CHAPITRE XL
Première Dérision du Sauveur. Il est mis en prison.
Cependant le Fils de l'homme fut livré aux soldats juifs pour qu’ils le gardassent. Ceux-ci s’abandonnèrent à tous leurs caprices a son égard, comme fait toujours la populace quand on lui livre un grand homme. « Or les u hommes qui gardaient Jésus commencèrent à le tour- « ner en dérision ; ils lui crachèrent au visage et le frap- « pèrent; puis ils lui voilèrent la face et lui donnèrent u des coups de poing sur les oreilles. Les autres lui don-
LA VIL DE N. -S. JESUS-CHRIsT.
« naient des soufflets ou des coups de verges, et disaient « en riant : Christ, prophélise-nous quel est celui qui ta « frappé. Les serviteurs aussi lui donnaient des coups, et « le frappaient avec des bâtons. Et ils vomirent contre lui « beaucoup d’autres malédiclions. » Enfin, lorsqu'ils eurent déchargé sur lui toute leur fureur , ils le jetèrent en prison , pendant que le serviteur du conseil se hàlait de convoquer pour le matin toute la synagogue. Les grands prêtres auraient bien voulu le conduire pendant la nuit chez Pilate, afin de pouvoir le faire mourir plus tût ; ruais, d’après la loi romaine, aucun juge ne pouvait porter une sentence avant le lever de l’aurore.