Et elles se ressouvinrent des paroles de Jésus
18. Et, sortant aussitôt du sépulcre, elles s'enfuirent : car le tremblement et l'effroi s'étaient emparés d'elles*; et elles ne dirent rien à personne ^, la crainte les en empêcha.
' f 18. C'était chez les Juirs une croyance générale que Ton ne pouvait voir ni Dieu ni un ange sans mourir bientôt. Ces saintes Temmcs devaient donc être comme accablées de ce qu'elles venaient de voir et d*cntcndre.
* f \%. Elles ue dirent rien d'abord, ce no rut que plus tard qu'elles allèrent toutes ensemble annoncer aux apôtres ce qu'elles avaient vu.
CB. CXIT*
qM poûlweratDoininat.
Et cil6 cailles, clicile discipalitejas ^ et Pclro»
*qaia rewrrexil, et eccè
Erapeedil tm in Gdi.
eem ; ibi eum videbilis, ^ttcat dixit Tob»; *eecè prscdixi vobis.
* El in gffw non ic- TcncraiU corpiu Domini
JCHk
Et fectDin est, d6m nenle conMernatae estent de isto, eccè doo TÎri ftlcterunl secùs illas in teste ftiIgtntL
Cùm Umerent aalem, et declinarent vallon, in terrain, diseruntad illas:
Qoid quœritis TÏTeolem cam moflnis?
Non estbk, aedsnrrezit. Rccordamini quali.cr localns ea Tobis, eùm adbùc in GalilaeA enet.
Dicens ; Qnia oportei Filium liominis tradi in manas bominom peccatoram, et cracifigi, et die lertiâ resorgere.
Et recordats svnt verboinm ejua,
■Et exieront cU6 de monomento, et bfugeranl : inraserat enim eu Ircmor et pavor ; et ucniini qiiidqnam dîzoruiit : Umebant enim.
3T4 LA YIE DE N. S* JÉSUS-CHRIST. gh. cxit»
4. Et tout à coup un violent tremblement de terre se fit sentir : car un ange du Seigneur descendit du ciel, et, s^ approchant , il roula la pierre et s'assit dessus, — Un grand tremblenaent de terre Tient de sceller la résurrection , la mort voit s^évanouir sa puissance y les ténèbres se sont dissipées , le Seigneur, Maître souverain des vertus célestes , s'est relevé , et l'enfer a tremblé jusque dans ses profondeurs. Un ange du Seigneur descend du ciel , roule la pierre et s'assied dessus ; cet ange est l'emblème de la miséricorde divine : Dieu le Père envoie à son Fils sortant du tombeau une vertu des cieux pour le recevoir, et pour lui donner la faculté d'annoncer par un ange sa résurrection d'entre les morts. Mais les gardiens qui avaient vu tout cela , et les Princes des prêtres qui auraient dû se convertir à la pénitence, et proclamer la résurrection et la divinité de Jésus-Christ , persévèrent dans leur mécLancelé, et ils emploient Targent réservé aux usages du temple à aciieter un mensonge sur la résurrection, comme ils avaient, quelques jours auparavant, acheté d'un traître la vie de Jésus-Christ.
(Saint-Hilairb.)
4-5. Et tout à coup un violent tremblement de terre se fit sentir : car un ange du Seigneur descendit du ciel , et , s'approchant , il roula la pierre et s'assit dessus. Son visage était comme réclair, et son vêtement comme la neige. Frappés de terreur et d'épouvante, les gardes devinrent comme morts. — Mais pourquoi la terre a-t-elle tremblé T Pour étonner ces soldats qui iront avertir les Juifs de ce qu'ils ont vu, et rendront, par leur effroi et par leur déposition , un solennel hommage à la vérité de Tévénement.... Répandus dans la ville, ils y sèment la nouvelle de ce qui vient d'avoir lieu en leur présence. Des pontifes, opiniâtres dans leur haine, leur donnèrent, poursuit l'évangéliste, une somme d'argent considérable, les engageant à publier que les disciples de Jésus étaient venus enlever son corps. Imposture grossière ! entreprise absurde! et dont l'exécution était bien évidemment impraticable de la part de tels hommes , et avec d'aussi insurmontables diriicultcs. Ils avaient eu raison de dire , ces pontifes menteurs , que l'erreur nouvelle serait pire que la première : car leur sacrilège obstination va consommer leurs iniquités passées. Ils ont acheté le sang de Jésus-Christ par de l'argent ; ils voudraient encore acheter par de l'argent la nouvelle imposture qu'ils opposent à la certitude de sa résurrection I (Saint Jean-Chrtsostôhb.)
