CHAPITRE XXIII
Parabole du pharisien et du publicain.
« Jésus adressa la parabole suivante à quelques-uns « qui se vantaient d’être justes, et méprisaient les autres : « Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un « était pharisien et l’autre publicain. Le pharisien se te- « liait debout et priait en soi-même. Mon Dieu , disait-il, « je vous rends grâces de n’être pas comme le reste des (( hommes, qui sont voleurs, trompeurs, adultères, ou « comme ce publicain qui est ici présent; je jeûne deux « fois la semaine; je donne la dîme de tout ce que je « possède. Le publicain se tenait éloigné, et osait à peine « lever les yeux vers le ciel; mais, frappant sa poitrine, « il disait : O Dieu! faites- moi miséi.1corde^ je suis Ul1 « pécheur. Je vous le dis, celui-ci s’en a^a e*
« non celui-là; car qui s’élève sera humilié, s
« milie sera élevé. »
C’étaient des disciples de Jean qui avaient enga^ apôtres à demander à Notre-Seigneur une formule prière : c’étaient des pharisiens qui s’étaient scandalisés avec les disciples de Jean de voir Jésus -Christ manger chez Lévi le publicain; qui se vantaient de leurs jeûnes et de leurs prières, et qui s’applaudissaient devant Dieu de leur justice, sous les yeux mêmes du Sauveur. Il voulut les confondre par cette parabole , en mettant en présence leurs vertus et celle d’un publicain. Nous trouvons dans le Talmud lui-même des témoignages nombreux de l’excès d’orgueil où en étaient venu? les pharisiens et les docteurs
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