‹ La vie de jeune garconChapitre 45 sur 56 · FUITE DES OCCASIONS · texte numérisé non relu

FUITE DES OCCASIONS

Apprenons donc à connaître le prix de notre volonté et à user de son incomparable ressort pour obéir à la voix de notre conscience et suivre les enseignements de l'Église. Tout est là.

Si notre volonté est droite et forte, nous serons garantis dans les occurrences dangereuses. Au contraire, si cette volonté est sans ressort, si elle se montre capricieuse, légère, instable, intermittente, elle nous expose aux pires catastrophes : elle nous laisse sans défense contre le mal et donne libre champ à ses occasions.

Sans volonté, nous sommes fatalement le jouet de l'imagination folle, les artisans et les victimes de nos fautes et de nos misères. Avec une volonté arrêtée, nous sommes maîtres de notre destinée et sûrs de vaincre. C'est en toute vérité que notre grand Corneille

a mis dans la bouche de son héros ce verbe altier :

Je suis maître de moi comme de Vunivers; Je le suis, je veux "être.

Et cette puissance d'arrêt est si capitale dans le gouvernement de notre vie qu'il faut y insister : nous lui consacrons le chapitre suivant.

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