Comprenant cela et le pratiquant ^ vous serez heureux
21 . Ceci, je ne le dis pas de vous tous; je sais ceux que j'ai choisis, mais il faut que s'accomplisse cette parole de l'Écriture : Celui qui vit avec moi de mon pain, lèvera le pied contre moi '.
> ]^ 20. Me pa»iéparer ces deux choses. Il n*est pas difficile de savoir en quoi consiste iayertu; l'important est de la pratiquer. (Saint Cyrille.)
* t il. Déjà JéSQS-Christ, dans une attire oiroonstanoe, avait dit à ses apôtres: Ne ipoas ai -je pas clioisis tons les douze? cependant parmi foas est un démon. En ce momeni il prédit encore la trahison de Judas.
16S LA VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. CH. xcri.
Amodè dîco Tobîs, 22. Je VOUS le dis à présent, avant que
priasqoàm fiât, nt com ^ , ^
lictum fuerii. credaiîs qq\^ arfive, afin qu'appès la chose arrivée,
Qoift effo VISU. ' ^ '■
VOUS croyiez à ce que je suis.
qoift ego tam.
2. J'ai désiré ardemment de manger cette Pâque ajoec vous avant de souffrir. — Celte Pâque va être suivie de Tinstitulion de rEucharistie, et celte instilution^ et ce grand désir qu'il nous témoigne en ce lieu^ de faire avec nous cette Pâque, avant que de souffrir, fait partie de Ta-, mour immense dont Jésus-Cbrist qui avait toujours aimé les siens les aima^ comme dit saint Jean, jusqu'à la fin. Pour donc entrer dans son dessein et dans des dispositions convenables aux siennes, souvenonsnous que la Pâque, la sainte victime d'où devait sortir le sang de la délivrance, devait comme beaucoup d'autres \iclimes de l'ancienne alliance, non-seulement être immolée, mais encore mangée; et que Jésus-Christ voulut se donner ce caractère de victime, en nous donnant à manger à perpétuité ce même corps, qui devait être une seule fois offert pour nous à la mort. Et c'est pourquoi il disait: J'ai désiré avec ardeur de manger avec vous cette Pâque avant que de mourir. Ce n'était pas la Pâque légale qui allait finir, que Jésus-Christ désirait avec tant d'ardeur de manger avec ses disciples. Il l'avait souvent célébrée et mangée avec eux. Une autre Pâque faisait ici l'objet de son désir, et c'est pourquoi quand il dit: J'ai désiré avec ardeur de mimger avec vous cette Pâque, la Pâque de la nouvelle alliance; c'est de même que s'il disait : J'ai désiré d'être moi-même voire Pâque, d'être l'Agneau immolé pour vous, la victime de votre délivrance et par la même raison que j'ai désiré d'être une victime véritablement immolée, j'ai désiré aussi d'être une victime véritablement mangée, ce qu'il accomplit par ces paroles: Prenez, mangez, ceci est mon corps donné pour vous; c'est la Pâque d'où doit sortir le sang de votre délivrance. Vous sortirez de l'Egypte et vous serez libres aussitôt après que ce sang aura été versé pour vous, il ne vous restera qu'à manger, à l'exemple de l'ancien peuple, la victime d'où il est sorti. C'est ce que vous accomplirez dans TEucharislie que je vous laisse en mourant pour être éternellement célébrée après ma mort. Manger les chairs de l'Agneau pascal^ était aux Israélites un gage sacré qu'il avait été immolé pour eux. La manducalion de la victime était une manière d'y participer, et c'était en cette sorte qu'on participait aux sacrifices pacifiques ou d'action de
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grâce, comme il est marqué dans la loi. Saint Paul dit aussi que les Israélites qui mangeaient la victime^ par-là étaient rendus parlicipants de Tautel et du sacrifice, et s'unissaient même à Dieu à qui il était offert; de même que ceux qui mangeaient les victimes offertes aux démons, entraient en société avec eux. Si donc Jésus est notre victime, sMl est notre Pâque, il doit avoir ces deux caractères , Tun d'être immolé pour nous à la croix, Tautre d'être mangé à la sainte table comme la victime de notre salut. Et c'est ce qu'il désirait avec tant d'ardeur d'accomplir avec ses disciples. L'un et l'autre caractère devaient être également réalisés en sa personne, comme il devait être immolé en son propre corps et sa propre substance, il fallait qu'il fut mangé de même : Prenez, mangez, ceci est mon corps livré pour vous, aussi véritablement mangé, qu'il est véritablement livré ; aussi présenta la table où on le mnnge, qu'à la croix où on le livre à la mort, où il s'offre épuisé de sang pour Famour de nous. (Bossiet.)
