CI. LXXIX
Toile <piod tunm est, et rade : volo «oteni ci Koic noTÏSjimo dare ticpl •ItibL
Aot non lîeet mihi qno I Tolo facere? an oca'asltius nequam rsl, quia ego boniu sum 7
Sic enint noviisimi primi , el priini novissimi. Malti enim sont Tocatt, pauciverb electi.
comme nous qui avons porté le poids du jour et de la chaleur.
21 . Répondant à l'un d'eux, le père de famille lui dit : Mon ami , je ne vous fais point de tort : n'êtes -vous pas convenu avec moi d'un denier?
22. Prenez ce qui vous appartient, et retirez-vous : il me platt de donner à ce dernier autant qu'à vous.
23. Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de mon bien «? Est-ce que vous verriez d'un mauvais œil que je sois bon ^?
24. Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers^ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus.
* f 23. Gr. h roXç iiuU, in meii, dans les choses mienne?.
* f il>. Le père de famille, c'est Dieu; la vigne» c'tist la religion; la place publique, c'est toute la terre; les ouvriers, ce sont les hommes, qui tous ont pour mission de travailler à la gloire de Dieu et à leur salut; les diCTérentes lieures du jour, ce sont les différentes époques où Dieu a parlé aux hommes : à la première heure, il parle à Adam; à la troisième, il s*adrcsso à Noé; à la sixième, il appelle Abraham; h la neuvième, il engage Moïse et les Israélites; à la onzième, il s'adresse par Jésus-Christ i tous les peuples de la terre. (Sai:(T Grégoirb. pape.) La fin du jour, c'est la consommation des siècles; l'intendant, c'est Jésus-Christ, chargé par son Père de juger tous les hommes et de rendre à chacun selon ses œuvres; le denier, c'est la vie éternelle, que ion doit mériter dans la vie présente. Par le murmure que font entendre quelques-uns, le Sauveur fait allusion aux sentiments de jalousie dont les Juifs étiient alors animés, comme s'il leur eût dit : Si déjà vous vous irritez de ce que je viens pour appeler les nations, que sera-ce donc quand vous verrez ces nations idolâtres recevoir autant que vous, et avant vous? — Celle parubole ^leut encore s'appliquer à chacun de nous en particulier : le grand matin pour nous, c'est notre enrancc; la troisième heure, c'eât l'adolescence; la sixième, c'est la jeunesse, où l'ardeur de la vie est dans toute sa force; la neuvième, c'est l'âge mûr; et la onzième, voisine de la fin du jour, cest la vieillesse.
(Saint Jein Chrysostôiie.)
* f $4. C'est-à-dire, ceux qui ont été appelés les premiers ne viendront recevoir leur récompense qu'après les nations païennes converties à l'Évangile; car dtins la grande multitude des premiers appelés, peu ont sati.^fait le maître qui les avait employés : non in pluribus eorum beneplacUum eu DeOy dit saint Paul*
CB. Lxxix. LÀ YIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. iOl
2* Il est plus facile à un câble de passer à travers une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu, — Ce n'est pas que les richesses soient par elles-mêmes une cause de malédiction; Dieu appelle au salut les riches comme les pauvres : le riche n'est pas coupable de ce que Dieu, maître et arbitre de toutes choses, Tafiiit naître au sein de Topulence; de ce que son travail et son économie lui ont acquis les moyens d'une subsistance honorable. S'il en était ainsi^ il faudrait s'en prendre à Dieu même : qu'ayait-il besoin de remplir la terre de richesses, si elles sont si dangereuses et si elles engendrant la mort? Que le riche ait sur lui-même assez de force pour commander à ses richesses, et pour n'en être pas commandé; qu'il soit humble, modeste, sobre, entièrement occupé du soin de plaire à Dieu et de soulager ses frères dans Findigence. Alors, pauvre au milieu de l'abondance, il jouit d'une parfaite liberté^ et il peut prétendre à la vie éternelle; mais le riche qui agit autrement, c'est pour lui que Jésus-Christ a dit qu'il est plus difficile au riche d'entrer dans le royaume de Dieu , qu'il ne Test à un câble de passer à travers une aiguille.
