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CHAP. XIV. LA FIN DE MIRABEAU

Et maintenant, pour qui jette un regard d'ensemble

flupla vie de cet homme, une question se pose: quelle sursit été la destinée de Mirabeau s'il n'eût pas été moissonné dans la fleur de son âge? Quelle aurait été la marche de la Révolution, si Mirabeau ne fût pas tombé au milieu de la carrière? Plus d'un a cherché la réponse, plus d'un s'est écrié avec Georg Forster; a Combien

magiuation ne peut-elle pas modifier et la suite et l'enchaînement des événements, en supposant seulement Mirabeau vivant et agissant 1 » L'historien n'a pas cette témérité. Son office est de rétablir le passé, non pas de donner carrière à son imagination. Toutefois, s'il met en balance la puissance irrésistible de la Révolution et la valeur d'un seul individu, s'il considère combien cet homme, malgré tout son génie, avait perdu d'influence en bas sans acquérir d'action solide en haut, il se voit forcé d'admettre que, selon toute vraisemblance, l'inéluctable force des choses aurait triomphé ,de la résistance opposée par la plus forte des volon-

Après la cérémonie des funérailles, un journaliste écrivait: « Un des talents de M. Mirabeau était de connaître tellement la tactique morale de son siècle... qu'il Défaisait rien qu'à propos et dans sa raison; sa fin même semble en être une nouvelle preuve. On dirait que le moment de son trépas fut de son choix. 11 quitta ce monde au moment peut-être où sa gloire était parvenue au sommet de la pyramide '. » Trois années ne s'étaient pas écoulées que la Convention décidait d'exclure du Panthéon la dépouille de Mirabeau, et d'y placer celle de Marat. Mais ce n'était pas là le dernier mot de l'histoire. Les générations ont passé, les gouvernements se sont succédé, la postérité a fait son jugement. De nos jours, en présence du Président de la

» Révol. de Paris, n" 91, 2 — 9 avril 1791, p. 651.

troisième République Française, à la veille du centenaire de cettQ Révolution où nul nom ne brille d'un plus vif éclat que celui de Mirabeau, non loin des lieu^ où il a vu le jour, le tribun tant outragé et tant admiré a reçu le monument que méritait sa mémoire.

(Cf. p. 126).

Pièces relatives à la dénonciation du comte de Saint-Priest» par Mirabeau, le 10 octobre 1789.

Archives nationales D. XXXIb Carton 2. Dossier 14 et 16.

L'affaire du comte de St-Priest vous devient personnelle! Avisés de quelle façon vous pouriés faire la visite des papiers de la marquise de Montferat sa tante et faire arrester ses deux laquais et sa femme de chambre, et vous serez instruit comme pense cette famille sur vous et sur les Ëtats. Je pense même que la nation y est intéressée, puisque cette dame est affiliée avec tous les aristocrates.

Votre très humble serviteur,

de Grave (?) Pisy.

Ce mercredi 14.

A Monsieur^

Momieur le comte de Mirabeau à Versailles.

Monsieur le Comth, Dans un moment où la nation entière alleod son aalat de sei représentants, lorsque tous les bons citoyens sont décidés à verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour défendre leur roi, la liberté, et résister aux infernaux aristocrates qui cherchent tous les moyens de les charger de nouvelles chaînes, chaque citoyen, M. le comte, a droit de vous demander que votre dénonciation relative à M. le comle de Sl-Priest soit éclaircie. M. à»\ St-Piiest par sa lettre au public n'est pas justifié. M. de Sl-Prieit| doit demander' et exiger une satisfaction authentique, et s'il le faii<aitpas, sa réputation reste entachée. Tout ce qu'un miaig- Ire peut dire de lui-même dans un imprimé qu'il fait courir, lorsqu'il est gravement inculpé, ne l'absout point aux yeux des vrais patriotes et des bons citoyens, qui ont nn grand intérêt de connaître les ennemis de la liberté et de la patrie. D'un autre côté, M. le comte, voire dénonciation élait sans preuves, on que vous négligeassiez de les fournir au public, vons vous exposeriei à être jugé défavorablement par lui. Votre zèle, votre patriotisme, votre dévouement pour la bonne cause vous ont justement acquis et mérité sa reconnaissance et l'amitié des bons citoyens de tout le royaume. Ce bien est inappréciable, et voM vous devez à vous-même de le conserver et conséquemmentvous devez prouver ce que vous avez avancé ou convenir que vous avi été trompé.

Je suis avec un profond respect,

M. le Comte, votre très humble et obéissant serviteur,

k comte de V. Ve. [?) Paru, It M 0(f»Ar* tTN.

Aujourd'hui mercredi 28 octobre 1739 bot les deux he« «près midy M. Brîere qui nous avait éléindiquépar H. leC de Mirabeau s'est présenté au comité des recherches.

n nous ft dit que la lundi 5 de ce mois il était >

"Oeil de Bœnflorsque 5 ou 6 des femmes de Paris y sont entrées.

