‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 360 sur 589 · PRIERE DE NOTRE -SEIGNEUR · texte numérisé non relu

PRIERE DE NOTRE -SEIGNEUR

<* comme vous m’avez aimé. Père, je veux que là où je « suis soient aussi avec moi ceux que vous m’avez remis , « afin qu’ils voient la gloire que vous m’avez donnée déjà <t avant que le monde fût fondé. Père juste, le monde ne « vous connaît pas; mais moi je vous connais, et ceux-ci u connaissent que vous m’avez envoyé. Et je leur ai an- « noncé votre nom, et je l’annoncerai encore , afin que a l’amour dont vous m’avez aimé soit en eux, et que je a sois en eux. »

Le moment solennel approchait où le Fils de Dieu allait accomplir son sacrifice. Jésus donc, après avoir achevé cette divine prière, entonna le chant de louanges. C’était le grand Alléluia de la délivrance, que l'on chantait au festin pascal; car en cette mémorable journée tout est prophétique, typique et mystérieux : aussi les évangélistes nous en donnent le détail minute par minute. Ce cantique de louanges se chantait à toutes les grandes fêtes, comme à la Pentecôte, et particulièrement à celle des Tabernacles ; et il comprenait les six psaumes joyeux dont le premier commençait par ces paroles du psaume exiv : « Non à nous , a Seigneur, non à nous, mais à votre nom donnez la « gloire; afin que les peuples ne disent pas : Où est leur

Dieu?» et dont le dernier finissait par ces paroles du psaume : « Béni soit celui qui vient; » et après quoi l’assemblée répondait : « Au nom du Seigneur. » Les deux premiers psaumes se chantaient avant que l’on bût le vin de la bénédiction, c’est-à-dire entre la seconde et la troisième coupe du festin pascal. Lorsque les Juifs récitaient ces psaumes, le plus ancien prononçait chaque verset; après lequel tous les autres répondaient : Alléluia; de sorte que nous trouvons en quelque sorte dans cet usage l’origine des

litanies chrétiennes, et même jusqu’à un certain point du rosaire. Les Juifs attribuaient une grande valeur à cette parole : Amen, qui terminait leurs prières, lis croyaient qu’elle l’emportait sur toutes les autres, et que celui qui disait avec dévotion : « Loué soit le saint nom , » échappait à la damnation, eût- il été le plus grand pécheur, et trouvait les portes du paradis ouvertes; et que, lorsque l’Église elle -même disait celte prière, les âmes qui languissent dans les limbes obtenaient le pardon et le repos éternel.

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