Jésus lui dit : Votre frère ressuscitera
*■ f 18. Environ trois quarts de lieue.
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DlaH d Mkrtha : Scio
SÎA rcsarget in reniree- «« ÎB' novMiifna die.
'Dizat ei>XMU r Bgo ram resarrectio et vile ; qai crédit in me, etiam si mortDitt fueriti Tiret :
Et onuiii- q«i vivît, et crédit in me, non morie* tnr in ctemnm. Crédit liocF
Ait illi : Diiove, Do»
mine, ego credidi , quia In es Chriittus Filins Dei ▼ivi, qui in hune mon* dnm veniiti.
Et oliin haee dixiasel, abiit et yocavit Mariam aororem snam silentioi diœnar: Mftgiiter adest^ et TDcat te.
nia nt andivit , snrgit ct(6, et reait ad
Nondtini enim Tenertt Jeaus in ca^lellum ; sed erat udhdc in illo loco, «bàoconrrerat ei ManhcM
LA TIE DE N* S. JÉSUS-CHRIST. CR. lzxit.
25. Marthe lui répondit : Je sais qu'il ressuscitera , quand* tous ressusciteront au dernier jour.
26. Jésus lui dit : Je suis la. résurrection et la vie; celui qui croit en moi*, lors même qu'il serait mort, il vivra.
27., Et celui qui vit, et croit en moi *, ne mourra point éternellement^. Le croyezvous?
28- Elle répondit : Oui , Seigneur, je crois que vous êtes la Christ, Fils du Dieu vivant, qui êtes venu en ce monde*
29. Et, ayant dit cela, elle s'en alla, et appela sa sœur Marie, en lui disant secrètement : Le Maître est arrivé, et il. vous de^ mande *.
30. A ces mots, Marie se leva aussitôt, et alla vers Jésus ^.
31 . Car Jésus n'était pas encore entré dans le bourg , mais était resté au lieu où Marthe l'avait rencontré.
* y 26. Marthe ne paraissant préoccupée que de la vie du corps, Jésus-Christ l'élève à des pensées plus hautes : la résurrection et la via de Tàme..
* f 27. D'une fui vive et agissante.
* f 27. Il ne mourra point pour jëmais : b mort ne sera pour Ibf qu'un passage; il n'y demeure!^ pas, et il viendra à un état où 11 ne mourra jamais. (Boss:7bt.)
* t 29. Il y a un certain secret entre Jésus-Christ et les âmes intérieures qui sont figurées par Marie ; il faut entrer dans ce secret, et ne le pas troubler en y mêlant le monde. Entends, chrétien, ce doux secret : ce secret entre le Verbe et Tâme détachéedes sens> qui l'écouie au-dediana» et qui ne connaît que sa voix. (Bossvet.)
* f 30. Quand il appelle, on ne peut y apporter trop de promptitude. Les Juifs, lu voyant sortir si vite, disaient : Elle va pleurer au tombeau. On connaissait son bon naturel et son cœur tendre*; mais lâsas avait réglé ses tendresses, dont le principal objet était sa parole. (Bossucr.)