6. El lorsque Von fut au souper^ sachant que toutes choàes lui avaient été remises par son Père, qu'il était sorti de Dieu et qu'il retournait à Dieu; Jésus se lève de table et dépose ses vêlements, et ayant pris un linge, il le mit autour de lui. — Voilà notre lecture d'aujourd'hui, Qu'elle est belle ! qu'elle est ravissante 1 Mon Sauveur, vous me remplissez de consolation par la lecture de votre Évangile ! En quelque endroit que je l'ouvre, j'y trouve partout des consolations et des paroles de vie éternelle; mais je ne sais si j'y ai lu rien de plus touchant que cet endroit. Mon Sauveur, augmentez ma joie dans cette sainte leclure, afin que la chaste délectation dont elle me remplit m'ôte tout le goût des joies du monde. Mais pour cela il faut peser toutes les paroles. Après le souper. Saint Jean va parler d'un autre souper où il était couché sur le sein de Jésus, où Jésus donna à Judas le morceau trempé. Voilà donc un autre souper. 11 y en eut deux, dont le dernier se fit après le lavement des pieds. Et ce fut celui où il institua l'Eucharistie, souper de cérémonie, qui peut-être fut précédé du souper de l'Agneau pascal. Je n'entre pas dans ces questions, je ne cherche qu'à m'édifier, et il me suffit d'entendre que le festin où l'Eucharistie fut instituée, fut un festin particulier, qui fut tout plein de mystère, comme nous le verrons bientôt. Que le premier donc soit celui où l'on satisfit au besoin. Voilà Jésus qui se lève et qui sort de table. Et pour préparer ses disciples au mystérieux festin qu'il allait leur faire, il leur lave les pieds. (BossuET.)
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6. Jésus sachant que son Père lui avait tout remis entre les mains; qu'il était sorti de Dieu et qu'il retournait à Dieu. — Saint Jean est ici tout occupé (ks grandeurs et de la puissance de Jésus; et il nous veut remplir de cette idée^ a&n que la peinture qu'il nous va faire de son humilité et de son amour^ soit plus vive. Arrêtons-nous donc encore un coup et goûtons celte première parole : Son Père lui a tout remis entre les mains, selon ce qu'il a dit lui-même: Tout a été mis entre mes mains par mon Père. Et ailleurs : La toute-puissance m'est donnée dans le ciel et dans la terre. Et quoique cette puissance lui appartint naturellement, parce que dès le commencement il était Dieu toujours résident en Dieu, et inséparable de lui, et quMl était ce verbe Dieu, par qui Dieu a tout tiré du néant, le Père par ce moyen ne pouvant avoir aucune créature qui ne soit la créature du Fils et ne lui doive le même hommage conformément à cette parole : Tout ce qui est à moi est à vous et tout ce qui est à vous est à moi. Néanmoins cette puissance lui venait de son père, qui la lui ayant déjà donnée par son éternelle naissance, la lai donnait au temps de sa passion qu'il devait tout acquérir et avoir à titre d'achat et d'acquisition, ce qu'il avait déjà naturellement et par le droit de sa naissance. Et celui à qui tout est donné d'une manière si excellente, e'est celui qui nous va laver les pieds. Voilà où saint Jean en veut venir. Humilions-nous donc de notrt côté, ô Jésus! je me soumets à votre empire, à celui que vous avez sur moi comme Créateur, à celui que vous avez comme Rédempteur; TOUS êtes mon souverain Seigneur, ofion doux et unique mattre, vous êtes le Fils de Dieu, vous êtes le roi Israël. Quelle obéissance ne vous dois-je pas, étant tout à vous à tant de titres, et par des titres de cette nature, si authentiques, si immuables, si aimables, si divins?