QneH. de St-Prieet leur demanda ce qu'elles voulaient, que

l'une de ces femmes lui répondit : « Monsieur, c'est du pain que nous demandons. » Que M. de St-Prieat répliqua : » Mesdames, le Roy ne peut vous en donner dans ce moment, si Paria eût voulu que ses convois fussent protégés par des troupes, vous n'auriez pas manque de pain. Vous n'en avez jamais manqué tant que le Roy s'en est meslé ; acluellemant qu'il ne s'en mesle plue, vous voyez où voua en êtes. Je vais rendre votre demande au Roy, »

Que soit avant, soit après ce dernier propos, M. de St-Priest observa, que le Roy avait fait venir à grands frais des grains de l'étranger.

Que M. de St-Prîest est revenu rendre à ces femmes la re'ponae du Roy. Mais M. Briere, qui était alors prés delà cheminée, ne l'a pas entendu.

Note faite sous la dictée de H. Brîere.

F iQdJcalioQ modeine:

Lettre relative à la dénonciation de H. le comte de Mirabeau contre

H. de St-Priest.

Monsieur le Comte, que si vous ne produisez pas les autorités sur lesquelles est fondée la dénonciation que vous avés faite contre M. de St-Priest vous détruises toute l'estime et toute la réputation que vous avés acquise jusqu'ici à l'assemblée nationale. Quelle dégradation pour un homme à grand caractère de jetter des impressions vagues. Faites comparaître devant l'assemblée nationale s'il le faut te nombre des femmes qui peu- Vent avoir entenduesQaic] ta réponse du mîuistre. Le public tientii une telle satisfaction. Il faut d'ailleurs que dans ce moment-ci les actes de justice et de sévérité se manifestent promptement, si l'on veut prévenir toutes les horreurs de l'anarchie et la naissance de scènes sanglantes.

Agréez l'hommage de mes sentiments,

Dslacour.

Lettre origiaate de Hirabean an Comité des recherches

J'ai l'honneur d'adrcBser aux Messieurs du Comité des recher ches le Dommé Monsieur Dumoulin à qui des faits très graves font parvenu» relativement aux subsistances. Je demande la direction [sic] de la sagesse de Messieurs et leur sauvegarde pour lui et pour les dénonciateurs qu'il nommera.^!! me semble, d'après le peu que je leur ai entendu dire, qu'il serait fort essentiel, que le comité des reclierches se fit apporter les papiers du cheyaliep Itutledge^ et s'assurât d'un chevalier de Busty dont ilwdonneront l'indication. Je présente atix Messieurs du comité dei recherches l'hommage de mes sentiments respectueux. Jeudi 3 auvembre 1799.

Le Comte de Mirabeau.

(Cf. 227, ete).

u Mémoires pour servir à l'histoire de ma vie j> (de Gorani). Ui. en pnBsegainv de FI. David Mori«nd & GeDèTedéjb publié eo p>rli« pRl^ Mari: Monnitr ) Un avBnlurier Itilien du hiÈcle dernier, Pari», M. Léff 1885. Tome 111. p. 126-lST. Cbap. LXXIX, Le t'^meux Mirabeau.

Si Mirabeau était trop passionné, trop corrompu, trop vicieU pour mériter le titre de grand homme, nous ne pouvons lui refu^ ser celui de grand génie, qui a surpassé tous les chefs de cette

> Snr Rutledge et la lutte contre Neelcer pour les subsiatancea de Parit 8. L. Blanc, livre i. Ctiap. 3. Edinburgh Review, a" 343 (Juty I83S, p. 11% 153). La brochupa » ProcH fait au chevalier Ruiltdge avec les pièces juitifimiire» et sa carreapondance avec NecAer, Paris, Roïé, se trouve à JaBibl.ds la ville de Pari» B7SS avec la date maautcrlte « ÏDJuillet 1790 '.Le Pamphlet Mei onze duaals d'Amsierdant, mil qiAatre ctnt qaalre-vingl livret de Vertaillea et mes quinze cent livret de Parii à déposer sur Vautel de la pairie dam la gultiziine de Pâques, par M. le Comte de Mirabeau, Paris, 1791), eïle p.BI.Rutled^e comme ua des «ouvriers >de Mirabeau, frA-an : Oreteàrd» peuple, vol. 4, n" 58 comme n membre du club des Gordeliers, ■ Bri^sot, Mémoires, p. 109 comme adversaire de Lafïyetle. Marat U dans VAmi du peuple, d» 203, 27 août 1790.

orde liera, ■ ^\ irai le loU^H

révolulion, qui n'a pas produit un seul homme méritant le titre de grand. Mirabeau assurément a surpassé tous ceux qui ont parus à la Lètede celle révolution depuis le 14 juillet 1789 jusqu'à ce jour 3 février 1801, en talents et en caractère, d'autant plus qu'il avait pris trois mois avant de mourir la ferme résolution de renoncer à ses erreurs et de donner à la révolution une tournure bien différente et à la rendre un moyen d'une excellente régénération pour les François et pour tous les autres peuples, s'il avait pu prolonger seulement d'une année sa vie.

