‹ La vie de N.-S. Jésus-ChristChapitre 174 sur 190 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

Première Dérision du Sauveur. 11 est mis en prison.

Cependant le Fils de l’homme fut livré aux soldats juifs pour qu’ils le gardassent. Ceux-ci s’abandonnèrent à tous leurs caprices à son égard, comme fait toujours la populace quand on lui livre un grand homme. « Or les

(( hommes qui gardaient Jésus commencèrent à le tour-

<( ner en dérision ; ils lui crachèrent au visage et le firap- <( pèrent ; puis ils lui voilèrent la face et lui donnèrent tt des coups de poing sur les oreilles. Les autres lui don-

LA VIE DE N. -S. JEôUS-CHIUsT.

« naienl des soufflets ou des coups de verges, et disaient « en riant : Christ, prophétise-nous quel est celui qui fa « frappé. Les serviteurs aussi lui donnaient des coups, et « le frappaient avec des bâtons. Et ils vomirent contre lui beaucoup d’autres malédictions. » Enfin, lorsqu’ils eurent déchargé sur lui toute leur fureur, ils le jetèrent en prison, pendant que le serviteur du conseil se hâtait de convoquer pour le matin toute la synagogue. Les gi-ands prêtres auraient bien voulu le conduire pendant la nuit chez Pilate, afin de pouvoir le faire mourir plus tôt ; mais, d’après la loi romaine, aucun juge ne pouvait porter une sentence avant le lever de l’aurore.

CHAPITRK XLI

Le Christ devant le grand conseil.

« Dès le matin, quand il fit jour, les grands prêtres se

U réunirent avec les docteurs de la loi et les anciens du

« peuple de tout le sanhédrin , et tinrent conseil sur

« Jésus et sur les movens de le faire mourir. » L’assem-

blée qui s’était tenue vers minuit dans la maison de Caïphe n’était composée que du collège des prêtres , c’est-à-dire du conseil des vingt-trois. Mais maintenant le grand conseil des soixante et onze, composé des trois états en Israël, se réunit chez Caïphe, afin de juger le Fils de Dieu, a Un des <( anciens néanmoins, Joseph, d’Arimathie en Judée, tt homme juste et irréprochable, qui attendait aussi le « royaume de Dieu, ne consentait point à leurs délibérau tiens ni à leur conduite. Ils firent donc comparaître Jé-

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