(BOSSIVET.)
7. Jésus se lève de table, dépose ses vêtements, et ayant pris un linge il le mit autour de lui. — Se ceindre, en général, était la posture de relui qui allait servir; mais se ceindre d^un linge, est l'habit d'un service encore plus vil, qui est celui de laver les pieds. Et remarquez que Jésus fait tout lui-même: lui-même il pose ses habits; il se met lui* même ce linge; il verse de l'eau lui-même dans le bassin: de ces mêmes mains qui sont les dispensatrices de toutes les grâces; de ces mains qui sont les mains d'un Dieu, qui a tout fait par sa puissance; de ces mains dont la seule imposition, le seul attouchement guérissait les malades et ressuscitait les morts; de ces mêmes mains, il versa de Teau dans un bassin, il lava et essuya les pieds de ses disciples. Ce
CB. xcvi. LA VIE I>£ N. S. Jj;:SUS CïiaiST, i7i
Q^t pas ici une ccrétiionie : c'est ur service effecUr qu'il leur rend à tous> et le service le plus vil^ puîsqiiil faut se mettre à leurs pieds pour le leur rendre; il faut laver tes souillures et la poussière qui s\'\massait autour des pîeds en marchrant nu-pieds, comme on faisait en ces pays-là. Voilà ce que fait Jésus, sachant tout oe qu'il était dèsTcieroité et dans la temps, «t ce qu'il allait devenir par sa résurrection, et ?on asceiisie» triomphante. Pénétre«-moi, 6 Jésus, de votre grandeur naturelle, et de yos abaissements volontaires: afin que du moins dans Bia petitesse naturelle, je n'aie pas de difficulté à me tenir bas, et & servir mes frères. (Bossu£t.)
8. Enmiie il versa de Veau dans un bassin, et se mit en devoir de laver les pieds de ses disciples, et de les essuyer avec le linge qu'il avait autour de lui. *- Le repas figuratif était achevé; mais un festin bien plus élevé avait commencé et devait continuer jusqu'à la fin du monde. Le lavement des pieds eut donc lieu entre la communion sous les espèces àa pain et la consécralion du calice. De plus on sela#it les mains trois fois pendant le festin pascal. Le bassin qui servait à laveries pieds de* vait contenir, d'après la prescription du grand conseil, de deux à dix lags d'eau. Un lag équivaut à peu près à six coques d'œafs pleines d'eau. C'étaient les serviteurs et les esclaTes qui lavaient les pieds chez les Juîfc', comme chez les Grecs et les Romains. Le Christ en lavant ainsi les pieds de ses disciples, s'abaissait donc jusqu'à la condition d'esclave. Ce n'était pas sans raison que les Juifs disaient que, de temps immémorial. Dieu s'était montré envers eux comme leur serviteur» qu'il les avait revêtus comme Adam, le premier homme, qu'il les a^ait baignés» ointe, conduits à travers le désert, em portant la lumière devant eux. (^ S»p.}
9. Pierre tat dît: V<êUSj Seigneur , me iaver les pieds t — Le caractère de Pierre était la ferveur. Elle n'était pas encore bien réglée; mais elle était extrême; et quoique Jésus lui dit : Yoos ne savez pas encore ce que je veux faire, mais vous le saurez dans la suite , Pierre a'obstine, pour ainsi parler, et contraint Jésus de lui dire : « Si je ne vous lave , vous n'aurez point de part avec mci. a En même temps, mec la même fervenr qm lui faisait dire : « iaraais vous ne me laverez les pieds,» il s'écrie : c Alors, Seigneur, non-seulement les pîeds^ nais encore les mains et la lète. » Il ne «avait pas encore ce que c'était ffétte lavé par lésus-Ohrist; et néanmoins, possédé du désir d'être avec «m maître, et d'avdr part avec lui , i l'abandon il s'écrie : « A
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quelque prix que ce soit, je veux êlre avec vous ; faites ce que vous voudrez, non-seulement de mes pieds, mais encore de mes mains et de ma tète. Vous serez écouté, Pierre ; vos pieds et vos mains seront lavés; vous serez crucifié comme votre naître; votre tête aura son partage dans votre crucifiement, vous serez crucifié la tête en bas: c'est ainsi que votre maître vous lavera; voilà le bain qu'il vous prépare. Vous ne le savez pas encore; on vous le fera savoir en son temps. Imitons saint Pierre; abandonnons-nous à notre Sauveur. Nous ne savons pas encore ce qu'il veut faire de nous : notre faiblesse ne le pourrait pas souffrir; mais, quoi que ce soit, disons-lui à notre tour : Seigneur, je vous livre tout, pieds et mains , tout ce que je suis, la tête même et l'âme dont elle est le siège. (Bosscet.)
