VOYAGE A DALMAMTHA ET A MAGDALA
« Or tout le peuple désirait de le toucher, car il sortait « de lui une puissance qui guérissait tous les malades. « Jésus, se voyant entouré de toute cette multitude, « monta dans une barque avec ses disciples, et commanda « d'aller au delà de la mer : et il arriva dans le pays de c< Dalmanutha. » (Évang. saint Matthieu , vhi, 1 ; xv, 30; xiv. — Mare , in, 7; vm, 10. — Luc, vi, 17; îx, it.)
Jésus, étant descendu à Dalmanutha avec scs disciples, monta de là à Magdala. Magdala était, comme l'indique son nom, un château -fort. Les thalmudistes l’appellent Migdol Gadar, c’est-à-dire tour des Gadaréncns, parce qu’elle était dans le cercle de Gadara , pour la distinguer d’une autre Magdala où est née la grande pénitente Madeleine, et qui était dans le district de Tibériade. La ville était située à l’endroit oii le Jourdain sort de la mer, et à une petite distance seulement de Chammath ou des bains chauds de Gadara. Jésus, s’éloignant du peuple avec ses disciples et s’embarquant sur la côte septentrionale de la mer de Galilée, avait donc traversé celle-ci dans toute sa longueur, qui est environ de six à sept lieues, sur deux lieues et demie à peu près de largeur, et il avait pris terre du côté opposé sur la pointe méridionale. Après avoir séjourné à Magdala, il remonta la mer et débarqua à Hippos (en phénicien la ville de l’Écrevisse). C’est là que Jephté avait autrefois cherché un refuge. La ville n’était qu’à trente stades de Tibériade, et elle faisait partie de la Décapote. De là Jésus monta vers Gamala, la ville des Chameaux, avec un chàteau-fort du même nom. Elle est ainsi appelée parce qu’elle était bâtie sur plusieurs crêtes de collines, qui lui donnaient la forme d’un chameau assis. Gamala ou Gaulon , vis-à-vis de Tibériade, était le
lieu principal de la province du même nom; elle était siluée en face de Tarichée. Au reste, d’après l’Évangile , les habitants de ces deux villes s'attachèrent à Jésus, le suivant en foule à pied pour entendre ses leçons.