7. Aussitôt Marie-Madeleine courut dire à Pierre et au disciple que Jésus aimait : Le Seigneur a été enlevé du sépulcre , et nous ne savons où ils l'ont mis. — Cette femme^ en qui le péché avait abondé, mais
G8. cxiv. LA TIE B£ N. S. JÉSUS-CHRIST. 575
dont la grâce ayait fait ensuite une âme de prédilection, un modèle de péniteBce et de sainteté, JHarie- Madeleine n'attend point que le jour paraisse pour courir au tombeau de sonnliTin Maître. Malgré les ténèbres de la nnity elle encourage et dirige les autres saintes femmes; ni le ciel qui s'ouvre sur sa tête, ni Tange qui descend comme un trait de feu y ni la terre qui tremble sous ses pieds^ ne sauraient ralentir son ardeur. Arrivée au sépulcre, et voyant que la pierre qui le fermait a été renversée, elle croit que Ton a enlevé le corps de son Seigneur» Alors, laissant les autres femmes entrer dans ce tombeau vide, elle court annoncer au chef des apôtres ce qu'elle s'imagine être un nouveau surcroit de douleur. Voilà cette femme dont TÉvangile dit, en un autre endroit, qu'elle était la pécheresse de la ville! Ne désespérons donc jamais, quelle qu'ait été notre vie passée, à quelque profondeur que nous nous trouvions dans l'abîme du péché : la pénitence peut nous en retirer et nous purifier; comme aussi, la grâce de Dieu est toujours assez puissante pour changer un vase d'ignominie en un vase d'élection. (B.)
9. Vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié : il tCesl plus iciy il est ressuscité comme il l'avait dit. — Jésus-Christ est ressuscité, et avec lui il a ressuscité tout le genre humain. Il s'est ressuscité en brisant les liens de la mort; et il nous rappelle à la vie en dénouant les liens qui nous attachaient au péché. Adam, prévaricaleur, subit la mort ; Jésus-Christ, innocent, la subit de même. Pourquoi ? afin que le premier Adam, qui avait trouvé la mort dans son péché, fût délivré de la mort par un autre Adam , mort sans avoir péché. Il s'est substitué au débiteur. Vous devez une somme d'argent que vous êtes hors d'état de payer, et vous êtes jeté en prison. Quelqu'un vient qui , sans rien devoir, consent à payer pour vous; et, en se portant votre caution, il vous délivre de la peine. Voilà ce qu'a fait Jésus-Christ en mourant pour les hommes. (Saint Jean-Chrtsostôme.)
9-10. Vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié : il est ressuscité, il n'est plus ici. — Ces paroles sont bien différentes de celles que nous voyons communément gravées sur les tombeaux des hommes. Quelque puissants qu'ils aient été, à quoi se réduisent ces magnifiques éloges qu'on leur donne , et que nous lisons sur ces superbes mausolées que leur érige la vanité humaine? A celte triste inscription, Ci-git ; ce grand, ce conquérant, cet homme tant vanté dans
le monde , est ici couché sous cette pierre , et enseveli dans la poussière , sans que tout son pouvoir et toute sa grandeur l'en puissent tirer. Mais il en est bien autrement à l'égard de Jésus-Christ. A peine
376 LÀ VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIÇT. CH. cxir.
a-t-ii été enfermé dans le sein de la terre, qu'il en sort, dès le troisième jour, ?ictorieux et tout brillant de lumière : en sorte que œs saintes femmes qui le viennent chercher, et qui , ne le trouvant pas , en veulent savoir des nouvelles , n'en apprennent rien atitre chose , sinon qu'il est ressuscité et qu'il n'est plus là. Voilà , selon la prédiction et l'expression d^Isaïe, ce qui rend son tombeau glorieux. Au lieu donc que la gloire des grands du siècle se termine au tombeau, c'est dans le tombeau que commence la gloire de ce Dieu-Homme.
