‹ La vie de N.-S. Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 70 sur 589 · JÉSUS CONSIDÉRÉ COMME DOCTEUR ET THAUMATURGE · texte numérisé non relu

JÉSUS CONSIDÉRÉ COMME DOCTEUR ET THAUMATURGE

Bible. En effet, lorsque Jésus fut tenté dans le désert, et que le démon voulut lui persuader de faire des miracles, il repoussa comme une inspiration satanique la seule pensée de se servir pour ses besoins particuliers , et sans one nécessité supérieure, du pouvoir qu’il avait reçu en ce genre. Et saint Jean , voulant démentir les fables et les fausses merveilles de l’enfance de Jésus qui circulaient déjà de son temps dans des livres apocryphes, nomme expressément le miracle de Cana comme le premier de tous ceux que fit le Messie. Puis, un peu plus bas, racontant la guérison du fils d’un officier du roi, il dit que c’est le second miracle que fit Jésus. Si le Sauveur en avait fait d'autres auparavant, ils auraient certainement fait quelque sensation dans le pays : et cependant Nathanaël , qui était né à Cana, situé à deux lieues seulement de Nazareth, avait si peu de choses de Jésus lors de sa vocation , qu’il «primait tout haut son étonnement de voir que l'accomplissement des espérances d’Israël allait sortir d’une contrée

voisine de la sienne.

Celait un privilège des matrones juives que leurs fils, ai jour du sabbat, pussent lire à leur tour devant l’assemblée, dans l’école de la synagogue , un chapitre de l’Écriture sainte ou des Mégilloth; et ce chapitre était enmite expliqué par le docteur ou le théologien de la synagogue, comme il se pratique chez nous pour les chapitres de l’Évangile. Que l’enfant Jésus en ait fait autant pendant qu'il était chez ses parents, c’est ce que nous pouvons conclure, et par ce qui se passa à Jérusalem lorsqu’il n'avaitencore que douze ans, et par ce qu’il fit plus tard dans la ville de ses pères, ou, selon sa coutume, il visitait la synagogue au jour du sabbat. (Saint Luc, ch. iv, 16.)

Les Juifs, pour calomnier Jésus , prétendent qu’il a eu pour maître un certain R. Elchanan, ou plutôt Josuaben Pérachia, qui lui avait appris la magie. 11 est certain que le Christ, à Nazareth, fréquentait pendant son enfance l’école de la synagogue, où l’on apprenait par cœur et exposait l’Écriture sainte. D’après le Talmud, les enfants à cette époque apprenaient aussi à écrire. Pour ce qui concerne la personne d’Elchanan, c’est probablement un nom fabriqué à plaisir. N’a-t-on pas prétendu aussi qu’un Juif de Mayence portant le même nom avait été pape autrefois? Le célèbre R. Josua, fils de Pérachia, était, comme nous l’avons vu plus haut, contemporain de Simon ben Shelah, et il vivait près d’un siècle avant Jésus-Christ. Mais l’erreur même des rabbins, qui le font contemporain et maître de Jésus-Christ, nous a déjà fourni plus haut un témoignage manifeste, et du massacre des innocents, et de la fuite en Égypte. La mauvaise foi de ceux qui prétendent que le Sauveur a été instruit en Égypte dans les mystères de la magie nous donne une preuve non moins convaincante de la sublime puissance dont il était doué, puisque les Juifs , ne pouvant nier ses miracles, se voyaient forcés de les attribuer à la magie, comme ils les attribuent, dans l’Évangile, à Beelzébub.

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