‹ La vie de N.-S. Jésus-ChristChapitre 166 sur 190 · CHAPITRE XXXVl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVl

Jésus est livré par Judas.

« Cependant Judas avait pris avec lui une grande troupe « de soldats, » c’est-à-dire un détachement de la cohorte romaine, composée de cinq cent cinquante-cinq hommes, qui stationnait dans le fort Antonia, u et les seiTiteufs des

« grands prêtres et des pharisiens, avec des lanternes > a des flambeaux et des armes* Et comme Jésus parlait « encore, toute cette troupe vint avec des épées et des t( bâtons , envoyée par les grands prêti’es > les docteurs de tt la loi et les anciens du peuple. Mais celui qui le trahis^ « sait était convenu d’un signe avec eux> et leur avait « dit : Ce sera celui à qui je donnerai un baiser; pretieï- « le et mettez -le sous bonne garde. Et comme il venait, w il marcha devant eux> s’avança aussitôt vers Jésus, en « disant t Salut, Maître, et il le baisa. Mais Jésus lui dit : « Ami, que veux-tu? Judas > tu livres le Fils de l’homme « par un baiser. » La troupe était restée dehors, et les gardes entouraient le jardin. «Mais Jésus, sachant tout « Çe qui devait lui arriver, sortit et leur dit : Qui cher^ « chez -vous? Ils répondirent : Jésus de Nazareth. Et il « dit : C’est moi. Judos qui le trahit était aussi là. Comme « Jésus disait : C’est moi^ ils reculèrent et tombèrent à « terre , » renversés par la puissance invisible de la ma-» jesté divine qui habitait en lui.

a II leur demanda donc une seconde fois : Qui tt cherchez- vous? Ils dirent : Jésus de Nazareth» Et tt il leur dit : Je vous ai déjà dit que c’est moi : si tt c^est moi que vous cherchez , laissez ceux-ci s’en aller. « Ainsi devait s’accomplir ce qu’il avait dit : Je n’ai « perdu aucun de ceux que vous m’avez donnés. Ils s’att vancèrent, mirent la main sur lui et le prirent. Ceux tt qui étaient autour de lui voyant où l’on en voulait venir, « Fun d’eux lui dit : Maître > ne mettrons - nous pas la tt main à l’épée? et s’aimant d’un sabre qü’il avait avec tt lui, il en donna un coup avec le tranchant, frappa le « serviteur dU' grand prêtre^ et lui coupa l’oreille droite.

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