13. Celui qui a été lavé n'a plus besoin que de laver ses pieds. — En Orient, dans les pays chauds, Tusage du bain était fort fréquent; et après qu^on s^élait lavé le matin et pendant le jour, il ne restait plus sur le soir que de%e laver les pieds pour se nettoyer des ordures qu'on amassait en allant et venant. Jésus-Christ se sert de cette simiUtude pour faire entendre à ses fidèles qu'après s'être lavé des grands péchés» il reste encore le soin de se purger de ceux que l'on contracte dans Fusage de la vie humaine, lesquels, bien que plus petits en comparaison des autres, ne laissent pas en eux-mêmes d'être toujours grands. Il nous apprend donc; par cette parole, qu'il ne nous est pas permis de négliger ces moindres péchés; et c'est ce qu'il a voulu nous signifier par le lavement des pieds. Et afin de pénétrer tout le mystère, le soin qu'il prend de laver les pieds à ses apôtres au moment où il allait instituer le sacrement de l'Eucharistie et les y faire participer, nous apprend avec quel soin nous devons nous préparer et quelle pureté nous devons apporter à la réception de ce grand sacrement. Lavez-vous donc, chrétien, lavez-vous de vos péchés, jusqu'aux plus petits, lorsque vous devez vous approcher de la sainte table. Lavez vos pieds avec soin, renouvelez-vous tout à fait, de peur qu'il ne vous arrive de manger indignement le corps du Sauveur. (Bossubt.)
17. Si donc Je vous ai lavé les pieds^ moi, le maître et le Seigneur, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. — Le Sauveur nous enseigne à rendre à nos frères le service que nous pouvons, même corporel, même sans y être obligé. Celui de laver les pieds était alors en grand usage, comme il parait par ces paroles de saint Paul, où il compte parmi les conditions de la veuve qu'on devaitchoisir
CH. icvi. LA VIE DE N. S. JÉSUS CHRIST. 173
jour servir les pauvres, qu'elle ait été hospitalière, qu^elle ait lavé les pieds des saints. Choisissons à cet exemple quelque service de cette nature qui revienne à celui-là selbn nos mœurs. Par exemple, allons servir les malades dans un hôpital, ou plulôt encore quelque malade qui soit sans secours et qui ait besoin d'un tel service; et toutes les (ois que nous le rendrons à quelqu'un, rendons-le, comme Jésus-Christ, le plus sérieux, le plus effectif et par conséquent le plus humble qu'il se pourra. Que ceux qui rendent quelquefois aux pauvres de tels services par cérémonie, comme les princes, les prélats, les supérieurs des communautés, entrent dans l'esprit de celte cérémonie, qu'ils entrent dans une profonde et sincère humilité, qu'ils considèrent que, dans le fond, notre nature est servile, que nous sommes nés serfs par le péché, et que la différence des conditions ne peut pas effacer ce titre. Ne ser-: Yons pas seulement nos frères avec humilité, comme a fait le Sauveur, mais servons-les avec amour en nous souvenant de cette parole : Jésus ayant toujours aimé les siens, il les aima jusqu'à la un. Ce ne fut donc pas seulement pour pratiquer Thumilité et nous en donner l'exemple qu'il lava les pieds à ses disciples, mais ce fut par un tendre ainouFi par le plaisir qu'il avait à leur montrer combien il les estimait, pour relever la dignité de la nature humaine tombée dans la servitude. Servons donc nos frères dans le même esprit , par