OU EST L'HYPOCRISIE
après la première faute et ne se réfugient pas dans une attitude compassée et fausse.
Le mensonge va de pair avec l'impureté.
La chasteté qu’on a entamée est comme le fruit dont parle saint François de Sales :
elle est des plus difficiles à conserver,parce que l’âme a perdu l'honneur. Mais celle qui estentière, intacte, résiste superbement aux attaques du dedans et du dehors. La force des continents est souveraine, elle participe de Dieu qui l’inspire.
Accordons encore — car il faut tout dire — que des gens du monde arrivent à mener de front les pratiques extérieures de la religion et les plaisirs déshonnêtes. Ils sont impurs et singent l'innocence. Leur relision est toute de surface, sans racine dans ie cœur. Ce sont manifestement des misérables, des Tartufes, des hypocrites. Mais leur double jeu n’a pas de durée : tôt ou tard il se découvre et doit prendre fin. On ne saurait être fidèle à l'Eglise et à la débauche, à Dieu et à Satan, on ne peut ser-vir deux maitres, comme dit l'Evangile. Il faut décidément choisir entre le bien et le mal.
Ces faux dévots sont heureusemenrtrares et vite démasqués. Ils ne compromettent pas plus la foi que les voleurs n’engagent la
finance, les charlatans la médecine,les trai-
tres le drapeau. En dépit des renégats,l’armée du.bien garde ses fidèles, les honnètes gens, que tout le monde arrive à connaître, AadmiLer et AeNvIer
L'hypocrisie n’est pas chez Je continents, mais n'est-il pas vraiment trop fa-
cile de la découvrir et dela dénoncer chez
ceux qui les calomnient et les attaquent?
Foyer permanent de luxure, le monde se pare audacieusemert du manteau de la pureté et affecte des faux airs de pudeur. Qui s'y laisserait prendre ? Toute la vie sociale
n’est qu’un mensonge : les principes de la
morale sont tour à tour enseignés et violés, soutenus et vilipendés. Les attentats à la pudeur sont par exemple sévèrement punis par la loi : combien sont non seulement tolérés, mais encouragés par la mode, le livre, la presse, le théâtre ! Les mœurs sont plus fortes que les règles posées ; et il nya dans les institutions et dans les individus que chaos, misère et contradiction. Des