‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 561 sur 589 · CHRONOLOGIE PROPHÉTIQUE DES JUIFS · texte numérisé non relu

CHRONOLOGIE PROPHÉTIQUE DES JUIFS

fiant aux Juifs comme l’envoyé de Dieu, leur promit de leur faire passer la mer à pied sec, et de les introduire dans la terre promise. Ceux-ci, trop crédules, s’étant jetés

après lui dans la mer, s’y noyèrent en grand nombre. Les

Juifs pouvaient-ils nous prouver d'une manière plus frappante que le temps des promesses divines s’était accompli en Jésus-Christ et avec lui, et qu’il était le vrai Messie que le inonde attendait. Ils comptaient 3715 i ans jusqu’au commencement de l’ère chrétienne. Si nous ajoutons a ces 3701 ans le dixième cycle de 432 ans qu’Hillel avait omis à dessein, pour ne pas être forcé de convenir que les temps annoncés par les prophètes s’étaient accomplis en Jésus -Christ, l’apparition du Sauveur, d’après la tradition et la chronologie véritables du peuple juif, tombe dans l’année 4192, ou à la tin de la période prophétique de 4320 années lunaires. Mais si nous prenons les 432 ans omis par Ilillel comme 419 années solaires, la venue du Messie tombe dans l’année 4180, qui est précisément rlele où les Indiens placent la naissance de Salivahatia.

Au reste , la période de 432 ou de 430 ans se retrouve dans toute l’histoire du peuple de Dieu ; elle en forme le caractère et le nombre mystérieux, comme l’a déjà remarqué Schubert après Frank. 430 ans se sont écoulés depuis le déluge jusqu’à la vocation d’Abraham, et la moitié de 430 ans depuis la vocation d’Abraham jusqu’au voyage de Jacob en Égypte. La captivité d’Égypte dura 430 ans ; c’est le temps que comptent les rabbins depuis la circoncision il’ Isaac jusqu’à la première circoncision des enfants d’Israël lorsqu’ils sortirent d’Égypte. 432 ans se sont écoulés depuis la conquête de la terre promise jusqu’au jour oii fut posée la première pierre du temple de Salomon. Ce temple dura

132 ans, jusqu’à sa destruction par Nahucliodonosor ; 43« ans se sont écoulés encore depuis que Jérusalem fut prise pour la première fois par ce prince jusqu'à la proîanata du temple par Antiochus Épiphane ; et 430 encore dépit la fondation de la nouvelle ville, sous Néhémie, jusqu’à k naissance de Jésus-Christ. Le nombre prophétique aoà*i de 1290, que nous trouvons dans Ézéchiel (iv, 3) et dan» Daniel (xu ,11), comprend aussi trois fois le nombre 43ô. I D'im autre côté, la période de 432 jours s’est écoulée fois, ou bien celle de 4320 jours s'est écoulée 49 foè ! depuis la fin de la captivité de Babylone jusqu'au Christ. Les 70 semaines de Daniel, qui forment une semaine ét la grande année des étoiles fixes, étaient composées de âz fois 4320 jours. Le peuple juif a subsisté, depuis la conquête de la terre de Chanaan jusqu’à la destruction de Jérusalem par Titus, 3 fois * 432 ans; et c'est aussi le terme que i donnent à la venue du Messie les rabbins Cbaldai et Abarhanel. C’est exactement le temps de la période connue chez les Perses sous le nom de Sal-Chodai. C'est aussi le temps de la période sothiaque ou de phénix connue chez les Égyptiens. Et si nous en croyons l'historien Bérose, c'est le temps qu’a duré l’empire de Babylone et celui de Home depuis la prise de Troie jusqu’à la chute des empereurs.

Le Sohar fait souvent mention des 132 ans après lesquel» le roi doit descendre du ciel. C'est là le nombre décimal et prophétique des divisions symboliques de la grande période jubilaire, répondant aux dix divisions des yug indiens, et qui jusqu'à Notre-Seigneur Jésus-Christ forment un tout de 4320 années lunaires. Et il a fallu plus tard que les Juifs s’aveuglassent volonlairement sur le sens de leurs traditions et de leur chronologie pour ne pas recon-

SIGNIFICATION DE LA PÉRIODE JUBILAIRE DE MOÏbE. 341

naître, lorsque Jésus-Christ parut sur la terre, que l’époque

qui avait été prédite pour la venue du Messie était arrivée.

Aussi I on est saisi d’une terreur involontaire en vovant

à Tibériade le dernier sanhédrin, avant de se dissoudre et «le disparaître de la scène du monde, consommer par un dernier mensonge la réprobation du peuple juif, et donner la dixième période de cette ère sacrée comme la neuvième, afin de présenter comme futur un événement qu’il savait bien être depuis longtemps accompli. Pour échapper, au contraire, aux calculs des chrétiens, si écrasants pour eux, d’autres Juifs reculaient d’un siècle la naissance du Messie, et prétendaient qu’il avait paru l’an du monde 3671, dans la 50e année du règne des Asmonéens, dans la 4* du règne d’Alexandre Janné, l'an 263 après la construction du second temple.

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