‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 114 sur 141 · II. â · texte numérisé non relu

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554 LA TIE DE N. 8. JÉSUS-CHRIST. CH. LxxiT»

qu'ensuite elle Tabandonnait, dès qu'elle Toyait son yisage se décomposer. Les trois jours de pleurs étaient déjà passés pour Lazare. Déjà, pour la troisième fois, on avait inspecté son corps^ et Ton s'était assuré de sa mort , on était déjà au quatrième jour. Hais ses deux sœurs étaient encore assises à terre^ la tête penchéCi dans la douleur et les larmes; les Juifs de Jérusalem étaient encore autour d'elles pour les plaindre et les consoler, Jusqu'à ce que la semaine du grand deuil fût écoulée^ car Lazare était considéré, non seulement dans son quartier, maïs dans toute la ville, et même dans toute la Judée. (Le D' Sepp.)

Quelle touchante confiance ces deux sœurs affligées montrent en tous , mon Sauveur ! Parmi les nombreux amis de leur frère qui» s^ils étaient prévenus, s'empresseraient d^accourir pour prendre leur part de leur affliction, c'est à vous seul qu'elles ont recours , c'est à vous seul qu'elles envoient dire : Seigneur, celui que vous aimez est malade. Ah I c'est qu'elles savaient bien que le pouvoir, comme la tendresse de tous, était borné, et que celui-là seul, dont les miracles remplissaient d'admiration toute la Judée, pourrait sauver leur frère de la mort. Vous les aimiez, Seigneur, et toutefois vous semblez indifiTérent à leur inquiétude et à leur douleur, vous laissez à la mort le temps de saisir sa proie; mais c'était pour mieux faire éclater votre puissance et votre amour. Ne pouvons-nous pas vous dire avec autant de raison que Marthe et Marie : Seigneur, ceux que vous aimez, ceux que vous avez rachetés, que vous voulez sauver sont atteints de maladies bien sérieuses : l'orgueil, l'amour- propre, l'indifférence pour votre service, l'amour vif du monde et de ses vanités; mille autres passions mauvaises les agitent et les menacent de la mort, si vous ne les soulevez vous-même sur ce lit d'angoisses où elles les retiennent enchaînés. Seigneur, toute notre cooiiance est en vous ; nous croyons que vous avez le vouloir et la puissance de nous guérir ; nous ne mettronsplus d'obstacles aux opérations de votre grâce. Pailez, mon Sauveur, que demandez-vous de nous? Nous voici pour faire votre volonté*

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