Il leur répondit .-Que vous a ordonné Moïse
3. Ils dirent : Moïse a permis d'écrire un acte de répudiation et de la renvoyer.
4. Jésus leur dit : N'avez-vous pas lu que Celui qui fit l'homme, au commencement, les fît maie et femelle, et qu'il dit^ :
5. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à son épouse, et ils seront deux dans une même chair.
6. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l'homme donc ne sépare point ce que Dieu a uni.
'fi. Pour obtenir de lui une parole qu*ils pussent incriminer, ou devant le peuple, ou devaut le sanhédrin.
' f 4. Par la bouche du premier homme. Adam a prononcé ces paroles prophé* tiques; mais c*est Dieu qui les lui a inspirées, et qui en est la source véritable. Durant le sommeil extatique où il fut plongé au moment où la femme allait être formée, Adnm, nous disent les docteurs, apprit do Dieu même ce que devait être pour lui la compagne qui allait lui être donnée; il ne fait donc , à son réveil, que répéter les |>droles de Dieu.
Dicunl un : Qnid crg6 MoTsesmtrdaTit dare libellam rcf t:d£, et dimittere?
CH. LXXIll
Ait inft : QQoniam Moyse* ad doritiaa cor^ disTettri parmiait vobia dlmiltere nxorea vastraa :
ab initio aotem ^ omnia creatnrae, 'non faillie
Dîeo antem vobb , ifan qaiBnaïqaa dimi* •erit axorcm snam , niai ob fornicâtionem , et alîam diuerit, mœcbclar : et qai dimîiaam duxerit, moechatw.
Dicviit e{ diacip«li ejua : Si iUi eal canaa bominboom azort, oon ezpedit naben.
Qui diiit fliia ! Ifon omnes capiant Terbam iatod, aed qoibiu daiom
8ml enlm eonvehl, qui de malria otero aio nali «mt : et aant e«- Dochi, qai facli aaot ab honrâdboi i et asat •»• niicbi qoi ae ipaoa caatrarerant propter re»
gnnm ecelorom. Qai po* ttst capen, caplat.
7. Ils lui dirent ; Pourquoi donc Moïse a-t-il écrit dans les commandments de donner à la femme un acte de répudiation et de la renvoyer?
8. Il leur répondit : C'est à cause de la dureté de votre cœur* que Moïse vous a permis de renvoyer vos femmes ; mais au commencement il n'en fut pas ainsi.
9. Et moi , je vous dis que quiconque renvoie sa femme, si ce n'est pour adultère*, et en épouse une autre, est adultère; et celui qui épouse la femme renvoyée, commet un adultère'.
1 0. Ses disciples lui dirent : Si telle est la condition de l'homme qui a pris femme , il n'est pas avantageux de se marier.
4 i . Jésus leur dit : Tous ne comprennent pas cette parole, mais seulement ceux à qui il a été donné de la comprendre.
42. Car il est des eunuques, qui le sont de naissance; d'autres que les hommes ont rendus tels; et d'autres qui se sont imposé la même privation, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre, comprenne*.
* f 8. Sachant qae voas iriez Jasqu'à porter sur vos épouses des mains homicides^ et qae la condition de la femme parmi vous, avec le mariage indissoluble, ne serait plus qu'un long martyre.
' 1 9. C'est-à-direi ce qui ne peut se faire que dans le cas d'adultère, ou de dé» loyauté grave dans racoemplissement du devoir conjugal»
' ^ 9. Le lien du mariage ne peut être rompu que par la mort. Il subsiste en son entier jusque dans le fait d'une séparation mutuelle; aucune loi sur la terre ne peut dono, même alers, autoriser une nouvelle union , sans aller contre la loi divine, non plus que sans ouvrir la porte à Tadultère et à tous les excès. (S. Adgostui.)
* f iâ. Le moment de proclamer Texcellence de la plus délicate des vertus o*é-
^Bl In (lomo dÎMipoli ej« dtt eodem inAcrrogiMvnJit «oiB.
Et ait illb : Qaicomqoo dimiaerit uxorem , •iMm et «liam daserit «dulteriom oommitllt nper eaiD.
Et si vmot dinâtrii liram saom, et alii nnp* writ« moBclutaCi
*Homo quidam erat divea, qoi indoebator
Irarpori et byno : «t epvaVator qootîdiè aplcndidè.
Bt eisot quidam iiccui oomipe Laxartu, ;|Bi jacehat ad jairaam ejoa, oloerilnu pleniis.