(Saint Clément d'Alexandrie.)
3. Qui pourra donc être sauvé? — Tous le peuvent. Dans les choses du salut, il n'est pas permis de dire. Je ne le puis pas : ce serait ac« cuser Dieu lui-même, ou d'avoir fait ses créatures trop faibles pour le joug qu'elles devaient porter, ou de n'avoir pas proportionné la pesanteur de ce joug à la faiblesse de ses créatures. Combien cependant qui ne le peuvent pas! me dites-vous. Ce n'est pas chez eux impuissance, mais manque de volonté. Et ce manque de volonté, d'où vient-il? De la nonchalance. S'ils le voulaient, la chose ne leur serait plus impos*^ sible. Voulez-vous devenir honnête homme, mettez la main à l'œuvre, et vous arriverez à votre but; mais commencez : car, dites-moi, pour apprendre un art quelconque, sufQt-il de vouloir, ou faut-il en même temps l'entreprendre et s'y exercer? Par exemple, pour qu'un homme devienne pilote, lui suffit-il de dire. Je le veux? Ne faut-il pas qu'il descende à la mer, et qu'il s'applique à faire obéir le gouvernail? Pour arriver à un pays lointain, il ne suffit pas de dire. Je le veux; il faut se mettre en marche. Ainsi en est-il en toute chose. Et pour arri* ver au ciel, vous vous contentez de dire, Je le veux. Mais, ne nous a-t-ou pas dit qu'il suffisait de le vouloir? Il faut le vouloir efficacement, le vouloir et se mettre à l'action : alors Dieu nous vient en aide, nous accorde son secours, et nous tient compte de notre bonne volonté. Commençons par choisir, par nous mettre à l'œuvre, par y apporter
toute notre application, tout notre zèle et tous nos soins, et nous n. 26
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arrirerons. Ifats si noDS dorniens, attendant que Dieu Tienne nous prendre et nous enlerer au milieu de notre sommeQ^ qi^and croyez* tous que nous posséderons lliéritage célesteT Si nous le Toulons véritablement, et si notre tolonté se manifeste par des œuvres, non-seulement notre salut est possible^ mais il est déjà bien avancé*
(SAin JlAR-GHETSOSTÔiaO
i. Cela est impoiMIe Ms hommes, mais tout est possible à Dieu. •^ Le conseil donné par saitit Paul, dans sott Épttra à Tlinothae, nous apprend comment ce qui «st impossible aux lommes ne l'est point à Dieu. « Ordonne! aux riches de la terre, a lui ditril, « de n6 pas s'enorgueillir de leur science, de ne point mettre leur cottftanoé dans les rn «besses incertaines, mais dans la Dieu vivant qui nous fournit avec abondance ce qui est nécessaire à la vie. Qu'ils soient bienfaîMiuts, t» €8t-il lyouté; c qu'ils se rendant riches en bonnes œuvres, qu'ils don* nent avec bonté, qu'ib partagent de bon cœur, qu'ils amassent de sûrs trésors pour Tavenir, afln d'arriver i la vérital>le vie. Voilà comment un chameau peut passer à travers une aiguille , comment cet animal difTorme, déposant le fardeau de sa charge, peut prendre les ailes de la colombe, et aller se reposer sur les branchas de Tarbre qoi a pris racine d'un grain de sénevé* (Sauit JiaÔMK.)
