CHAPITRE XIV
Signification üe la période jubilaire do Moïse.
Outre la connaissance des cycles ou des âges, qui lui était commune avec les païens , le peuple juif avait encore reçu de Dieu par Moïse cette promesse : <c Le Seigneur « vous enverra un prophète comme moi ; » et avec cette promesse il possédait dans la sainte semaine jubilaire comme une indication du temps où elle devait s’accomplir. C’est avec raison que Bengel dit dans son livre Qrd. temp., p. 309 : « La venue de Jésus -Christ est la limite « de tous les temps de l’Écriture. » Déjà le jour lui-même, avec ses divisions en 24 heures, était pour les anciens
comme le reflet, la miniature du grand jour du moeé». partage en trois temps et un demi-temps , depuis la «ration jusqu’à la rédemption. Le jour ordinaire se comp-' à peu près de 3 fois { sept heures ou de quatre période*, à savoir les sept heures de la nuit consacrées au rep puis le matin, le midi et le soir. Chacune de ces te parties était marquée par un sacrifice particulier. Cek> du matin rappelait la première offrande que rbocnar avait faite à Dieu sur le seuil du paradis terrestre; cek: de midi rappelait l’offrande pacifique de Noé au pied da mont Ararat, et celui du soir, enfin, était le symbole sa sacrifice non sanglant que Jésus-Christ devait offrir à sco Père dans la dernière cène. D’un autre côté, la semais* composée de sept jours n’élait, dans un sens plus élevé.
que le double reflet et de la première semaine de la création , se terminant par le sabbat ou le repos, et du sabbat, bien plus sacré encore, de la rédemption du monde.
Partout, au reste, le septième jour nous apparaît cornai un jour sabbatique, comme le terme d’une série et k commencement d’une autre. Le septième jour est un jnor critique dans les maladies et dans les rapports de température. C’est après une période de sept temps que la picpart des étoiles mobiles ou des planètes changent leur lumière, que les insectes changent de peau, que le* oiseaux achèvent de couver leurs œufs, etc. Le nombre nous apparaît comme un nombre sacré dans la mythologie, dans l’histoire, dans la contemplation de la nature chez tous les peuples de l’antiquité, chez les Indiens, les Chaldéens, les Égyptiens et les Juifs, aussi bien que ehei les Grecs, les Romains, les Germains elles Celtes.
Après le jour et la semaine, le mois, avec ses quatre