estime, par ten« dresse et pour honorer Jésus-Christ en eux. Dans un sens moral, mais très-véritable et très-solide, nous nous lavons les pieds les uns aux autres, lorsque nous prenons soin de nous avertir mutuellement de nos fautes , loujours prêts à les excuser, ne souffrant pas qu'on deshonore notre prochain dans les moindres choses, et le purgeant par ce moyen jusque des plus petits défauts. Et cela non-seulement par humilité, de peur qu'en jugeant les autres, nous nous attirions à nousmêmes un sévère jugement pour nos défauts, mais par une sincère et véritable tendresse pour tous les chrétiens qui sont nos frères et pour tous les hommes qui sont notre chair. Jésus-Christ, après avoir dit: Faites comme je vous ai fait, et avoir montré aux hommes le service qu'ils doivent rendre à leurs semblables, afin de leur faire entendre à combien plus forte raison ils doivent servir ses ministres, il ajoute: Celui qui reçoit ceux que j'envoie, me reçoit moi-même, et celui qui me reçoit reçoit celui qui m'a envoyé. Ce bel enchaînement, de remonter des ministres de Jésus-Christ à lui-même, et de lui-même jusqu'à Dieu son père. Accoutumons-nous à regarder Jésus-Christ dans nos pasteurs , et dans Jésus-Christ toute la majesté de son Père. En louant ces discours à ses apôtres^ Jésus-Christ y insère toujours quelqeu
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chose du traître Judas, pour les confirmer non-seulement dans la foi, en leur faisant sentir qu'il savait tout, mais encore dans les sentiments de bonté et d'humilité, puisque connaissant, comme il dit, ceux qu'il avait choisis et sachant les vains desseins de ce traître , il n'avait pas laissé de lui laver les pieds, et non-seulement cela , mais encore de le faire mettre à sa table , de lui servir à manger comme aux autres, et ce qui est au-dessus de tout, de lui donner comme aux autres son corps et son sang. (Bosscet.)
ÉLÉVATION
Ne serons-nous donc jamais véritablement touchés de votre amour, bon Sauveur! II éclate à chaque page de votre saint Évangile et, à la veille de souffrir et de donner votre vie pour les hommes, vous leur en laissez la preuve la plus éclatante. « J'ai désiré ardemment de manger cette pâque avec vous avant de souffrir, » dites-vous : c'està-dire, je veux mettre le comble à ma tendresse infinie en restant à jamais au milieu de vous pour être votre force, voire consolation, votre lumière pendant les jours du pèlerinage. Et celle étonnante parole a reçu et reçoit tous les jours son entier accomplissement. Seigneur, ne nous laissez pas oublier que pour profiler de celte source abondante de trésors célestes, il faut que nos âmes soient véritablement l'image du Dit'u qui nous a créés et qui se donne à nous 5 qu'il faut que nos cœurs soient humbles, purs, dépouillés de toute vainc enflure de Torgueil. Malheur à nous, si nous pensons, si nous disons, si nous faisons quelque chose qui s'éloigne d'un si beau modèle ! Vous êtes, avez-vous dit, la voie, la vérité et la ^ie; lépélons-nousdoncsa .s cesse que si nous n'allons pas au festin que vous nuus avez préparé, ou si nous nous en approchons avec un cojur qui n'ait aucune resseniblance avec le voire, nous sommes |)rivcs de la lumière et de la vie, et nous demeurons dans les ténèbres et dans la mort. Qu'il n'en Boit pas ainsi. Seigneur!