(BOURDALOL'E.)
9-10. Vous cherchez Jésus de Nazareth qui a été crucifié : il est ressuscité y il n'est plus ici. — Quand je vois ces riches tombeaux sous lesquels les grands de la terre semblent vouloir cacher la honte de leur corruption, je ne puis assez m'élonner de l'extrême folie des hommes, qui érigent de si magnifiques trophées à un peu de cendre et à quelques vieux ossements. C'est en vain que l'on enrichit leur cercueil de marbre et de bronze; c'est eu vain que Ton déguise leur nom vérilable par ces litres superbes de monuments et de mausolées. Que nous profite, après tout, cette vaine pompe, si ce n'est que le triomphe de la mort est pHis glorieux, et les marques de notre néant plus illustres? 11 n'en est pas ainsi du sépulcre de mon Sauveur. La mort a eu assez de pouvoir sur son divin corps; elle l'a étendu sur la terre, sans mouvement et sans vie ; mais elle n'a pu le corrompre ; et nous lui pouvons adresser cette parole que Job adressait à la mer : Tu iras jusque-là, mais tu ne passeras pas outre ; cette pierre servira de borne à ta furie ; et à ce tombeau, comme à un rempart invincible , seront enfin rompus tes efforts. C'est pourquoi Notre-Scigneur Jésus, après avoir subi volontairement une mort infâme , veut après cela que son sépulcre soit honorable. Il est situé au milieu d'un jardin , taillé tout nouvellement dans le roc; il faut de plus qu'il soit vierge, et que personne n'y ait encore été enseveli ; il faut, en outre, que le Sauveur y repose doucement, jusqu'à ce que Theure de son réveil soit venue. Mais voilà qu'il s'est éveillé , et que, se levant, il vient réveiller la foi endormie de ses apôtres. Les pieuses femmes étant accourues dès le grand matin, pour chercher le Fils de Dieu dans ce litde mort : a Que cherchez-vous ici ? leur ont dit les anges, vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié : il n'y est plus , il s'est levé et il est ressuscité. Voyez le lieu où on l'avait mis; mais ne cherchez point parmi les morts celui qui est vivant. » (Bossuet.)
9-10. Vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié: il est
CD. ex 17. LÀ YIE DE N. 8. JÉSUS-CHRIST. 377
ressuscité^ il n'est plus ici. — Une première conséquence de la résurrection de Jésus-Christ, c'est qu'il est véritablement l'envoyé de Dieu, Jésus paraît au milieu de la Judée; il se dit l'envoyé du ciel pour former à Dieu des adorateurs en esprit et en vérité; il ne dispute pas, il décide; il ne parle pas en philosophe qui disserte, mais en maître ; la sagesse est sur ses lèvres, comme l'innocence est dans ses actions; sublime dans sa simplicité, il enseigne sans faste, sans efforts, comme ayant autorité : le peuple est ravi de Tentendre, et dit que jamais homme n'a parlé comme lui. Sans doute, la sainteté de sa vie, la beauté de sa doctrine, annoncent en lui je ne sais quoi de céleste que la terre n'a pas encore vu, et décèlent un personnage qui, plus que tout autre, a le droit d'instruire et d'éclairer les hommes sur la religion. Mais il fallait surtout, pour les esprits vulgaires, des preuves de sa mission : lui-même, il renvoie souvent à ses miracles. S'il passe sur la terre en faisant le bien, c'est qu'il y passe en opérant des prodiges qui presque toujours tournent au soulagement des malheureux, à la consolation des affligés, à la conversion des pécheurs. Il annonce solennellement qu'il ressuscitera le troisième jour , et il indique ce miracle comme la marque la plus éclatante de sa divine autorité : dès lors , s'il est ressuscité, il est ce qu'il se disait être pendant sa vie. Ce n'est pas seulement un philosophe plus sage et plus éclairé que les autres : c'est un dépositaire des secrets de Dieu, qui est venu les révéler aux hommes, pour les instruire de toute vérité nécessaire à leur bonheur. — Une seconde conséquence qui découle de la première, c'est que Jésus-Christ doit être écouté dans tous ses