GUERISON D’UN LÉPREUX
Zabulon et d’Issachar, dont les limites sont tracées dans le livre de Josué (xix); dans la contrée du Thabor, qui n'était éloigné que d’une journée de marche de Capharnaüm, son séjour habituel, d’où il partait pour aller faire ses excursions aux alentours , et prêcher le royaume de Dieu. Mais il revenait le jour du sabbat dans cette ville pour y enseigner. (Luc, iv, 31 .) Les habitants de Nazareth, qui avaient eu le bonheur de posséder le Sauveur au milieu d’eux, l’avaient indignement chassé; ceux de Capharnaüm, au contraire, cherchèrent à le retenir, et se rendirent ainsi dignes de le garder parmi eux.
* Or, comme il était dans une ville, il vint à lui un « homme plein de lèpre. Dès qu’il vit Jésus, il se pro- « sterna devant lui, et le priait à genoux et disant: Sei- « gneur, si vous voulez, vous pouvez me guérir. Jésus « eut compassion de lui, étendit sa main, le toucha, et « lui dit : Je le veux, sois guéri. Et à l’instant la lèpre le « quitta et il fut guéri. Jésus l’envoya aussitôt, et lui re- « commanda sévèrement de ne parler à personne de ce « qui était arrivé, mais d’aller se montrer aux prêtres et
* d’offrir un sacrifice pour sa guérison , comme l’avait « ordonné Moïse. Celui-ci, s’en étant allé, se mit à parler « et ébruita la chose, de sorte que Jésus ne pouvait plus
• paraître en public dans aucune ville, mais qu’il était « obligé de se tenir dehors dans des lieux éloignés. Mais « là encore on venait le trouver de tous les côtés. »
Notre-Seigneur ne cherchait point la gloire; il ne faisait point ses actions pour s’acquérir un nom dans le monde ; mais, au contraire, il défendait expressément de divulguer >es miracles jusqu’à ce que son heure fût arrivée. Aussi beaucoup d’entre eux nous sont restés inconnus, et c’est
pour cela que les évangélistes se contentent de nous les indiquer sommairement par ces paroles : « On lui apporta tait tous ceux qui se trouvaient mal, qui soutiraient « d’une maladie quelconque, les possédés, les lunatiques, u les goutteux, et il guérissait toutes les maladies et toutes a les langueurs parmi le peuple. (Matthieu, iv, 23.) Il « chassa aussi plusieurs démons, mais il leur imposait a silence, quoiqu’ils le connussent. (Marc, 1, 34). Cepen- « dant sa renommée se répandit aux alentours, et le « peuple vint encore davantage à lui pour l’entendre et « être guéri de ses maux. » Alors il se retira dans la solitude pour y prier. (Luc, v, 15.) La lèpre était un mal héréditaire chez les Juifs depuis le retour d’Égypte. Resserrés dans le pays étroit de Gosen , ils y avaient vécu dans la misère et la saleté , de sorte que le bruit courut plus tard, au rapport de Tacite, que les Pharaons les avaient chassés d’Égypte à cause de leur malpropreté. Notre-Seigneur eut donc souvent dans la suite à guérir cette affreuse maladie. La lèpre chez les femmes était regardée comme un signe qu’elles avaient perdu leur innocence.