‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 569 sur 589 · L KT0I1.R DES ROIS MAGES · texte numérisé non relu

L KT0I1.R DES ROIS MAGES

Sa lumière n’avait rien de nuageux et ne ressemblait point h celle des comètes; mais elle brillait et scintillait comme les étoiles; si bien que quelques-uns disaient qu’il ne s’élait jamais rien vu de tel au firmament. Quelques-uns de ceux qui avaient vécu du temps de Tycho-Brahé prétendaient qu'elle était plus claire que celle de ce dernier; elle jetait un éclat étincelant et nuancé comme celui du diamant. Ne nous étonnons donc pas si l’histoire sainte, si les documents anciens des Indiens et des Chinois nous parlent de l’étoile extraordinaire qui parut aux jours de l'empereur Auguste* et attira, du fond de l’Orient, les mages vers la ville ou s’était levée la lumière éternelle du monde.

Ces vrais astrologues, dans la meilleure signification de ce mot, qui, comme les émirs et les amis de Job* étaient appelés aussi du nom de rois* n’étaient pas les seuls qui connussent les signes du temps et qui eussent étudié attentivement l’astre qui venait de paraître. L’univers entier attendait dans un silence inquiet l'apparition du rédempteur promis. Quelques-uns croyaient le trouver dans Auguste; d’autres le cherchaient ailleurs. Mais les sages de tous les peuples* chez les Romains Nigidius Figulus * et Néhémie chez les Juifs; ceux à qui il avait été accordé de voir le jour du salut, tels que le pieux Siméon et Anne la prophélesse, tous, au moment ou la sainte période touchait h son terme* avaient pressenti et annoncé la venue de Celui que désiraient les nations. Parmi les différents peuples du monde, à la vérité* les uns, avançant l’aiguille qui devait marquer l'heure suprême , avaient dans leur impatience devancé l’époque de la venue du Messie, tels que les Indiens par exemple; d’autres* nu contraire,

moins vifs et plus persévérants dans leurs espérances, l’a vaient reculée. Tous les peuples, paraissant successivement sur la scène du monde, semblaient vouloir réclamer à leur tour l’honneur de préparer les voies au Rédempteur, soit en produisant un homme, soit en fondant un empire où brillât quelque reflet de sa vie et du royaume spirituel qu’il devait établir sur la terre.

Les Juifs surtout, dépositaires des révélations divines, et mieux instruits par conséquent de l’époque où le Messie devait paraître, ont prolongé outre mesure la période sacrée de la rédemption. Iléçus dans leurs calculs, mais opiniâtres dans leur espoir, ils ont fixé à plusieurs reprises des époques trompeuses pour l’accomplissement des promesses, et se sont laissé séduire à chaque fois par de faux messies, qui semblaient envoyés pour les punir d’avoir méconnu le véritable. Toutefois ils rendent jusque dans leurs erreurs un témoignage involontaire h la vérité qu'ils rejettent; car leurs faux calculs ne sont qu’une application mal entendue d'une chronologie dont ils ont perdu le véritable sens, et nous v retrouvons encore le til conductcur qui peut nous servir à préciser l’époque oîi les temps se sont accomplis. Cette époque, c'est l’année lunaire et sacerdotale 4320, ou l’année solaire 419t. U nous reste maintenant a démontrer l’exactitude de nos calculs par les écrits de l'Ancien Testament, pour en chercher ensuite Ut continuation dans f univers entier, dans les rapports des sphères aussi bien que dans ceux de la vie

terrestre.

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