Mirabeau qui n'a jamais été' pour la destruction de la monarchie, et qui n'avait été que pour le changement de la dynastie, parce que le duc d'Orléans lui avait promis qu'il serait son premier ministre, s'étant convaincu que ce prince était un homme indigne de porter une couronne, s'était rapproché de la cour dès le mois de juin 1790 et avait fait plus d'un voyjige à Saint- €loud pendant que la famille royale y était, oii il avait tenu des ■conférences avec le roi, la reine, tes ministres et avait préparé des plans de contre-révolution qui ne pouvaient manquer de réussir. Il n'avait jamais été démocrate et il l'était encore moins depuis que les rangs et les pouvoirs qui l'avoient jadis offusqué étaient anéantis. Sa démocratie, comme celle de tant d'autres, consistait à abaisser à son niveau ceux quiétoient au-dessus, mais non pas à y élever ceux qui é'.aient au-dessous. 11 avait toujours voulu une monarchie, et celle dont il eùl été le premier ministre serait bientûl devenue très-absolue.

Cet homme était doué d'un si puissant génie qu'il pouvait tout soutenir et qu'il voulait, sans rien perdre de son crédit auprès du peuple, redresser tout le mal qu'il avait opéré. Il avait eu des torts et il l'avouait lui-même avec franchise, dans toutes les explosions de sa vie. C'était à tort aussi qu'on l'avait accusé de se vendre à tous les partis, et de les jouer tous suivant les intérêts de son ambition ou les besoins continuels qu'il avait d'argent ; et au moment où je fis sa connaissance je ne lui trouvais plus aucune autre passion que celle d'aspirer à la gloire solide d'être le sauveur de la France.

Mirabeau était un homme de la plus rare perspicacité. Ce fut iniqui me mit sur la voie d'observer Uobespierre qui montrait dès lora une hypocrisie si profonde, que plusieurs de ses ennemig le regardaient en 1790 comme un fou vertueux. Mirabeau

384 AprENOicR

m'avait donc dît en 1790, qae Robespierre éUîl dominé d'une ambilioa incalciil&ble qui dëâirml se frayer un chemin au trâne, mai^ Mirabeau néanmoins ëUit ua homme si supérieur qu'il le craignait peu, et à ce ^ujet il me disait: «je défie que Itobespierre ni aucun autre puisse parvenir à me dëpopulariser. . . » Mirabeau n'avait été tribun que par calcul, main toujours rojiïliste par principe '. Aux premiers jour^ de la révolution il avait favorisé le trouble et la division pour avancer sa fortune. Dans ces premiers temps on l'avait vu parcourir avec agitation tous les clubs, où les hommes les plus violents commeaçaîent à se réunir, d'accord avec le duc d'Urléans. Alors il avait décrié l'humanîlé de ceux qui proposaient l'oubli des injures et insulté la bonté de ceux qui voulaient qu'on pardonnât aux adversaires, et rattaché ainsi les esprits aux idées de Téracité et de vengeance. Mais après avoir pour ainsi dire jeté ce gourme de son enfance révolutionnaire, il aurait e'Ié le premier et peut-éire le seul à voir de quelle manière la révolution pouvait devenir un bonheur pour la France et pour des autres états et avait pris fermement la résulutiun de ramener tous lesespritii à une constitution oûruutorité du mOD'irque eilt reposé sur une base solide et supériorement bien liée à la liberté publique.

Mirabeau après avoir commis un grand nombre de crimes, a été le seul homme de la révolution qui a voulu te bien avec un discernement unique, et en grâce du projet qu'il avait fait d'une constitution, quiétail on chef d'oeuvre de sagesse, nous pouvons lui pardonner, ses travers, ses vices, ses sottises et les forfaits qu'il uvoît commis en juillet, et eu octobre 1789. Ah I quelle réparation ne nous avait-il pis préparée ? Il avait tous les moyens imaginables de faire réussir l'ius ses plans admirables et dont j'ai eu la communication. Il tenait l'assemblée nationale sous sa dépendance et avait l'art de lui faire opérer ce qu'il voulait malgré les éternelles oppositions de ses ennemis et les réclamations de l'abbé Maury ...

