‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 250 sur 589 · RETOUR .V NAZARETH · texte numérisé non relu

RETOUR .V NAZARETH

Celle ville, où s’était écoulée sa jeunesse, fut aussi sa dernière retraite. « Il partit de là, et vint en son pays, où « ses disciples le suivirent. Et comme il vint dans la svna- <c gue pour enseigner, plusieurs de ceux qui l’écoutaient « disaient, étonnés de sa doctrine : Quelle sagesse lui a « été donnée, et quelle puissance merveilleuse est en « ses mains! D’où lui vient tout cela? D’autres disaient : « N’est -il pas le charpentier, le fils de Joseph le charte pentier? Sa mère ne s'appelle -t-elle pas Marie, et ses « frères Jacques, Joseph, Jude et Simon? Ses sœurs ne a sont -elles pas parmi nous? Ils se scandalisaient donc à « son sujet, et lui opposaient le proverbe: Médecin, guéci ris-toi toi- même. Les miracles que vous avez faits à Ca- « pharnaüra , comme nous l’avons appris , faites - les aussi u dans votre pays. Mais lui leur répondit : Un prophète « n’est honoré nulle part moins que dans son pays , dans « sa maison et dans sa famille. 11 confirma ce qu’il avait « annoncé précédemment, et dit : En vérité, je vous le « dis , il y avait beaucoup de veuves en Israël au temps « d’Élie, lorsque le ciel resta fermé pendant trois ans et « six mois, et qu’une grande disette affligea la contrée; et a cependant Êlie ne fut envoyé à aucune d’elles, mais « bien vers une veuve de Sarepta, dans le pays de Sidon. « Il y avait aussi beaucoup de lépreux en Israël au temps « du prophète Elisée; et aucun d’eux ne fut guéri, mais « bien Naaman le Syrien. 11 ne put donc faire là bcau- « coup de miracles à cause de leur incrédulité. Il guérit « seulement quelques malades en leur imposant les « mains. Il s’étonna plutôt de leur incrédulité, et parti courut les villages des alentours, pour y enseigner sa a doctrine. »

loi

Nulle part peut -cire la liberté humaine n'a été aussi clairement exprimée que dans ces paroles de l'Évangile. Elle est telle, cette liberté, que l'homme peut, en abusant d’elle , empêcher Dieu de faire des miracles.

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