Copiens satorari de micis qtc eadebant de menaâ dÎTiUs* et nemo illi dabal ; led et cenee Teoietant, et lingebant idMraejoi,
Factna «st anlttii m moreretnr mendicas, et porlaretor ab AngelU in aimim AbrafaiB. Iftxtow cft aarcm et divns, et aepntUise^tnii ~
LA YIB DE N. S. lÉSUS-CHKIST. 535
13. Ses disciples rinterrogèrent encore dans la maison sar le même sujet;
14. Et il leur dit : Quiconque renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère à l'égard de la première.
45. Et si une fenmie renvoie son mari «et en épouse un autre, ellese rend adultère.
16. Il y avait un Iiomme riche qui était vêtu de pourpre et de fin lin , et chaque jour il faisait une obère splendide ;
17. £t il y avait un mendiant nommé Lazare ^ , lequel était couché à sa porte ^ couvert d'ulcères,
48. Convoi tant, pour assouvir sa faim, les miettes qui tombaient de la table du riche^ et personne ne lui en donnait; d'un autre côté, les chiens venaient et léchaient ses ulcères ^
49. Et il arriva que le mendiant mourut, et qu'il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham'. Or le riche mourut aussî^ et il fut enseveli dans l'enfer^.
tant pas encore arrivé, et les Pharisiens qui l'entoarent n'étant pas dignes ffenten^dre sur ce point sa doctrine toute céleste, le Fils de Dieu se borne à faire entendre à ses disciples qu^'l est quelque chose de pluspaifait que le ««riage, sans leur donner aucune explioation.
* f il. On connaît le nom du pauvre, dt on Ignore t^lui du riche; tonte Topo* lencc de ce dernier n*a point sauvé son nom de l*oubli. (Saiht Ikak-Chrtsostôiib.)
* f ^Z. Ce^-à-dire que le mendiant avait à souffrir, toÂt è la fois, et de la dureté du riche qui le délaissait, et de Timportunitédes chiens qui l^aflslégealenl sans cesse, attirés par ses plaies.
* f 19. Cest-à-dire, fut placé à cAté d'Abraham, «n attendant l'faenro du ftanquet de l'éternité bienheureuse : car au moment où Jésus-Cbrist prononçait ces paroles, Abraham et les justes des temps passés ii*étatent pas encore dans le elel.
^ '^ 19. Gr. dnrMRyt fk xtd i nloàstoç, xou Irôepii. Koel iv rfi 2^i), ht&pcbç to^ ^f/hiXflB^ AvreC, mortuuê ett autem ef diveê, el f apu/fiff e«f . Btin infêmo, afoMmi ociU«s jims* Or, le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Et dans l'enfer, levanl les yeux, elCb
ElcTam catem ocoIm ■oott thtu easel in lor- Bnentis, vidit Abraham II loiifrè , et Launim ia fina ejna ;
Et tpae elamana, diiU t Pater Abraham, mikerera met et mitte Lai^irom, vt intingat eilreinuai digtti »Di in aqaain, ni re* frigerri linguam meam, qnia cmcior in bAc oammA.
Et aiait illi Abrabam :
Fin, recordare quia recepiati bona in filA tnA, el Lazaroa «imiliter mala : nnr.c aotem hîe con.<iolaiar, ta verb cruciarin
Et in bia omDÎbns, inter nos et tcs chaoa magnum firmalum est:
ni lii , qui tolunt bine transira ad Toa« non posaint, n<rqn« indè bèe trananceare.
Et ait : Rogo te, pater, al miltaa eom ia do* mam patria mei ;
Habeo enim qainqae fratrefi al tealetor illis»
LA T1E DE N. S. JÉSUS-CHRIST en. ixxiii
20. G)inme il était dans les tourments, levant les yeux ^, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.
21. Et jetant un cri, il dit : Abraham, mon père, ayez pitié de moi, et envoyez Lazare, a6n qu'il trempe le bout de son doigt dans Teau pour rafratchir ma langue, car cette flamme me dévore.
22. Et Abraham lui dit : Mon fils, souvenez-vous que pendant votre vie, vous avez reçu vos biens*, et Lazare ses maux pendant la sienne : voilà pourquoi maintenant Lazare est dans le bonheur, et vous plongé dans les tourments.
23. De plus, un immense abtme a été placé pour jamais entre nous et vous : de sorte que ceux qui voudraient passer d'ici à vous ne le pourraient point, de même que l'on ne saurait venir ici du lieu où vous êtes.
24. Et le riche dit : Je vous prie, ô mon père , de l'envoyer dans la maison où je suis né,