De ma vie je n'ai connu, en politique surtout, une tête comparable par sa force Tl celle de Mirabeau ; non seulement su<^une difficulté ne l'arrêtait, mais il en était bien peu dont il ne trouvât

APPKNDICE 38-^

nquelqiie moyen de tirer parii. Avec un pareil inslrumetit, on pouvait & volonlé Taire et déruire des révolutions. Il réiinisgait l'énergie du caraoti^re à lu puissance de la parole et de l'aclion, également habile ii déjouer l'inlrigoe qu'a en former, de la plus incalculable cafiaciLë à discuter Loules les matières soumises aux délibérations de l'assemblée. C'était un de ces génies dont l'apparition imprime à loua un mouvement nouveau, et il est si certain nue cet homme était profondément convaincu qu'il ne convenait à la Franot et à tout pays vaste et peuplé, aucun au^re gouvernement que le monarchique, modéré par une honne constitution, qu'on Va entendu dire très souvent qu'il nimerait mieux vivre à Alger qu'en France si les lois devaient s'y Taire sans le roi....

I Mira beau s'était déjà rangé dis-je, du parti du roi dès juin 1790, mais ce fut seulement en janvier 1791 {sic au lifu de Décembre llifO) qu'il composa ce fameux mémoire dont on a tant parlé et quclri^s peu de personnes ont lu. C'est à Glavière que j'ai été redevable de la cummuoicrtlion de cet ouvrage, entièrement admirub'e dans toutes ses parties. Je suis désolé de ne plus le pos géder, je lavais laisse â Pjrîslors de mon départ le 26 avril 1793 entre Ips mains d'un ami qui l'a brûlé le jour de lu. scélérate révolution dj ^1 mai.

C'est dans ce mémoire vraiment prodigieux par la profondeur des vue», par la noblesse du style, par l'adresse des plans que j'ai trouve les véritiibl(?s causes de la jrévolution, les détails sur les r.iutes de tous les partira, le développement de tous les projets des Jiiciibins, leur limd.ince au républicanîpme, l'anéantissement de la religion, de la morale, le bouleversement de loules lea propriétés, et les moyens dont l'auteur voulait se servir pour finir la révolution...

De ma vie il ne m'est arrivé de faire des repas plus nimables que chez Mirabeau. Sa chambre à manger ne ressemblait en rien aux chambres â mnnger d'aucun autre homme. Des quatre eûtes de celle chambre l'un présentait un hulTet riche et élégant travaillé avec un goût raffiné avec des vases antiques remplis de choses exquises. Un côté formait une bibliothèque de livres superbement liés et d'éditions rares. Un cûté était couvert de tableaux représentant les plaisirs de la table et le quatrième de Ïe8 côtés était tapissé d'estampes rares sur le môme sujet, Stehn. Mirabeau, II, 25

Mirabeau ayant remarqué i^ue souvent les repas avec hommes les plus inlâressanla devienneol insipides A cause de la réserve qu'on doit se commander par la présence des domesliques ignorants et souvent infidèles, et plus souvent rapportant de travers les propos tenus à table, avait imaginé une manière de se mettre à l'abri de ce mallienr. Chez lui on n'avait rien à craindre a cet égard, l'on pouvait s'abandonner au plaisir de la conversation la plus libre et aux propos les plus hardis, car il n'y avait pas un seul domestique. Lorsque la table était servie, oa entrait dans la chambre à manger. Un se mettait stable saas cérémonie, et entre les convives étaient placées des servantes àqi tre étages cou vertes de bouteilles, d'assiettes, de verres, de CES de sorte que chacun se servait à désir.

Le premier service étant mangé, Mirabeau sonnait et alors anspendail les discours. Trois valets emportaient dans un iaslant les plats vides et trois autres valets les remplaçaient dans l'instant par autant de plais formant le second service, et les valets disparaissaient dans l'instant. Il en était de même à la lin du second service pour le dessert, à la fin duquel Mirabeau sonnait encore pour avertir qu'on préparût le café et les liqueurs, et deux minutes apr^s on se levait de table pour entrer dans une autre salle où, sans la présence d'aucun domestique on prenait le caTé et les liqueurs.

e III, p. tî3, 13i. Cliap. LXXXt : Je qm

Le 31 janvier, dînant chez Mirabeau, il a fait une sortie éloquente contre l'université de Paris qui depuis peu dejoi s'était avilie. Elle s'était présentée à la barre de l'assemblée lionale, pour y faire par l'organe de son recteur Dumouchel l'apologie la plus dégoûtante de tous les décrets et notamment de celui qui concernait la constitution civile du clergé '. Celte démarche lui avait fait perdre un grand nombre d'élèves. Leuri parents ne s'étaient plus souciés de les envoyer dans des écoles dont les maîtres se proîtil liaient. Cette bassesse n'a pourtant pas sauvé l'université qui fut fermée par Hobespierre et livrée aux railleries de Chaumette. Ainsi les prêtres qui ont prêté te

' Cf. Arcii. par/. XXII, 92. Séance du 8 janvier HBI.

luifH

«erment nouveau et les profeaseurB des univerailéa qui se sont presque tous avilis ont été plus malheureux que ceux qui sont restés fidèles à leurs principes. Sous l'empire des hommes les plus vils, la honte n'a pu sauver les apostats de la misère et de la mort, et le crime même toujours révéré dans le cours de celte révolution, n'a pas pu les arracher à. la faim, à l'échafaud ou à l'exil. Les meneurs les plus pervers ont détesté ces déserteurs de l'honneur. Ils ont eu besoin de leur ignominieux asservissement el ils en ont profilé contre eux-mêmes.