8« Bt beaucoup qui étaient les premiers seront les derniers , comme beaucoup qui étaient les derniers seront les premiers. — Combien d'âmes, qui, dans une vie commune, auront atteint à la perfection, pendant que les épouses du Seigneur, oomi>léea de grâces, appelées à goûterla manne céleste, auront langui dans une vie lâche et imparfidte I Combien de pécheurs qui , après avoir passé tant d'années dans l'égarement et dans l'ignorance de l'Évangile, laisseront tout d'un coup derrière eux, par la fwveur de leur pénitence, les âmes qui avaient goûté dès leur plus tendre jeunesse les dons du Saint-Esprit^ et que Dieu avait prévenues de ses plus douces bénédictions l Qu'il sera beau aux derniers de remporter ainsi la courcmne, et d'être, par leur exemple, la cwidamnation des autres ! liais qu'il sera douloureux aux premiers de devenir les derniers, de se voir derrière ceux dont ils étaient autrefois le modèle, de perdre leurs couronnes, et de les perdre pour quelques amusements qui les ont retardés ! Je ne saurais vmr le recueil* lement de certaines personnes qui vivent dans le monde, leur désint^ ressèment, leur humilité, sans rougir de voir combien nous, qui ne devrions éti-e occupés que de Dieu, sommes dissipés, vains, et attachés
Cir. LZXix. LA TIE DE K. S. lÉSTJSCHKIST. 4êS
à nos commodités femporelles. Bâtons-nous âonc de courir, de peur d'être laissés derrière. (FÊivELOif.)
14. Pourquoi resie^s-^fous là twt le iour tans rien faire? — Rien de plus inutile au monde que rbomme qui passe sa vie à ne rien ùire. N'être bon à rien^e'est être méchant et crimind; n'attendez pas d'un tel liomme l'énergie nécessaire pour soulenîr les eombats de ia verbi : nulle part il n'est à sa place. Une Tte oisive amène bientôt un dégoût général qui se répand sur les choses les fias nécessairas; c'est un estomac aSàdt et pareeseox q/BÀ rejette les aliments les pins subslantiels. Or, tel est le produit ordinaire deliiabitude de vivre dans la mollefise; elle rend le corps incapaljle de supporter le plus léger tnivail; elle Téùer^e, elle l'abat^ eUe dépouille les sens de leurs précieuses facuUéSy elle détruit jusqu'à tasâsté elie^màoae. Ce ooorsier que vous nourrissez a ne rien faire , quel service pourra-i-il vous rendre en comparaison de ceux que vous recevez de ^et antre eiercé par les travaux journaliers? Une ean stagnante, à quoi est-elle boarne? il faut qu'elle ait son cours pour être utile. Ce Cer, dont vous ne vous servez pas^ se rouille et se consume; employez-le, il va prendre l'éclat de l'argent. Les exercices, les épreuves laborieuses sont donc nécessaires au corps aussi bien qu'à l'âme pour les fortifier l'un et Fautre, pour les rendre propres à tout : autrement on eède au moindre choc , on est sans force pour la moindre tentation. (Saint Jbai Chrvsostôm e.)
14. Pomquoi reslez-i ous là tout le jour sans rien faire ? — Est-ce un reproche, est-ce une invitation que le père de famille fait à ces ouvriers? C'est l'un et l'autre. Il leur reproche leur oisiveté, et il les invite au travail. Pourquoi vous tenez-vous là sans rien faire? Yolà le reproche. AUez-vous en travailler en ma vigne, voilà Tinvilation. Mais, dans le sens UUéral, à qui est-ce que cet(e invitation et ce reproche s'adressent?àmoi-inêmequivousparle,etàvoustousquim'écoutez...Nous sommes tous obligés au travail en qualité de pécheurs, et en qualité d'hommes attachés par élat à une condition de vie. Car le travail est la peine du péché; et toute condition est sujette à des devoirs dont l'accomplissement demande du travail et de la peine... Mais je suis riche, dites- vous, et pourquoi m*obliger au travail lorsque j'ai du bien plus que suffisamment pour vivre? Pourquoi? parce que tous les biens du monde ne peuvent vous soustraire à la malédiction du péché; parce que, dans le partage qui vous est échu des biens de celte vie par les ordres de la Providence, Dieu a toujours supposé l'exécution des arrêts
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de sa Justice ; parce que Dieu, eo tous donnant ces biens, n'a jamais eu intention de déroger à ses droits. (Bourdalolb.)
