‹ La vie de N.-S. Jésus-ChristChapitre 14 sur 190 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Guérison d’un bydropique.

« Jésus étant entré dans la maison d*un des principaux « pharisiens, pour prendre chez lui le. repas du sabbat , « ceux qui étaient là l’observaient. Or il \ avait là présent « un homme qui était hydropique. Jésus, s’adressant a aux docteui's de la loi et aux pharisiens , leur dit : Est> a il permis de guérir le jour du sabbat? Ils se turent. a Mais Jésus, prenant cet homme par la main , le guérit c< et lui dit de s en aller. Puis, s’adi'essant à eux de nou- « veau, il leur dit : Quel est celui de vous qui, voyant son « àne ou son bœuf tomber dans un puits, ne l’en retire (( aussitôt, même le jour du sabbat? Et ils ne pouvaient « rien répondre à cela. » Nous avons déjà vu plus d’une ibis, soit à Jérusalem, soit à Capharnaûm, le Seigneur invité à manger chez lés pharisiens, qui se faisaient un honneur d’avoir à leur table cet illustre docteur de Galilée, ou qui cherchaient à l’épier et. à le surprendre dans ses discours, comme c'était ici le cas. C’était dans ce dessein qu’on lui avait amené un homme estropié, et qu’on lui présentait en ce moment un autre malade, pour avoir une preuve de plus du crime qu’on lui imputait en l'accusant de violer le sabbat. Mais, en cette circonstance, Jésus prévint leurs questions, et guérit le malade, à leur grande confusion. Il n’y avait d’ailleurs aucun mot à répondre aux arguments tout populaires dont il se servait pour justifier sa conduite, leur opposant des faits pris dans la vie ordinaire, les exemples

GUÉRISON d'un HYDROPIQUF. 33

du roi David et les actions des prêtres eux -mêmes le jour du sabbat.

11 avait en tout passé à peine quatre-vingt-dix jours dans la Judée depuis qu'il avait commencé sa carrière publique; et déjà les princes et les sages du judaïsme , les interprètes de la loi, les gardiens des saintes traditions tremblaient pour leur autorité , et méditaient les moyens de se débarrasser de lui, de quelque manière que ce fût, même par la violence, s'il le fallait. Mais ces loups cachés sous là peau d'une brebis comprirent que le moyen le plus sûr de réussir dans leurs perfides desseins

était de faire de cette cause une affaire politique. Us cherchèrent donc à s'abriter, comme l'Évangéliste l'indique, derrière le parti de lacouf, c'est-à-dire les hérodiens. Ils s’unirent à eux; et, faisant taire pour quelque temps leurs vains scrupules, ils fermèrent les yeux sur les opinions libérales et téméraires de ces esprits forts , contents s'ils pouvaient s’assurer leur appui, et les avoir pour complices dans leurs projets contre ce Jésus qui menaçait leur intluence et démasquait leur fausse sainteté.

« Mais Jésus, connaissant ces choses, s'éloigna de là,

« et il fut suivi par de grandes multitudes ; et il guérissait « tous les malades qui s'y trouvaient, leur ordonnant « toutefois de le découvrir. Ainsi s’accomplit ce qui avait « été prédit par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur « que j'ai choisi, mon bien -aimé en qui mon âme a ses « complaisances. Je mettrai sur lui mon esprit, et il a annoncera au peuple le jugement. Il ne disputera « et ne criera point ; personne n’entendra sa voix dans « la rue. Il n’écrasera point tout à fait le roseau déjà

LA VIB DE N. -S. JESUS-tHnI^^T.

«( l)risc,cl n’éteindra point la mèche qui fume encore, « jusqu’à ce qu’il ait rendu le jugement victorieux; et U les nations espéreront en son nom. w

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