Le premier de tous nos amis, Fami par excellence, celui qui ne trompe jamais et nous assiste toujours, n'est-il pas le Christ Sauveur? Chacun de nous, pourvu qu'il soit pur, attentif et droit, le trouve au fond de son cœur, quand il a besoin d'appui et de consolation, et il n'a pas de meilleur soutien dans la détresse, dans le doute, dans les peines de la vie.
Les amitiés humaines sont toujours moins sûres, fragiles, instables, et combien rares ! Elles n'en sont que plus précieuses et plus enviables. Dans les rudes traverses de l'existence, les amis sont nécessaires, surtout l'ami fidèle qui vous aide à franchir les obstacles, qui vous relève dans vos chutes, qui vous souffle la force et l'espérance,