Le 21 février 1791, en dînant chez Mirabeau, lorsque nous étions au dessert, un messager apporta la nouvelle que plus de douze mille hommes et femmes harangués par llobespierre et par Marat s'agitaient dans les Tuileries en demandant de toutes leurs forces le rappel des tantes du roi qui s'e'taienl retirées en Italie. Mirabeau ne perdit pas un instant, nous le suivîmes, el cet homme ayant pris la parole, les agitateurs et leurs orateurs se turent, et l'ordre fut ramené. Harnave avait aussi paru avant Mirabeau et n'avait eu aucun succès ; tant les circonslauces étaient pour Mirabeau, ce qui tout concourait à lui donner la popularité la plus imposante et un ascendant décisif, c^r il réunissait à tous les genres de talents la naissance qui continuait encore à imposer à la plupart des François, Biinave n'avait pas ces mêmes avantages. Il était fils d'un petit procureur de Grenoble, il s'était préparé au parlage dans les petites diétines qu'on tenait dans le Dauphiné où la révolution était commencée en i788, et où l'on ne parlait pas avec l'élégance et l'élévation familières à Mirabeau.

Le premier mars {sic au lieu de 28 février), Mirabeau fut insulté dans le club des Jacobins parce qu'il s'était opposé à la reprise du projet des lois contre les émigrations. H ne se laissa point intimider et prouva avec évidence que toutes les lois de ce genre ne sauraient être proposées que par des ignorants et des fanatiques qui ne savent ce que c'est que la liberté. Lu défense de Mirabeau fut si belle que tous les cris d'indignation se convertirent en cris d'admiration.

ta.

La Béuoe des Jacobins i)d 28 février I7Q1.

Tr»lLiil do K. E. Oeltoar : ■■ DruclialUcke aui dea Papierea eia (•iiKim iiikI iiii|>nriaiiacb«[i Oaobuohlera der PraaiOai'cliea Revolultos ITni. n. I. ■ p. 3a-'Jn. a* «dilioo imituléfe Luii/pr, I7U7, B. 1. Vol. I, I tBMfl7.)

Jti cnnnaisHaiB mainleitiint assez les Jacobins et leur intolêrftnce A VégarA de toute opinion contraire à la leur, pour prévoir une H^ance orageuse. Mtnibeau avait fait plus que jouer un mt^chunt tour aux meneurs du club, il avait de'toncerté leurs plana le» plus chera par l'ordre donné à Lafoyelte, par la proolanintion contre les factieux, par son attitude enlln dons !"as* Romlillïe naliontilc.

La pioposilion de laisser aux émigrés, s'ils ne rentraient p dans un déliii llx^, la huitit^me partie seulement de leur reventi^f devait foire Autant dt^ plaisir aux clubisles qu'une loi agraire aux portefaix de Homo, elle devrait naeltre le comble à la popularité do ses auteurs. Aiguillon et les deux Gnicques Lameth avaient fait cunnnltre ce projet par leurs émissaires sur 1( places publiques de la capitale, ils l'avaient annoncé par lettr et par courriers aux sociétés afiiliëes de la province.

Miralmuu deviit ce jour-là dîner chez Aiguillon ; il s y rendit en tiuitlaul l*A.»srml>léc : on lui refusa l'entrée de la maison. L'on espérait qu'il serait elTrayé, l'on imaginait qu'il n'aanit pas le courage de venir au club le soir ; c'était un sur moyen de le dépopulnriser. Mais Mirabeau n'était pas pultron. il coaoaisatUt ses adversaires ; il parul au club, et ce que J'Avais préTu se pana.

Duporl pnt pos^essi^n do la tribune, et s'altaqiu avec a violence extrême d'une part à Mirabeau, d'autre part à I hO^MIe, jadis soo intime ami ; il les dépeigosit comme i tratUw,et leur donna ce nom. Il accusa Lafayetle de i 1m gardai nationaux du service par ses convocations t nuelles ; il aecjsa Mir.ibeau de rouloir, en conbatlaal la I aur l'éntigration, faire échouer la l<ù sur la réstdeace ; il Im ri

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lOpU-

imeth I jrle»J ettrc^l

rendit I

i liDsa lous lieux de TavorUer la fuite du roi et la contre-révolu- I tion. A ces allaques impiloyables répondirent les applnudisse- 1 tDenle lumullueux qui, en dépit des grands servicca jadis rendus I par Mirabeau, accueillirent les traits les plus amers et les plus

