‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 39 sur 589 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L’Annonciation.

Marie vivait dans sa modeste maison de Nazareth, attendant en silence que Dieu relevât sa royale famille, abattue par les calamités du temps. Au moment où son àme était

ï„* ANNONCIATION .

plongée daus l'extase de la prière, elle vit apparaître lange du Seigneur, Gabriel, le même qui avait apparu à Haniel pour lui annoncer qu’après soixante-dix semaines l’œuvre de la Rédemption s’accomplirait dans le monde. Lange la salua, et lui promit qu’elle serait la mère du Messie. Mais si la divine Providence, pour arrêter la malice et la corruption des hommes, met de temps en temps la main aux événements de ce monde afin de les diriger vers un but meilleur, elle ne force point notre volonté; et le miracle de la Rédemption lui-même ne «levait point se faire sans le consentement de l’homme et le concours de sa liberté. Notre délivrance et la restauration de l’humanité déchue étaient donc attachées au libre assentiment de Marie. Elle se dit la servante du Seigneur, c’est-à-dire, d’après le sens du mot hébraïque, la captive du Seigneur, car elle s’était donnée tout entière à lui en lui consacrant sa virginité; ou, d’après le sens du mot grec, l’humble fille soumise à tous les ordres du Très-

Haut.

Et elle connu du Saint - Esprit . Ce fut le quatorzième jour du mois adar, ou, selon la chronologie de l’Église romaine, le 25 mars, au commencement du printemps de l’an 747, sept ans avant notre ère, que s’accomplit, dans le rejeton le plus pur de la race humaine, l’antique promesse faite à nos pères, qu’un fils de la femme écraserait la tète du serpent. Ce jour, à jamais mémorable dans l’histoire du peuple de Dieu, est celui où les Juifs commencèrent à sortir de l’Égypte et de la servitude. C’était aussi le quatrième jour de la semaine, de même que l’apparition du Christ coïncide avec le quatrième jour de l’histoire du monde.

moins de trois mois avant d’avoir renoncé au paganisme, afin de ne point mêler un sang pur et saint avec un sang impur. C’est d’après le même principe qu’encore aujourd’hui, chez les mahomélans, la femme répudiée par son mari doit rester pendant trois mois chez ses parents, avant d’en épouser un second.

« 11 se trouva qu’elle avait conçu du Saint-Esprit, avant « qu'ils eussent habité ensemble. » (Matth., i, 18.) Mais comme Joseph était un homme juste, et que, malgré ses soupçons, il ne voulait pas exposer la réputation de Marie, il conçut le projet de lui présenter une lettre de séparation, ce qui se faisait chez les Juifs devant deux témoins, et de la congédier sans bruit. II voulait agir ainsi par indulgence, sans même exprimer par écrit le motif de sa séparation.

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