MARIVAUX ROMANCIER
Marivaux compte peu d'événe- D'Alembert a dit que le principal fut sa réception à l'Académie française, "^^i^ et rien, dans ce que nous savons de Marivaux, ne contredit ce témoignage qu'il a plus d'une fois confirmé par son aveu. C'est de lui-même, en effet, que nous tenons que son existence, sans les malheurs domestiques qui le frappèrent , eût été toute simple, tout unie, comme la grand'route. Il eut été heureux, et peut-être n'eût-il pas eu d'histoire.
Car, chose étrange, chez cet artiste de style, la vocation littéraire n'apparaît à aucun signe absolu. Ce sont des revers de fortune qui l'obligèrent à travailler pour le théâtre et à chercher un profit là où il eût aimé ci ne trouver qu'un plaisir. Il a essayé de tous les genres, tenté toutes les voies , même celle du journalisme. Il n'a rien achevé, pas même ses romans. La Vie de Marianne. I. a