‹ La vie de N.-S. Jésus-ChristChapitre 13 sur 190 · LA FEMME PERCLUE · texte numérisé non relu

LA FEMME PERCLUE

die permettait d’attendre le lendemain , et ils n’admettaient d’exception que dans les casoii il y avait un danger évident. Si même quelqu’un tombant dans un lossé était enseveli sous un éboulement, on ne devait, d’après les prescriptions du Talmud , creuser la fosse qu’autant qu’il était nécessaire pour qu’il n’étouffàt point.

« Le Seigneur lui répondit : Hypocrite, y a- 1- il quel- « qu’un parmi vous qui ne délie son bœuf ou son âne « le jour du sabbat , et ne le tire de l’étable pour le « mener boire? Et il n’aurait pas fallu délivrer de ses « liens cette fille d’ Abraham que Satan tenait ainsi liée a depuis dix -huit ans? Et il leur dit encore : Le sabbat « est établi pour l’homme, et non pas l’homme pour le « sabbat. A ces paroles, tous ses adversaires furent contt fondus ; mais tout le peuple était ravi des actions glott rieuses qu’il faisait. » Pendant ce trimestre de l’année, on lisait le jour du sabbat dans les synagogues le troisième livre de Moïse, qui parle souvent de la fête du sabbat. C’était donc une occî^ion de plus pour Notre- Seigneur d’expliquer avec son autorité divine la loi sur la sanctification de ce jour. Le peuple et les malades surtout venaient à lui principalement les jours de fête , où le service divin les appelait à la synagogue, et où ils étaient sûrs de le trouver prêchant et enseignant ; et c’est pour cela que la pauvre femme dont il est parlé ici s’était traînée jusqu’à la synagogue^ C’est donc paiiiculièrement le jour du sabbat que Notre -Seigneur trouvait l’occasion d’exercer les fonctions que lui avait confiées son Père. Aussi les Évangélistes se bornent le plus souvent dans leui*s récits aux • faits qui se sont passés le jour du sabbat.

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