enseignements, comme la vérité même. Le philosophe le plus savant se trompe quelquefois : borné dans ses pensées, égaré par le préjugé, entraîné par la passion, il se laisse séduire au mensonge, et il séduit à son tour. La vertu même la plus pure ne met pas a l'abri de toute illusion : avec l'âme la plus droite, on peut bien être innocent , on n'est pas pour cela infaillible. Hais dans Jésus-Christ, il faut voir constamment l'interprète des volontés de Dieu : ce n'est pas en son nom , c'est au nom de Dieu qu'il parle; et Dieu l'autorise par des miracles, et principalement par celui de sa résurrection. Voilà le sceau de son ambassade céleste auprès des hommes; et s'il nous trompait, ce serait Dieu qui nous tromperait luimême. (Frayssinous.)
10. // est ressuscité comme il Vavait dit. — C'est avec la plus grande simplicité que les évangélistes publient l'événement le plus grand qui
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fut jamais. Des contradictions apparentes, dans quelques détails accès* soires, attestent que leurs récits ne furent point concertés; et lors même que ces contradictions ne sauraient être expliquées y elles contriburaient par cela même a prouver le fait principal d^autant plus clairement. Car il n'est certainement jamais arrivé que, je ne dirai point quatre personnes, mais seulement deux, aient raconté sommairement un événement fécond en circonstances accessoires, sans avoir été en désaccord entre elles sur ces accessoires. Les inégalités de cette nature ne sont jamais, sous aucun rapport, le résultat du défaut de vérité dans le récit, ni celui de Tignorance ou de l'oubli, bien qu'il puisse en résulter des contradictions apparentes. Ces inégalités proviennent souvent de ce que Tun met en évidence certains faits qu'un autre effleure seulement ou passe sous silence, et qu'aucun ne rapporte ceux qui auraient pu coordonner les divers récits entre eux.
(Stouiebg.)
IL Allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il est ressuscité. — Doiton s'étonner si l'ange désigne Pierre par son nom, s'il le distingue particulièrement? Non, sans doute; car si Pierre n'était appelé d'une manière particulière, oserait-il se présenter, lui qui a nié trois fois son Maître? 11 n'oserait pas se mettre au nombre des disciples, et c'est pour qu'il ne désespère pas de sa faute que l'Ange le nomme par son nom. Hais ce qui doit vous étonner surtout , c'est que Dieu dans sa toutepuissance ait permis que celui qu'il destinait à gouverner son Église, se soit laissé terrifier par la voix d'une servante, jusqu'à nier son Dieu. La Providence voulut inspirer par là au chef futur de l'Église l'indulgence et le pardon pour ceux de ses enfants qui s'éloigneraient parfois du bon chemin. Elle voulut qu'il eût sans cesse devant les yeux ses propres infirmités, pour qu'il ne fût pas trop sévère, pour qu'il usât de miséricorde envers les autres. // vous précède en GaliléCy ajoufe l'Ange, et là vous le verrez comme il vous V<% dit et comme je vous /'«??nonce moi-même. — La Galilée doit se prendre ici pour une terre d'émigration ; car notre Rédempteur est passé de la mort à la vie, des supplices à la gloire, de la corruption à la pureté. De même qu'en Galilée il apparaît à ses disciples dans toute sa splendeur, de même aussi nous le Terrons dans toute la gloire de sa résurrection, si nous chassons les Tices de notre cœur pour ne l'orner que de vertus. Celui qu'on vous annonce dans le tombeau, vous le verrez dans sa résurrection. Celui qui mortifie sa chair, nous le verrons dans la résurrection de son esprit. U y a deux vies, la vie mortelle et la vie immortelle; la vie de
CH. cxiY. LA TI£ DE N. S. JÉSUS-CHRIST. zn
corruption et la vie de pureté ; la vie de mort et la vie de résurrection. Les hommes n'en connaîssaientqu'une, c'était la vie de mort, et Jésus- Gbrist leur fR voir la vie de résurrection. (Saint Grégoire, pape.)
