CHAPITRE XXVII
Comment l’anneau des temps s’est fermé à l’époque de l'Incarnation.
A la naissance de Jésus-Christ s’accomplirent les périodes suivantes :
1° Le 38e, ou 2 fois 19e siècles des anciens Étrusques;
2° L'année cyclique 4320 depuis la fin de l’ancienne époque des dieux, chez les Babyloniens et les Égyptiens;
3° L’année cyclique 1000, depuis l’ère de Nabonassar (747 avant Jésus-Christ) ;
4° Le cycle 432, depuis l’époque du cycle de Méton ;
3° La 221e période de 1 0 ans ;
0° Le 7e cycle de 000 ans, ou le 70'* cycle de 60 ans;
7° Le 83e cycle jubilaire de Moïse;
8° La 2222e révolution de Mars;
9° La 334e de Jupiter;
10* Mercure avait achevé 19 fois 33 i de ses révolutions;
1 1° Vénus 19 fois 303 ;
1 2° Les astéroïdes 30 fois 1 9 de leurs révolutions ;
13° Saturne avait achevé sa 144e depuis la création, et la 110e depuis le commencement du cycle national des Chaldéens et des Égyptiens ;
14° Uranus, la planète la plus éloignée de notre système solaire, avait achevé sa 30e année, c'est-à-dire un cycle jubilaire entier.
PE l’àNNEAU DES TEMPS.
4 3° 33 (^) périodes intercalaires du grand cycle solaire de 420 ans, en usage chez les Perses, se sont écoulées jusqu’au grand jugement qui s’accomplit sur le Golgotha, de même que 3 4 jubilés s’étaient écoulés depuis la création jusqu’au déluge. Or cette*période de 120 ans est l’espace de temps qui fut donné comme répit au genre humain du temps de Noé.
10° Enfin la conjonction dans le signe des Poissons de Jupiter et de Saturne, les deux plus grandes planètes de notre système, s’accomplissait pour la 21e fois au moment oii Jésus-Christ vint au monde. La naissance du Sauveur est le but et le terme de toutes les chronologies : avec ce grand événement s’accomplissaient toutes les ères , toutes les périodes des différents peuples. L’antiquité finissait, l’anneau prophétique des siècles était fermé, une nouvelle époque commençait, et partout aussi commençait une nouvelle chronologie. Aussi pour exprimer la période sacrée au bout de laquelle devait paraître le Messie , il n’est point de symbole plus convenable que celui du serpent, qui, se repliant sur soi-même, unit comme dans un cercle les deux extrémités de son corps. La naissance du Sauveur n’avait pas été annoncée seulement par les prophètes de l’ancienne alliance; tout était en quelque sorte une prophétie plus ou moins manifeste de cet événement. Les mytbologies des peuples, l'histoire de la nature, celle du genre humain, l’édifice entier de cet univers, tout cela était comme autant de prophéties stéréotypées, elqui faisaient une impression profonde sur les peuples de l’antiquité, bien plus jeunes et bien plus faciles à émouvoir que les peuples modernes.
On ne peut donc assez s’étonner du matérialisme gros-
sier de notre époque, qui, étudiant avec une attention patiente l’estomac des vers et des infusoires, ou cherchant à analvser la construction d’un mot crrec ou latin, ne fait même pas attention à un événement qui a remué le monde et sur lequel repose l’univers entier. Celui qui, après avoir établi tout ce bel ordre, est sorti lui -même du sein de son éternité pour se soumettre aux conditions du temps, est devenu de nos jours un scandale et une folie. Lo livre hiéroglyphique du firmament nous a livré le sen« de ses énigmes; l’apocalypse des temps anciens sa révèle à nos regards dans les astres qui peuplent les deux. Nous pouvons maintenant lire et interpréter ces signes, et pressentir l’harmonie que dans les desseins de Dieu doivent former les sphères de l’univers. Le mystère des nombres d’après lesquels le monde a élé construit gît dans la sainte période de la rédemption, et elle nous fournit en même temps un moyen sûr de reconnaître la divinité de Celui que les nations attendaient. Les savants de nos jours s'intéressent à tout; il n’y a que cet ordre d'idées qui les trou\e froids et indifTérenls. Lorsque Notre-Scigneur parut sur la terre, lorsque le chœur entier des mondes, fêtant sa venue, entonnait le grand alléluia de la délivrance; lorsque des signes annonçaient au ciel la plénitude des temps, les
hommes sur la terre n’entendaient et ne voyaient rien de
toutes ces choses. 11 en est encore ainsi des savants de notre époque, dont l’esprit borné ne voit en Jésus-Christ qu'un rabbin juif qui a su profiter des préjugés de son temps. Ils s’imaginent avoir déjà chassé le christianisme de la science, et se flattent de le chasser encore de ce monde.
Nous pouvons dire maintenant, sans faire injure aut Écritures divines, que la nature contient des prophéties