CONSTITUTION ET ORDRE DE LA SYNAGOGUE
comme Notrc-Seigneur Jésus-Christ, par exemple, en cette circonstance , c’est lui qu‘on chargeait par honneur d'expliquer la Bible.
Le chazan ou le surintendant de la synagogue avait encore près de lui un fonctionnaire nommé scheliach zippur ou messager, chargé des affaires extérieures, et connu sous le nom de messager de la synagogue. Tout cela est important; car, dans la vie de Jésus, nous trouvons déjà les racines de toute l’histoire ecclésiastique. Les synagogues juives furent comme le point de départ d’oü le christianisme se répandit dans les diverses contrées. C’est pour cela qu'avec le temps les noms des fonctionnaires qui faisaient le service dans les synagogues furent adoptés dans l'Église chrétienne. El nous retrouvons en celle-ci les anciens ou les prêtres, les surintendants ou évêques, les apôtres ou les anges des églises, comme saint Jean appelle les chefs des sept églises, des nonces et des légats, des diacres, des pasteurs, des lecteurs et des docteurs, avec une position et une signification plus élevée toutefois.
L'officier qui commandait à Capharnaüm au nom du roi avait bâti peu auparavant, de ses propres deniers, pour les habitants de cette ville, une synagogue; de sorte qu'il s’y était formé un sanhédrin, dont Jaïre fut un des premiers chefs. Le village de Naüm était devenu depuis ce temps une ville, lorsque Jésus l’illustra par sa présence. Elle avait une enceinte et une garnison; cependant il n’est fait d'elle aucune mention dans la guerre des Juifs, si ce n’est une seule fois, à propos de l’historien Josèphe, qui fut blessé dans le voisinage et transporté à Carichée.
On annonçait le sabbat du haut du toit de la synagogue.
en sonnant trois fois de la trompette: premièrement, pour avertir de cesser les travaux des champs ; secondement , pour avertir les habitants de la ville d’interrompre leurs travaux, et enfin pour désigner le moment où l’on devait allumer les lumières du sabbat. Le Christ, étant venu à . Capharnaüm, se rendit à la synagogue; car sa première visite était toujours pour la maison de son Père. Le chef de la communauté , s’avançant devant le tabernacle de la loi, entonna, selon la coutume, le chant et la prière. * Car chaque Israélite doit réciter dix- huit fois chaque jour, à des heures différentes, certaines prières que l’on avait coutume d’abréger dans l’intérieur des familles, mais que l’on récitait tout du long dans la synagogue. Et le peuple tout entier, tourné dévotement vers le tabernacle, priait après le président et chantait avec lui. Or, lorsqu’on en vint à la lecture des livres saints , Jésus éleva la voix et se mit à les enseigner, en leur expliquant l’Écriture, comme il avait fait à Nazareth. « El tous admiraient sa doctrine,
« car sa parole était puissante. »