11. // vous précède en Galilée. — Dans la résurrection, nous ne devons pas voir un retour, mais un passage, une émigration; la Galilée où nous devons voir le Rédempteur et la terre d'émigration. Lorsque la passion fut consommée, si Jésus-Christ avait repris notre condition mortelle, les chagrins et les vicissitudes de la vie présente, je dirais qu'il est revenu et non qu'il a émigré. Or, maintenant qu'il est passé dans celte vie nouvelle, il nous invite à le suivre, il nous appelle en Galilée. Il est mort à la chair et il vit en Dieu. Nous aussi, ne mourons-nous pas au péché? me direz-vous; ne mourons-nous pas à la chair? ne nous livrons-nous pas tous les jours à la componction et à la prière? ne pleurons-nous pas sur nos fautes, et ne nous sommes-nous pas purifiés par un baptême de larmes, par la pénitence, par la confession ? Et si nous sommes morts au péché, pourquoi vivons-nous encore en lui? si nous avons lavé nos fautes, pourquoi en commettons-nous de nouvelles? Car dans un instant peut-être nous serons pris de colère, de curiosité, de vanité. C'est que vos changements ne sont pas un passage, vous n'émigrez pas dans une terre nouvelle; votre résurrection n'est qu'un retour aux mêmes lieux. Ce n'est pas là le chemin de salut que nous montre Jésus-Christ. Après la pénitence, il ne faut pas chercher de nouveau les consolations de la chair, confiez-vous entièrement à Dieu et mettez toute votre joie dans l'Esprit-Saint. (Saint B£rnard.)
14. Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? — Il faut chercher les choses où elles sont. Celui que vous cherchez n'est pas ici; il n'est point parmi les morts , mais parmi les vivants. C'est dans le palais de la vie , resplendissant de triomphe et de gloire, que vous devez le chercher, et non dans la demeure des morts. Allez, et vous le trouverez dans la vie immortelle. Laissez tous ces parfums qui ne servent qu'à la sépulture des morts. Prenez plutôt des branches de palmiers pour célébrer son triomphe. Ne cherchez point dans le tom* beau celui qui a triomphé de la mort, et ne venez pas oindre de vos parfums celui qui est plus pur , plus incorruptible que les étoiles qui brillent aux cieux. Tout en lui respire un parfum d'immortalité. Voyez-» vous celte énorme pierre? elle ne défend plus l'entrée du sépulcre. Naguère inconnue aux hommes, elle est maintenant le trône des Anges. Ce sépulcre est maintenant glorieux, d'infime qu'il était, car
ses
en. cxv.
enim scie*
Nondùm bânk Scriplarara , qoia oporlcbaleam h morlois
Abiernnt ergb ilerùm diicipali ad scmelipiot.
Mârîa aotem «tabat ad monumcntum foris, plorans. Dùm erg6 flerel»
inclinatit se, et proaptùl in moniimeiium ;
Et TÎdtt duos Angeles in albis, scdcntes, anain ad capot, et unum ad pcdes, uLl positum fae« rat corpo« Jeio.
Dicnnl ei ilH : Mulier, qnid plorai ? Dicit eis :
Quia tolérant Dominom mcnm, et nescio obi potoeiantemn.
Bapc c6in diiisset, eon- Tersa est retrorsùm, et TidilJesoin stiinleni ; et non sctebal qoia Jesoa «t.
