JÉSUS EST UVRÉ PAR JUDAS
« Or ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit : Assez, a n’allez pas plus loin. Et il dit à Simon-^Pierre : Mets ton tf épée en son lieu, car tous ceux qui prennent le glaive « périront par le glaive. » S’il n’était pas historiquement certain que Pierre est mort sur la croix, comme son divin Maître , la légende n’aurait pas manqué de le faire mourir par l’épée, en s’appuyant de ces paroles du Sau^ veur,
« Jésus continua en ces termes : Ne faut^il pas que je
« boive le calice que mon Père me donne, ou crois -tu tt que si je priais mon Père , il ne m’enverrait pas aussitôt a plus de douze légions d’anges? Mais comment alors a serait accomplie l’Écriture, qui a prédit qu’il en doit (( être ainsi? » Si Notre -Seigneur parle ici de douze légions, c’est- à 'dire de soixante douze mille anges, c’est qu’il n’avait choisi parmi les hommes que douze apôtres et soixante-douze disciples; a Puis il toucha l’oreille de (( celui qui avait. été frappé, et le guérit. Mais la troupe, « avec son commandant, et les sei*viteurs des Juifs s’em- (( parèrent de Jésus et le lièrent. En ce moment le U Seigneur dit à la troupe et aux grands prêtres, aux « officiers du temple et aux anciens qui étaient accourus : a Vous êtes venus avec des épées et des lances pour me a prendre comme si j’étais un meurtrier. N’ai-je pas été (t assis tous les jours parmi vous enseignant dans le (( temple? Et vous n’avez pas levé la main contre moi. tt Mais c’est ici votre heure, où la puissance a été donnée (( aux ténèbres : il fallait que les écrits des prophètes fus- « sent accomplis. Ses disciples l’abandonnèrent tous et tt prirent la fuite. »
Cependant « un jeune homme» qui, éveillé peut-être
par le passage de cette troupe, avait sauté hors du lit, jetant à la hâte sur a son corps le vêtement qui le couvrait pendant son sommeil , » et avait suivi la foule , a fut pris a aussi par les soldats. Mais laissant entre leurs mains son (( vêtement, il s’enfuit tout nu, » et paya ainsi sa curiosité. Les anciens se mettaient nus au lit, et se couvraient avec un vêlement de nuit que les Arabes appellent encore aujourd’hui heik. Comme saint Marc est le seul évangéliste qui raconte cette circonstance, plusieurs Pèi'es de l’Église en ont conclu que c’est lui -même dont il est ici question. Marie i en effet, mère de Marc, avait à Jérusalem une maison, où elle demeurait avec son fils, et où les apôtres et les disciples s’assemblèrent après la mort de Jésus. Elle était aussi avec les saintes femmes au Calvaire.