SÉPARATION DES DISCIPLES DE JEAN
d’Alexandrie nous apprend que cet apôtre ne vécut que de légumes, de graines et d’herbage.
Jésus leur dit encore cette parabole : « Personne no
• coud une pièce de drap neuf à un vieux vêtement;
« autrement la pièce emporterait encore une partie du « vieux, et la rupture en deviendrait plus grande. Personne
• non plus ne met de vin nouveau dans une vieille outre ,
• car le vin nouveau romprait celle-ci, le vin se répan-
■ drait, et l’outre serait perdue. Mais on met le vin nou- « veau dans des outres neuves, et l’un et l’autre sont alors
• conservés. Personne non plus, après avoir bu du vin « vieux, ne demande de vin nouveau; car il est dit : Le
■ vieux est meilleur. »
Ces comparaisons, Notre -Seigneur les faisait pendant le repas. En Orient , le vin de même que l’eau , le lait et les autres liquides, sont conservés dans des outres faites avec des peaux de chèvre , d’àne ou de chameau , et dont le grain est en dedans. Un morceau de drap rouge servant de parement à l’habit était déjà probablement à cette époque le signe distinctif des publicains. Mais Notrc-Seigneur ne voulait point, par un rapiéçage indigne de sa sagesse, coudre le christianisme au judaïsme, qui tombait en lambeaux comme un vêtement usé. Il ne voulait point rafraîchir, en le mêlant de vin nouveau, le vin vieux et charge de lie; mais il voulait renouveler l’homme tout entier. Les dernières paroles de Notre- Seigneur s’adressaient particulièrement aux pharisiens, dont la maxime était qu’il fallait laisser les choses telles qu’elles étaient. Jésus, voulant châtier l’orgueil de ces hommes, leur dit encore : « A qui comparerai -je les hommes de ces temps- ci? A
• qui sont- ils semblables? A des enfants qui sont assis sur
« la place publique, et qui disent à leurs camarades : Nous « avons joue de la flûte devant vous, et vous n’avez point « dansé; nous vous avons chanté des airs lugubres, et « vous n’avez point pleuré. Car Jean -Baptiste est venu « ne mangeant point de pain et ne buvant point devin, « et vous dites : Il est possédé du démon. Le Fils de « l’homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : « C’est un homme de bonne chère et qui aime à boire du « vin; c’est l’ami des publicains et des pécheurs. Mais la <( sagesse a été justifiée par tous ses enfants, car le dis- « ciple n’est pas au -dessus de son maître: mais qui- « conque ressemble à son maître est parfait *>