■ féroces. Duporl se lut. Mirabeau, qui, pendant tout ce discours iB'ëtaitlenu nu pied de la tribune, se leva pour répondre, mais ftil se vit l'objet d'un déchoinement tel qu'il n'en avait jamnia ■«onnu ; la colère allait chez quelques-uns jusqu'au délire, et la ^majeure partie de l'Assemblée semblait composée da Ibrcenés,

lOn finit toutefois par faire silence à son geste et à sa voix. Dès *■ qu'âne fois il eut obtenu la parole, il dégagea Lafayelte, qui pourtant n'était pas son ami, par un mouvement des plus éloquents, il arracha les quelques flèches que lui-même avait reçues . de son faible adversaire, et il écrasa celui-ci sous des quHrtiers

■ de rocher. Mais il eut à repousser un second et plus rude Bassaut. Alexandre Lameth ne pouvait laisser à terre son frère

■ d'armes sans tenter de le venger ; ce Lumelh a beaucoup d'esprit, s'exprime avec aisance, et avec moins de chaleur que son frère Charles ; ses expressions sont peut-être moins naturelles

Iet moins piquantes, mais plus profondes ; on le tient pour le ■plus habile intrigant de l'Assemble'e nationale. H déploya ce jour-là une adresse peu commune à profiter des dispositions où le discours de Duport avait laissé les esprits. 1! ne iit grâce à 8on adversaire d'aucun coup, il lui reprocha à Juste titre ses folies de jeunesse et ses fautes déplus tard, mais il lui lança aussi à la face toutes les calomnies et les soupçons sans fondement que l'on avait forgés. Il s'efforça de rendre Mirabeau à la fois ridicule et odieux, il réussit h être à la fois mordant et pathétique. Plus il s'entendit acclamé par son auditoire enragé, t^lus ses coups devinrent cruels et méchants. Il fit preuve en HiTëalité d'un talent peu commun ; je ne lui aurais jamais soup- Fçonné une telle méchanceté, jamais ; je n'y tins plus de colère lorsque je l'entendis s'écrier, en ti'rminant son discours, que ce n'étaient pas les factieux qu'il fallait s'attendre ù voir pendus, mais bien ceux qui osaient en parler comme Mirabeau. Quiconque connaît ces gens-là sait quelle est la portée de semblables paroles, et de fait les affronts que le lendemain Miralicau eut à subir sur la terrasse des Feuillants montrèrent combien fuci- I lement la prédiction de Lameth eût pu se réaliser.

d' P fi

J'avais vil loulc la haine qui perçiiil duns le disctiurB de Lameth, loul le puieon que rcnTeiniaienl seB paroles ; ba Térocilâ, que soLilignaitnl les acclamalions furieuses de ia plus grani parliederApsembie'e, m'avait rendu malade pour plueîeurs jour»! je bondis lorsque j'cnlendis les outrages qui, de tous les eûtes de la salle, fondaient sur Mirabeau, quand je vis le prfsi' dent, avec une partialité révoUantc, s'eflorcer de lui interdire la tribune et de lever la séance ; je désespérai que Mirabeau resISt maître de lui-même et sût se dominer assez pour faire une réponse telle que sa RJtualion et sa dignité blessée la demandaient. Que d'épines, me dieais-je, jonchent le chemin de la gloire I Itampe sous le despotisme, combats sous un régime libre, et poufl récompense de les serTices, l'ostracisme te jettera en exil 9 Mirabeau fut sur le point d'en faire l'expérience ; tout autre qti» lui eût succombé ; mais combien j'avais tort de trembler pour lui, pour cet homme qui grandit au mih'eu de la tempête ! Non seulement il sut se posséder pendant la longue et sanglante in-c. vectivede Lameth, mais il eut assez de sang-froid pour renvoyi & son adversaire les traits qu'il en avait reçus. Ce fut un beai combat; Mirabeau mit en œuvre toutes les ressourceH de soi génie pour dompter sun jeune et habile accusateur ; il l'empoigna, loi et ses amis, de sa main de fer, il arracha à tous leui armes déloyales et leur porta de rudes coups. Il riposta plus de fureur encore qu'on ne l'avait attaqué \ il fit entendre à la société des vérités auxquelles on ne l'avait pas habituée ; sa hardiesse et sa noble attitude frappèrent son auditoire de stupeur : il dompta ces forcenés et leur arracha, sinon des applaudissements, du moins des témoignages éclatants d'admiration. Jamais Mirabeau, à l'Assemblée nationale, n'a connu d'heure oit se soit mieux r(?vélée sa toute puissance. j

Je regrette que les limites de celte lettre ne me permeltenfl pas d'entrer dans le détail et de peindre toutes les impressions; que cette soirée a pour jamais gravées dans mon dme. Ce qui me transporta le plus, ce fut cet empire de Mirabeau sur lui-même, qui lui permit de planter là ses adversaires terrassés, de faire abEtraclion de sa propre personnalité, pour aborder lu diacua*. sion des plus hautes questions politiques.

APPENHCB

Adresse du Conseil Général de la CcmniBne de Roaen au Président de

l'AfiBemblée Nationale, après la mort de Mirabeau, 8 avril 179!.

