LARME DU SUCCES
ses incartades, à surveiller ses nerfs, à se montrer doux, simple, humble, ouvert, sympathique, charitable.
C'est la volonté qui, remontant des générateurs naturels au Créateur, fait craindre et adorer Dieu, pousse l'adolescent à aimer le vrai- et le bien, à suivre la voie droite, à réaliser ses bonnes résolutions, c'est elle qui en fait un garçon pieux et honnête. Elle lui montre qu'il ne suffit pas de craindre Dieu, qu'il faut surtout l'aimer et le servir ; elle l'engage dans le chemin du devoir et l'enchaîne à la pratique des vertus chrétiennes, elle le jette dans l'action, elle lui fait aimer et perfectionner son âme, qui est le tout de l'homme.
Ah ! qu'elle est puissante et merveilleuse, cette volonté, quand on l'applique à des objets dignes d'elle I On lui
doit une vie réglée, sage, continente, une vie exemplaire, on lui doit l'estime et l'affection des honnêtes gens, le respect de tous, on lui doit la paix, l'honneur et le bonheur. Combien d'hommes se sont distingués dès leur jeunesse et ont mené une longue vie, une et droite, d'accord avec ses belles prémices ; combien se sont ainsi honorés et grandis au regard de Dieu comme aux veux des hommes, laissant une mémoire bénie et un grand exemple ! Je vous engage à les imiter et me borne à vous citer l'un d'eux, Augustin Cochin, dont une seule parole vous dira le curriculum vitœ et le bel enseignement qu'il porte :
« N'ayons qu'une pensée et qu'un désir, écrivait ce grand chrétien à M^'' Dupanloup, vivre pour servir Dieu et mourir pour le rencontrer ! a