‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 260 sur 589 · LA FÊTE DES TABERNACLES A JÉRUSALEM. U · texte numérisé non relu

LA FÊTE DES TABERNACLES A JÉRUSALEM. U

a rigible. » Ils cherchaient ainsi à prendre ces hommes par leur côté faible , en flattant leur vanité, et en essayant de leur persuader qu’étant élevés au-dessus de la populace, ils devaient aussi se mettre au-dessus de ses préjugés. « Sur cela Nicodème, l’un d’entre eux, le même qui « était venu la nuit trouver Jésus, leur dit : Notre loi « condamne-t-elle qui que ce soit avant qu’on l’ait ente tendu , et qu’on ait recherché ce qu’il a fait? Ils lui ré- « pondirent: Vous êtes donc aussi, vous, un Galiléen? « Étudiez les Écritures, et vous verrez qu’il ne sort point « de prophète de Galilée. »

Nicodème parvint ainsi cette fois, par la considération dont il jouissait , à empêcher l’exécution des desseins criminels qu’avaient formés les pharisiens contre le Sauveur. Par cette démarche éclatante , il se proclamait publiquement le disciple de Jésus, dont il n’avait été jusque-lù le partisan qu’en secret. «Chacun retourna donc chez soi ; » car avec ce jour finissait la fêle des Tabernacles. « Mais « Jésus se retira sur la montagne des Oliviers. » Comme pendant cette fête, qui attirait à Jérusalem un nombre considérable d'étrangers, personne ne pouvait entier dans sa maison , beaucoup sans doute avaient dressé leurs tentes hors des murs de la ville , ou sur la montagne des Oliviers. La première nuit de la fête seulement, tous devaient rester dans l’enceinte de la ville, mais l’on ne pouvait rentrer dans sa maison que le huitième jour, après le sacrifice du soir. Ii n’y avait que le Sauveur qui n’eut point d'abri au milieu des dangers dont il était menafcé , et il passait toutes ses nuits en plein air. Le mont des Oliviers s’élevait à une demi-lieue de Jérusalem . au milieu de la plaine de Cédron, avec ses bois de citronniers, de

grenadiers, de figuiers et de palmiers. De son sommet on voyait Jérusalem , Hébron et tout le pays au sud et au nord. Au temps du second temple, entre le mont des Oliviers et le ruisseau de Cédron , était un petit bois d’oliviers nommé Gethsémani et le village de Betphagé. Là, sur la montagne, le Sauveur passait les nuits à genoux en prières ; car, pour lui, il vivait toujours sous des tentes, n’ayant point où reposer sa tête.

Page 1