Didt ei Jetoa : Molier, qoid ploras? qoem qoori5? Illa e&islimans qoia borlulanosesset, dtcît ei :
Domine , si ta sostolisti eoir , dicilo mihi obi poftoisti eam; et ego corn toUam*
Uk TIE DE N. S. JliSUS-CHMST.
7. Car ils ne savaient pas encore* qu'il fallait, d'après rÈcriture, qu'il ressuscitât d'entre les morts *.
8. Et les disciples s'en retournèrent chez eux , s'étonnant en eux-mêmes de ce qui était arrivé.
9. Or Madeleine étant revenue, se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait; et en pleurant elle se se pencha, et regarda dans le sépulcre*;
iO. Et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête, l'autre aux pieds, à l'endroit où l'on avait posé le corps de Jésus.
H. Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleurez-vous? Elle leur dit : Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l'ont mis.
12. Ayant dit cela, elle se retourna, et vit Jésus debout; et elle ne savait pas que c'était lui.
13. Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleurez-vous? Pensant que c'était le jardinier, elle lui dit : Seigneur, si c'est vous qui l'avez enlevé , dites-moi où vous l'avez mis, et je l'emporterai.
* "l^ 7. Le Sauveur le leur avait pourtant annoncé bien des fois; mais, pleins da ridée d'un royaume temporel, iis avaient toujours compris le mot résurrection dans le sens d'élévation en gloire et en aulorilé.
]^ 9. Le tombeau de Notre-Scigneur était une pièce presque carrée, taillée dans le roc. Une moitié de celte pièce servait en quelque sorte de vestibule; Tautre moitié où se trouvait la pierre sur laquelle reposa le corps du Sauveur était plus profonde. Marie-Madeleine, qui se trouvait dans la première partie, devait se baisser pour voir dans la seconde.
5S0 LA YIE DE N. S. JÉSUS^IHRIST. co. cxiv.
c'est )e sépulcre du Roi des Anges , du Maître souverain de Tunivers. Les Anges sont là pour témoigner de sa résurrection , non-seulement par leur parole, mais par Téclat de leurs vêtements; leur visage est comme réclair et leurs vêtements comme la neige. Ce ne sont plus des soldats romains qui gardent le sépulcre. Dieu envoie ses Anges du plus haut des cieux. L'aspect éblouissant des envoyés célestes a comme foudroyé les soldats romains, car ils se sont jetés la face contre terre; et les Anges brisant les sceaux , roulant la pierre » ont ouvert le sépulcre. (Barbadius.)
ÉLÉVATION
(Test en vain, Seigneur, que la haine implacable des Juifs vous poursuit jusque dans votre tombeau : ni le sceau, ni lapierre,ni les soldats, rien ne peut vous retenir. Vous vous échappez en dépit de toutes les précautions, et le seul efiTet qu'elles ont produi t est de prouver que vous avez été réellement enseveli et déposé dans un tombeau, que vous n'avez pu en être enlevé, puisque le tonbeau était gardé par une troupe nombreuse, et que vous n'en êtes sorti que par un miracle de votre toute-puissance. Pendant que les gardes fuient épouvantés à la vue des merveilles qui accompagnent votre résurrection glorieuse, de saintes femmes, qu'un pieux devoir avait tenues éveillées une partie (lelanuit, s'acheminent de grand matin vers le sépulcre qu'elles avaient vu fermerparune grande pierre. Quel ne futpasleurétonnement! Cette pierre était renversée et le sépulcre, vide, était gardé par les anges du Seigneur. L'un d'eux leur dit : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Il n'est point ici. » Ces paroles seront pour nous un enseignement salutaire, bon Sauveur; nous ne vous chercherons pas dans le tumulte et les fêtes du monde , vous n'êtes pas là : car Fagitation n'est pas la vie. Nous vous chercherons dans les croix ; nous nous attacherons à vous qui nous avez aimés le premier, qui êtes toujours avec nous pour nous servir de guide, de sentier, et qui, lorsque tout nous manque ici-bas, nous appelez dans le séjour de votre gloire et de vos triomphes pour nous dédommager de nos souffrances, et couronner nos faibles vertus.