‹ La vie de N.-S. Jésus-ChristChapitre 57 sur 190 · JÉSUS MARCHE SUR LA MER · texte numérisé non relu

JÉSUS MARCHE SUR LA MER

« traignit ses disciples à monter dans une barque et à « passer sur l’autre rive , pendant que lui resterait pour (( congédier le peuple. Et il se retira seul sur la mon- M tagne pour y prier. 11 y était seul encore , loreque le « soir arriva. Les disciples descendirent donc vers la t( mer, montèrent dans une barque et allèrent de Bethrt saïda vers Capharnaûm. Il se faisait déjà tard, et le Sei- « gneur était encore seul et ne les avait pas rejoints. Or « la mer était furieuse, et la barque était violemment « agitée par les flots sur le lac, parce qu’un grand vent « s’était élevé. Et il les voyait faire de grands efforts pour « ramer. Mais \evs la quatrième heure de la nuit, c’est- K à-dire après le premier chant du coq, il vint à eux; et « après qu’ils avaient déjà i*amé l’espace de 25 à 30 stades, « ils virent Jésus marcher sur la mer et approcher de la « barque comme s’il voulait venir à eux. Ils le prirent U pour un fantôme, furent effrayés, et dans leur effroi c( poussèrent un grand cri. Mais lui, leur adressant aussia tôt la parole, leur dit : Prenez courage, c’est moi, ne « craignez point. Alors Simon -Pierre lui dit: Si c’est « vous. Seigneur, ordonnez -moi d’aller à vous sur l’eau. « Viens donc, lui dit Jésus. Pierre descendit alors de la <1 barque, et marcha sur les flots. Mais quand il vit le « vent si violent, il eut peur; et alors, commençant à « enfoncer dans l’eau , U cria, et dit : Seigneur, sauveztt moi. Jésus lui tendit aussitôt la main, le prit et lui dit : U Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? Et pen- « dant qu’ils le prenaient dans leur barque, le vent « s’apaisa, et dans un instant ils abordèrent au rivage qu’ils voulaient atteindre. Ce miracle les plongea dans w l’étonnement et l’admiration; et ceux qui étaient dans

K la barque vinrent à lui ^ tombèrent à ses pieds , et lui a dirent : Vraiment, vous êtes le Fils de Dieu. Et lorsqu’ils « eurent abordé, ils se trouvèrent dans la contrée de Gen- (( nésareth, et c’est là qu’ils descendirent. »

Quel est celui qui marche sur les flots, apaise les vents et les vagues? C’est l’Éternel, c’est le Christ, le Fils du Père céleste. Quiconque met en lui sa confiance ne succombe point aux tempêtes de cette vie, mais il marche d’un pas ferme sur les flots irrités. Ceci a pour nous une vérité idéale; mais dans la vie du Christ l’idée et la réalité marchent toujours ensemble.

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