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3. Seigneur, celui que vous aimez est malade. — C'est ce que mandent à Jésus les sœurs de Lazare. Excellente manière de prier : sans rien demander, on expose à celui qui aime, le besoin dé son ami* Prions* ainsi : soyons persuadés que Jésus nous aime, présentons-nous à lui comme des malades,, sans rien dire, sans rien demander. PrJons^ainsi pour nou»-mêmes, prions ainsi pour les autres. C'est une manière de' prier des plus excellentes. Souvent on dit à Jésus dans son Évangile :: Tenez, Seigneur, etguérissez, imposez vos mains, louchez le malade;, ici on dit simplement : Celui que vous aimezest malade. Jésus entend la voix du besoin, d^autant plus que cette manière de le prier a quel^ que chose nonrseulement de plus respectueux et de ploâ soumis, maisF encore de plus tendre. Qu^elle est aimable cette prière L Pratiquons-la. principalement pour les maladies de.lfâme. Marthe et Marie conservent toujours leur caractère z.Maiihe est toujours la plus empressée : elle parle la plus, elle agitla plus. Hariearrive, d'ubord.elle se.prosterne aux pieds de Jésus, elle ne dit qu'un: mot, et c^est assez. Le Mailre vous" demande, lui disait Marthe.. Jésus etaiLconlent.de la foi de Marthe;, mais^.pour achever d'être touché„iLvoulail voir les pleurs, la tendresse, intime et la douceur de Marie toujours^ attachée du. fond de son cœur à sa paroLe. OosbueIv)
3. Seigneur^ celui que vous aimes esVmalade. — Quels rapports doux et tbuchants s'étaient établis entre le Sauveur et rheureuse famille de Béthanie! Avez-vous jamais réfléchi , chrétiens , à l'exertiple de confiance qui vous est donné par Marthe, par cette femme modeste qui* semblait ne s'occuper que des soins matériels de la vie? Mais qu'elle connaissait bien le cœur dé l'hôle divin qui Itmt de fois était venu s'asseoir à leur foyer, causer fhmillerement ayec eux, les inspirant de son esprit, les faisant vivre de sa yie. Yous aussi, chrétiens , pour la plupart, vous avez été admis dé bonne heure à la dbuce familiarité dé Jésus; vous ayiez compris à cet âge heureux db Texistence où le souffle des passions n'a point encore flétri et'désséché lé cœur, qu^en lui seul est l'espérance, le seul et véritable appui de IHiomme. Obi' pourquoi avez-vous oublié ce précieux^ et consolant enseignement I Pourquoi^ quand arrivent les jours mauvais, quand, accablés de lassitude etde dégoût, Totre fime se retourne sur elle-même comme' un pauTre malade sur son lit d'angoisse pour trouver un peu de repos, pourquoi, dis-je; tardez<-vous: titnt à lever les yeux.vera le ciel en laissante échapper cecri^ du cœur : Seigneur ! celui que vous aimez est malade! Cet appel à lu tendresse de notre Dieu n'est jamais fait en vain : n'hésites donc plus, ne cherchez plus, quelque profond que soit Tabîmedans^
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lequel vous êtes tombée sa main puissante et paternelle vous en fera sortir, guérira vos blessures^ et il vous conduira lui-même dans le chemin de Timmorlalité. (B.)
5. Or, Jésus aimait Marthe et sa sœur Marie^ et Lazare. — Quel bonheur à des mortels de pouvoir avoir Jésus pour ami 1 Notre ami Lazare; c^est que Lazare aimait et Jésus^ et la compagnie. Les disciples avaient part à son amitié. Jésus aimait Marthe et Marie sa sœur, et Lazare qui était malade: voilà les amis de Jésus; leur maison était toujours ouverte à lui et aux siens : ce sont ses hôtes et ses amis. Puisque Jésus n'a pas dédaigné d'avoir des amis sur la terre, suivons ce modèle dans nos amitiés. Aimons ceux qui sont charitables et qui exercent volontiers Thospitalité, car, en la personne de leurs h6tes, c'est Jésus-Christ quMIs reçoivent. Aimons une Marthe si zélée pour servir Jésus, qu'elle passe jusqu'à un empressement excessif, et jusqu'à une inquiétude dont elle est reprise. Si nos amis ont des défauts, que ce soient des défauts fondés sur le bien. Maisaimons surtout une Marie qui est toujours aux pieds de Jésus, toujours attentive à sa parole, et à la bonne part qui ne pouvait lui être ôtée. Voilà ceux que Jésus-Christ honorait d'une amitié particulière. Soyez loué, 6 Seigneur Jésus ! d'avoir bien voulu qu'on pût remarquer la tendresse que vous avez pour vos amis. Qu'il nous soit permis de l'imiter, et d'aimer, à votre exemple : les cœurs durs et insensibles ne sont pas ceux qui vous plaisent. Mais réglez nos amitiés et soyez-en le modèle. Ne flattons point nos amis, corrigeons-en les empressements inconsidérés; aimons dans nos amis le bon et le solide comme Jésus-Christ. 0 Seigneur, que je sois du nombre de ceux à qui vous dites : Vous êtes mes amis, et encore, je vous dirai à vous qui êtes mes amis. 0 bon et parfait ami qui, pour exercer envers eux l'amour que vous avez dit vousmême être le plus grand de tous, avez donné votre vie peureux. Je ne veux d'ami que vous ou qu'en vous. 0 bon ami, ressuscitez-moi, je suis plus mort que Lazare. (Bosslet.)