Un deoH général a couvert la surface de l'Empire. Les citoyens consternés ne s'entretiennent que de la perle îminenge qu'ils viennent de faire. Mirabeau est mort 1 et 24 million» de Français redemandenl à la terre cet homme exiraordinaire qui, devançant " les lumières de son siècle embrassa, «éclaira toutes les parties du l'aiiminiatration, de'chira le voile mislérieus de la politique des cours, poursuivit jusques dans ses derniers relranchements l'aristocrilie parlementaire tl ministérielle et foudroya, terrassa pour loujoi'TS le despotisme et ces ordres superbes qui insultaient depuis quinze siècles à lu dignité de la nation. Oh Mirabeau I Que ne peux-tu du fonds de ta tombe entendre l'expres- BJon de nos regrets I Que ne peux-tu jouir du spectacle sublime d'un peuple libre arrosant de ses larmes les cendres d'un Hmple citoyen. Ub ! combien tu serais sensible à ces élans religieux de regrel, de douleur et de reconnaissance ! ce sentiment profond de l'amour de la patrie, cet esprit public, à qui tu as consacré tant de veilles, que tu t'occupais si ardemment de faire germer dans tous les cœurs, comme le plus sur. comme le seul appui solide d'une constitution, lu en recueilles le piemter fruit ; ah ! pourquoi faut-il que tu ne puisces jouir de ton ouvrage ? Pourquoi faut-il que tu ne puisses entendre tous les bons citoyeuSi tous les vrais amis de la constitution, contracter, répéter le dernier engagement que lu avais pris à la tribune, celui de démasquer ces factieux de tous les partis et de leur faire une guerre impitoyable ?

Et nous aussi, nous le conlractoufi cet engagement sacre', et,

prenanfpour règle invariable de notre conduite ces priucipes

que lu présentais à l'Assemblée nationale comme administrateur

4a dé par le ment de Parlf^, nous plaeerotii loujoun au nombre de

premier» devoirt nos soins pour la tranquillité publique, nom

392 ArresDiCK

dénonctrons le» (acfUux, çui, pour remvntr lûufe la contfUulion. pertuadant au peuple qa'it doit agir par lui-même comme s'il éloit 3ant lo'S et sans magisrraU, nous a/iprendrons au peuple que, ïi notre prmtitr devoir ett A veiller à sa sàielé, îon posie en au travaii, secondé par la liberté, et ton bonkevr dans le» vertus sacialtt et domesliqmt.

C'esi ainsi. Monsieur leprésidenl, c'eeten metlant en pratique les sublimes leçons de ce grand bomme, c'est en répandant, en multipliant ses écrits et ses principes comme des semences de I palrioli^me et d'esprit publie que nous croyons lui élever le n nument le plus conforme à ses vœvix, le plus profitable pour la 1 patrie, le plus utde pour l'humanilé.

I^oiia sommes avec respect M. le Pré^dent,

Vos très humllet et li es obéissants serviteurs.

Les mentbret eompasant /" Concii Giitêtal de la Cnnnisne dt ftoutn. RoutH, s aTtil 1791 (cai*«iil les sigDabim.j

Adresse des jeunes Tolontaires de Jaroac à l'AseemUée Kationala, i après la mort de Krabeau, 13 avri] 17B1.

IdrcA., nui.. C. f !, i6, ttet oHhografbe leilorlle.)

A Jaroïc ce 12 sthI 1791, l'an II de la Libsrti. \ Diparleuieut de la CharCDle.

messieurs.

Nous officiers et soldats de la compagnie des jeunes Tolontaires de Jarnsc roulant vous exprimer la douleur que nous avons ressenti à la nouvelle de la mort du ^rand et magnanime Mirabeau, nous désirons vous témoigner l'envie que nous avons d'apprendre le (ilulôt possible le maniement des armes pour défendre notre chère pairie et Tfrser s'il le laut jusqu'à la dernière goutte de notre sang pour son bonheur et pour sa gloire. Et pour remplir les vues que l'on esige de la jeunesse, nous apprenons tous les jours quelques-uns de vos décrets, nous lâcberoiu de les retenir le plus que nous pourrons pour nous inalmire, et instruire les autres quand nous seront grands. Nous «yods juré

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i la FédéralioD dernière d'être fidèles â la Loi et &a Roi et noua en Taisons encore le serment devant Dieu et devant vous, ayant adopté pour devise celle du grand Mirabeau : Vivre libre ou mourir.

Nous sommes avec respect et vénération

Messieurs, Vos Gdèles et dévoués eerviteura.

D. Viclor Dupuy, âgé de i3 an&.

J. Peters, âgé de 13 ans,

J. Burgaud, âgé de 12 ans.

y, B. Saunier, âgé de 13 ans.

. V. Mangéo, ûgc de 10 ans.

T. Mercier, âgé de 13 ans.

H. Delamain, âgé de 9 ans.

F, Burgaud, âgé de (0 ans.

