CHAPITRE XXVIIi
De la plénitude des temps : commencement du septième millénaire.
Nous avons pu découvrir l’année de la naissance du Fils de Dieu à l’aide de la période sacrée connue chez tous les peuples de l'antiquité, et composée de 562a années sacerdotales, ou de 4320 années lunaires, ou enfin de 4101 années solaires. Celle période nous a servi de fil conducteur à travers le labyrinthe des systèmes chronologiques; et après l’avoir vue écrite dans l'histoire des peuples et de l’univers lui -même, nous l’avons retrouvée dans les saintes Écritures et dans l’histoire du peuple de Dieu. 11 nous est ainsi devenu possible de résoudre un problème qui avait paru insoluble jusqu’ici, à savoir, de fixer Tâge du genre humain. Quant à l’agc de la terre, tout porte à croire qu’avec le développement toujours croissant des sciences naturelles, il sera possible bientôt de le fixer d’une manière plus ou moins probable. Il est vrai que les savants bénédictins nous donnent dans l’Àrf de vérifier hs dates 4 08 ères différentes, qui ont toutes été plus ou moins en usage dans l’antiquité. 11 est vrai encore que de Vignoles, dans la préface de sa Chronologie de l'histoirt sainte y nous cite, relativement à l’àge du inonde, 200 solutions, dont les deux extrêmes donnent à celui-ci jusqu’à Jésus-Christ, l’une 6984 , et l’autre 3183 ans. De tous ces systèmes, de toutes ces solutions divergentes, il ne restera dans l’avenir, nous en avons l'intime conviction , que celle que nous avons donnée nous-même après Silberschlag , lequel compte jusqu’à l'ère chrétienne 4200
DES SIGNES Dt; ZODIAQUE.
ans, c’est-à-dire quelques années seulement de plus que nous. Frank , au contraire, est obligé de faire violence à la Bible pour ne trouver que 4180 ans jusqu'à l’an de Home 752, où l’on croyait qu’était né Jésus-Christ. Au reste, ce que cet auteur avait entrepris de faire, en parcourant les grandes périodes jubilaires, était devenu réalisable après lui, grâce à ses travaux et à ceux des autres savants qui nous ont précédé. Les historiens et les ebronologistes qui viendront après nous pourront désormais rattacher l’histoire du genre humain à l’ère véritable du monde, qui jusqu’à la venue du Messie comprend 4191 révolutions de la terre autour du soleil, et qui se partage en deux fractions, l’une de 1 OoO ans avant le déluge, et l’autre de 2534 ans après ce grand cataclysme. Or il est remarquable que le sixième millénaire de l’antiquité commence avec rétablissement du saint -empire romain par Chariemague , et que le septième s’annonce au contraire par la ruine de ce môme empire, après une durée de 1000 ans.