CHAPITRE XXXIV
Première K pitre à Timothée , et seconde Lpilre aux Corinthiens.
Saint Paul demeura cinq à six mois en Macédoine, c’est-à-dire à Philippe, à Thessalonique et à Béroé. Immédiatement après son arrivée , c’est-à-dire au comme»-
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cernent de juin 34 , il écrivit sa première lettre à Timothée, qu’il charge de plusieurs choses utiles au bien de l’Église d’Éphèse. Il l'avertit de prendre garde à ces généalogies païennes dont il parle aussi dans sa lettre à Tite. Il fait évidemment allusion ici au système païen sur les émanations et sur les diverses dynasties des esprits qui en étaient le résultat. Il prescrit aussi aux évêques et aux diacres qui étaient déjà mariés avant d’être chrétiens de n’épouser qu’une seule femme, c’est-à-dire de ne point contracter un second mariage, l’union du prêtre avec son Église étant elle -même un mariage spirituel qui exclut toute union charnelle. C’est ainsi que l’Église catholique a entendu de tout temps ce passage de l’Apôtre. Mais les grecs et les protestants, l’interprétant à leur avantage, au lieu d’y voir une défense, ont voulu y trouver un précepte d’après lequel chaque évêque serait obligé
d'avoir une femme. Or il est absurde de supposer à Paul
cette intention, lui qui se glorifie d être libre, et qui désire que tous soient comme lui. Timothée étant venu le trouver, il écrivit sa seconde épitre aux Corinthiens. De même que Socrate, dans le Phédon, répète sans cesse que le corps est une enveloppe grossière , qui nous attire en bas et nous empêche de nous élever à la connaissance de la vérité, ainsi l’Apôtre, dans celte Épitre, exprime le désir d'être dépouillé de cette enveloppe mortelle, pour être avec Dieu.