CD. C?I
5. Cependant le grand prêtre Anne inlerrogea Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.
6. Jésus lui répondit : J'ai parlé publiquement au monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent , et je n'ai rien dit en secret :
7. Pourquoi m'interrogez-vous? Interrogez ceux qui m'ont entendu , ils savent quelle a été ma doctrine.
8. Et dès qu'il eut dit cela, un des satellites qui étaient présents lui donna un soufflet^, disant : C'est ainsi que vous répondez au grand prêtre*?
9. Jésus lui dit : Si j'ai mal parlé, rendez témoignage du mal que j'ai dit; mais si jai bien parlé, pourquoi me frappez vous?
10. Et Anne ordonna que Jésus fût conduit avec ses chaînes au grand prêtre Caïphe.
H. Or, c'était Caïphe qui avait excité les Juifs, en leur disant il est avantageux qu'un homme meure pour le peuple*.
* f 8. Cette brutalité inouïe d'un valet juif, en présence du collège des prêtres» n'est pas la seule dont il soit question à cette époque de barbarie et de bouleversement. Saint Paul aussi éprouva le même traitement, sous le vain prétexte qu'il avait manqué d* égards envers un prêtre indigne.
* y^ 8. Le fait s*cst passé en pn^scnceet sous les yeux d'un pontife; et comme il n'en réprime pas l'auteur, j'en conclus qu'il est devenu le complice, surtout quand cette violence avait pour prétexte de venger sa prétendue dignité outragée !
(M. DuPiN.) ^ f ii. C'est ce môme Caïphe qui, s'il veut rester juge, est évidemment récusa ble i car, dans une précédente réunion, il s'est constitué l'accusateur de Jésus-Ciirist» même avant de l'avoir entendu^ et l'a proclamé digne de mort. (M. Dipin.)
CBt en.
* Ai illi t«n«n(es Jesdm ânxfrnat ad Caipbam priiicipem sacerdolam, obi Scrib» et senior es k el omnes sacerUotea COnv«ncrent
*PriDcipes aotem »aceitlotam et omne conciliiim qna>rebanl ralsiiin le&kiuioiiiuiii cotiirj Je« SDiii , ul eain morli Iraderenl; et nou mvciicnni,
Cùm molli fal'i (estea
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nientia tesliinonia non eraol.
•Novissiinè aulem rc- Deront doo faUi leslca, el diiernnt.
kQuoni.iin nos andi* TÎmos cuiu diccnlfiu :
F.po d'&-o1vani trmpli'aB boc manufaiUmu, el per Iti iiuin aliiid non uunafaclam aeUilicabo.
Et non eral conreaiens teslimoniam illo-
Et exsunrens su m mas •accrues in rci-diuiii , itilcrrrgi'vil Jcmiid, «^i- C«ns : Non rApotKÎrs quiilqndui ad ca t]»x libi objicuulur ib bL>7
nie antem tacrbat, et nihil re>i)ODdit. Riiisùin tainninn satcn'o^ inierrogaLal eum, cl diiil ci :
•A- juro te prr IVum vivnm, al dicos nobis si lo