ENTRÉE DE JÉSUS A JÉRUSALEM
« en Galilée; et Ton disait hautement qu’il avait appelé 4< du tombeau et ressuscité d’entre les morts Lazare; et « ils louaient Dieu de toutes les merveilles qu’ils avaient « vues. Le peuple alla donc à sa rencontre, parce qu’il « avait appris qu’il avait fait ce miracle. » La plupart espéraient, il est vrai, qu’il allait rassembler autour de lui à Jérusalem tous ses partisans, et y établir enfin son royaume. Porphyre, Philoslrate et les autres adversaires païens du christianisme ont voulu faire de celte entrée triomphale du Sauveur à Jérusalem un sujet d’accusation contre lui. Ils ont prétendu qu’il avait établi son camp sur le mont des Oliviers, et que de là il avait menacé d’assiéger Jérusalem , afin de s’y fairo proclamer roi : mais que le coup avait manqué, et que Jésus avait été pris et condamné comme coupable de haute trahison. Un faux prophète venu d’Égvpte, entouré de 30,000 sicaires, avait effectivement essayé de prendre Jérusalem de cette manière; et c'est peut-être un souvenir confus de ce fait qui a donné occasion à Porphyre et aux autres de le mettre sur le compte de Jésus -Christ. Mais l'Homme-Dieu n’était point venu fonder ici-bas un royaume temporel. Il entra à Jérusalem par la porte nommée plus tard la porte d’Or, et ce fut comme un indice de ce qui devait arriver dans l'avenir à cette ville infortunée. C’est par cette porte, en effet, qu’entrèrent dans la suite tous les conquérants, aussi bien ceux que Dieu avait choisis pour instrument de ses vengeances que ceux qu’il avait prédestinés pour être les ministres de sa miséricorde. C’est par cette porte qu’entrèrent les Arabes sous le calife Omar, et plus tard les croises qui arrachèrent la ville sainte aux infidèles. C’est pour cela que cette porte lut murée dans la suite par
les Turcs; et elle l’est encore aujourd’hui; car ils ont une prophétie qui annonce qu’un jour les chrétiens entreront de nouveau victorieux par cette porte à Jérusalem.