‹ La vie de Joseph-François Perrault [microforme]Chapitre 17 sur 25 · FAT · texte numérisé non relu

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Chevalier de la Légion d'Honneur.

Officier de l'Instruction Publique et du Mérite Agricole de France,

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‘“ Josepu-FRANGOIS PERRAULT.”

‘“ Avec le numéro d'aujourd'hui nous présentons à nos lecteurs le portrait croquis de Josepx-FRANÇOIS PERRAULT, Ecr. lithographié sur un dessin fait il y à quelques années, et où les traits de cet homme vénérable furent pour ainsi dire pris sur le fait, dans l'attitude où l'ont vu sans doute tous ceux qui ont fréquenté le palais de justice depuis 1795.” (1)

“ Nous aurions désiré pouvoir donner à ceux de nos lecteurs éloignés, qui ne connaissent pas les détails d'une vie si essentiellement bien remplie, la biographie de l’un des hommes dont le pays a le plus justement lieu d’être fier; d’un homme célèbre, non point à cause du rôle bruyant et agité qu’il a joué sur la scène publique, mais par les vertus privées aussi bien que civiques dont il a donné si longtemps et dont il offre encore l’exemple, par les sacrifices onéreux qu'il s’est imposés ponr répandre l'éducation parmi ses concitoyens, Nous auricns désiré surtout recueillir, pour les conserver, cette foule d’anecdotes et de bons mots, caractéristiques de l’excellent homme impatient, qui sont dans toutes les bouches, qu'on entend toujours avec plaisir, mais qui seront perdus pour nos descendants. L'impossibilité où nous sommes de bien remplir cette tâche, nous empêche de l’entreprendre, mais nous osons croire que d’autres

(1) ‘Ce type d’honnête homme et de citoyen si utile à son pays, est aussi un des plus beaux présents que la main de l'artiste du Fautasque pouvait faire au pays, dont M. Perrault est un des fils les plus distingués,” —BIBAUB,

écrivains, mieux renseignés, voudront bien mettre la main à l’œuvre et complèter la notice imparfaite à laquelle nous sommss forcés de nous borner.”

‘“ Après et avant les heures de bureau il a trouvé le moyen d'écrire ou de compiler une foule de petits ouvrages instructifs à l'usage de la jeunesse. Non content de consacrer ses loisirs à répandre des connaissances utiles parmi ses concitoyens, il à encore sacrifié des sommes considérables à l'établissement d'écoles sur un pied entièrement nouveau. Dans un siècle où l’on a érigé une foule de théories, que chacun défend de son mieux par des raisonnements spéculatifs, M. Perrault a voulu donner le précepte et l'exemple à la fois. C’est pour cela qu’à des frais considérables il à fuit établir deux magnifiques écoles où l’on donnait de l'éducation aux enfants des pauvres, tout en leur faisant gagner leur vie et en leur apprenant un métier. Ces établissements, trop nouveaux encore pour pouvoir se soutenir par leurs propres forces, sont par conséquent trop coûteux pour les moyens d’un seul homme. Depuis que la législature n’est plus venue à son aide, il a fallu les suspendre en partie. Nous pensons que le temps n’est pas bien éloigné où, après avoir essayé tous les systèmes d’éducation populaire, on sera forcé de revenir à celui que voulait faire adopter le vénérable doyen des philanthropes canadiens. Mais, comme il arrive souvent aux bienfaiteurs de l'humanité, il ne sera peut-être plus là pour rocueillir la plus douce récompense de ses travaux et'de ses sacrifices, c’est-à-dire être le témoin de leurs

LE FROTONOTAIRE PERRAULT

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