MM. Les Présiden(s[]et Députés à l'Assemblée Nationale.

Index des Discours et Travaux de Mirabeau à la CoRstituante qui sont ou qui paraissent dus, en tout ou en partie, à d'autres plumes que la sienne.

1. Discours sur l'appellation de l'Assemblée. Séance du soir, le 16 juin 1789, par Dumont et Du Roveray. Cf. supra p. 28.

2. Projet d'adresse de l'Assemblée nationale aux électeurs. 27 juin 1789. par Dumonl. CF. p. 37.

3. Discours sur l'éloignement des troupes de Versailles. 8 juillet 1789. Collaboration de Dumonl et Du Roveray. Cf* p. 40.

, Adresse au Roi, sur le même sujet. 9 juillet 1789, par Dumont. Cf. p. 41.

'5, Rédaction des droits de l'homme, avec le concours de Dumont, Du Roveray, Glavière (Voy. Dumont, 139), Lue au nom du Comité des Cinq le 17 aoiH 1789. Cf. p. 70.

H-ô. Discours sur le Veto du Roi. 1" septembre <7S9. Ulilisalion

H d'an travail de De Cazeaux. Cf. p. 81.

7. Projet de discours, non prononcé, sur la Iraite des nègres." Automne 178^. Collaboration de Clarkson. Cf. p. 309.

8. Projet de discours, non prononcé, sur la Caisse d'Escompte (V. Méjan il, l89-22;i). CoUaboralion de Clavière. Cf. la brochure de Clavière : Opinion d'un créancier de l'Etat sur qurt quea matières de linance (Paris, Buisson, 17H9). Cf. p. 98 et IOm

9. Projet d'adresse de l'Assemblée nationale aux élertemi^ pour appuyer un impôt extraordinaire sur le revenu. Lue let 2 et 3 octobre 1789. par Dumont. Cf. p. 108.

10. Projet de loi martiale. 14 octobre 1789, par Du RoversjJ Cf. p. 123.

11. Discours de remerciement à Baîlly et Lafayelle. 19 oetobf 1789, parDumonl. Cf. p. 133.

12. Discours sur l'inéligibilité des banqueroutiers. 27 octobr 1789, par Du Roveray. Cf. p. 143.

13. Discours sur la composition des listes électorales. 28 octO' bre nao, par Dumont. Cf. p. 141.

14. Discours sur les biens du Clergé. 30 octobre 1789, par Pel«| lenc. Cf. p. m, et Dumont p. 223.

15. Projet de discours, non prononcé, Bur les biens du Clergé. ' Commencement de novembre 178», par PeiJenc. Cf. p. 141.

16. Partie du discours du 6 novembre 1ÏS9. qui a traita la question du droit de participation des ministres aixx. dëbalspj par Du Roveray. Cf. p. 146.

17. Discours sur la Caisse d'Escompte et son plan de Iransforl mation en banque nationale. 20 novembre 1789, par Clavier^ Cf. p. 133.

18. Discours sur un système d'élections successives aus emploîfl publics. 10 décembre 1789, par Dumont. Cf. p. 169.

19. Discours sur les affaires de Marseille. 26 janvier 1789. CoUl laboration de Pellenc. Cf. p. 167.

20. Discours sur le droit de paix et de guerre. 20 mai 1790. Col-J laboration de Petlenc. Cf. p. 194.

21. Projet de discours, non prononce, sur le célibat des prèlP Mai ou juin 1790. par Heybaz. Cf. p. 241.

22. Premier discours sur les assignats. 27 août 1790, par Reybi Cf. p. 241,242.

33. Second discours sur les assignats. 27 septembre 1790, i Reybaz. Cf. p. 244.

appendice: 395

24. Discours sur la Consliiuiion civile du Clergé. 26 novembre 1790, par Lamourelle. Cf. p. 270.

25. Projet de discours, non prononcé, sur Timpôt des rentes. Fin de novembre 1790, par Reybaz. Cf., p. 363 Voy. une lettre de Mirabeau sur le sujet et sur les loteries, mentionnée chez Plan, p. 92, dans le Moniteur du 25 octobre 1790.

26. Adresse aux Français sur la Constitution civile du Clergé» 14 janvier 1791, par Lamourette. Cf. p. 297.

27. Rapport sur les relations extérieures de la France, fail au nom du comité diplomatique, le 25 janvier 1791. Collaboration de Dumont. Cf. p. 326.

28. Discours sur les droits des propriétaires de mines. 21 et 27 mars 1791. Collaboration de Pellenc (Voy. Bacourt: II, 245. Note de La Marck). Cf. p. 363, 371.

29. Discours, lu par Talleyrand le 2 avril 1791, sur le droit égal à Théritage en ligne directe, par Reybaz. Cf. p. 363.

30. Projet de discours, non prononcé, sur les Académies, de^ Chamfort. Cf. Œuvres de Chamfort, tome I, p. xiix. 189-246.

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