19. JésuSy y étant arrivé, trouva que Lazare était depuis quatre jours dans le tombeau. — Voici quelles étaient les funérailles chez le l)euplejuif. Celui qui devait ensevelir un mort ne pouvait, avant la sépulture, ni manger de chair, ni boire de vin, ni prendre quoi que ce fût, seul ou avec d'autres, dans la maison où était le cadavre. Il restait de même complètement à jeun tout le premier jour; mais il élait aussi, pendant tout le temps, dispensé des prières que les Juifs devaient
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réciter chaque jour. Dès que le corps était porté hors de la maison pour être enterré^ ce qui arrivait ordinairement trois heures après la morty on enlevait tous les sièges et les lits, car pendant sept jours on s'asseyait par terre. On louait des joueurs de flûte et des pleureuses qui accompagnaient le corps en poussant des cris et des lamentations. Puis venaient la famille^ les voisins, les amis et les connaissances. Les femmes marchaient les premières » parce que, disaient les rabbins , parce que c'était par elles que le péché était entré dans le monde. Le Sohar conseille même aux hommes de détourner d'elles la vue, et de s'en aller sans les regarder^ parce que Fange de la mort se tient caché derrière elles. Lorsqu'on était rendu au cimetière ou à la maison de l'éternité^ comme rappelaient les Juifs, on chantait le psaume XC; puis on faisait sept fois le tour du corps ; et, après qu'on avait descendu le cercueil dans le tombeau^ on roulait dessus une pierre. Le deuil s'arrêtait sept fois en allant au cimetière et en revenant; et à chaque fois on adressait à la famille des paroles de consolation comme celle-ci : Asseyez-vous, très-chers, asseyez-vous; relevez-vous, chères âmes, relevez-vous. Les pleureuses , de leur c6té, disaient aux assistants: Venez à moi, vous tous dont le cœur est dans la langueur et l'amertume, afin de pleurer sur votre prochain. Lorsqu'on était de retour à la maison, les membres de la famille, la tête voilée et les pieds déchaussés, s'asseyaient à terre; puis les voisins et les pleureuses, qui étaient au moins au nombre de dix, formaient un cercle autour d'eux, et c'est alors que commençaient proprement les lamentations. Aussitôt que les parents ou les amis ouvraient la bouche, on répondait à leurs plaintes par des paroles de consolation. Beaucoup cependant ne voulaient point se laisser consoler, et terminaient ainsi la cérémonie. Toutes ces solennités n'avaient point lieu pour les serviteurs ou les servantes, ni pour les prisonniers, ni pour les pauvres, ni pour les enfants. Le temps des lamentations durait trente jours, dont les trois premiers étaient consacrés aux larmes; les sept suivants aux gémissements, et les vingt autres à la douleur. Pendant tout ce temps, on ne pouvait ni se raser, ni se peigner les cheveux ou la barbe, ni se laver les mains ou la tête, ni changer de vêtements. Pendant les sept premiers jours on ne saluait personne. Ni les hommes, ni les animaux ne travaillaient dans la maison; et si le défunt était un grand personnage ou jouissait d'une grande considération, le lieu tout entier portait le deuil et gardaitle repos. Pendant les trois premiers jours on allait au tombeau pour voirie mort, car les Juifs croyaient que pendant (rois jours l'âme voltigeait autour de sa dépouille morloilo^ afin d'y rentrer; mais