15. £t vous aussi j allez à ma vigne. — Ecoutez cette invitation du Sauveur, ô tous tous qui avez consumé d'une manière inutile pour votre salut toutes les plus belles années de votre vie. Allez aussi à ma vigne; vous dit-il : j'admets à mon service ceux même qui se présentent au déclin de leurs jours avec le désir d'être plus sages » et de donner par la piété un nouveau lustre à leurs cheveux blancs; j'y admets des bras tremblants, pourvu que la foi les soutienne et les anime; j'y vois volontiers des vieillards, avec un bâton dans une main, et une croix dans Tautre* Allez donc vous aussi à ma vigne. Vous avez offert au démon votre jeunesse ; que votre vieillesse au moins soit pour moi ; vous avez donné à mon ennemi vos années de force et d'énergie : ne me refusez pas ces tristes jours où vous n'êtes plus capables de rien . De* venez fidèles avant d'être ensevelis dans les ombres de la mort. Armezvous de courage, et marchez tandis qu'il y a encore sur votre horizon un reste de jour et quelques rayons d'espérance ; entrez dans la vigne avant que le soleil ait disparu, afin de pouvoir en sortir avec ceux qui ont travaillé; alors, quand même vous n'auriez presque rien fait, l'intendant du père de famille vous appellera comme les autres, vous comptera au nombre des enfants de la lumière, et vous recevrez de ses mains ce denier qui doit exciter votre envie^ Si vous ne le faites pas, si les ténèbres de la nuit vous surprennent sur la place publique devant une hôtellerie, à quel titre pouvez-vous attendre la vie bienheureuse? Car que peut un mort pour son salut? Un mort ne saurait croire , un mort ne saurait prier, un mort ne saurait agir, ni par consféquent mériter aucune récompense. C'est avant la mort qu'il faut faire tout cela, et comme elle est près de vous, et qu'elle est à la por!e, c'est bientôt, c'est maintenant que vous devez vous rendre à l'invitation de votre Dieu : car, d'un moment à l'autre , Theure fatale peut sonner pour vous. (Saint Jean-Chrvsostôhe.)
21. iton ami, je ne vous fais point de tort : rCéles-vous pas convenu avec moi d'un denier? — Que la bonté de Dieu est grande! Il entre en communication avec ses serviteurs, pour prendre la défense d'autres serviteurs devenus l'objet de leur jalousie ! Il s'abaisse jusqu'à leur montrer que leurs accusations sont injustes, et que, loin d'être jaloux, ils devraient se réjouir. Mon ami, dit-il à l'un
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deux ) je n$ txm fais pas dUnjnstice. Vous vous attristez à tort , votre indignation n'est pas légitime. Dltes-nioi, èslnre à toire détriment que votre frère a été comblé d'honneurs? Ai-je nui à vos intérêts pour ravoir admis dans mon roiyaume àicôté de vous? Vous a-t-oti re« tenu quelque chose sur le prit de votre journée? N'avez-vous pas reçu tout ce que vous étiez en droit d'attendre? Que voulez-vous donc de plus? ne sommes-nous pas convenus d^un denier? Rappelez vos souvenirs, remontez au moment où je vous pris à mon service* Si je n'ai pas tenu à toutes mes conditions, c'est à juste titre sans doute que vous vous indignez; si, au contraire, j'ai bien rempli nos conventions, vous m'accusez à tort. Or, je vous le demande , ne sommes-nous pas convenus d'un denier? Est-ce que je n'ai pas pleinement satisfait à ma promesse? Ai-je donné à d'autres une partie de la récompense qui vous était dne? Ai-je partagé entre tous la gloire qui revenait à vous seulT Ne m'est-il pas permis de distribuer mon bien comme je le voudrai et à qui il me semblera bon? Pourquoi murmurez-vous, comme un serviteur à qui l'on retiendrait ses gages? Pourquoi murmuref-vous, quand je vous comble d'honneur et de bienfaits? Pourquoi porter envie à vos frères , quand vous avez un maître qui ne connaît pas la jalousie? (Saint JbanChrtsostômb.)
22. Prenez ee qui i^ous appartient et retirez-vous : il me platt de dimner à ce dernier autant qu'à vous> — Mon ami, ne vous indignez pas; acceptez sans murmure ce que Dieu vient de faire, et ne cherchez pas à régner seul, quand beaucoup d^autres sont appelés, comme vous : le royaume des cieux contiendra tous ceux qui en seront dignes. Il me plaît de donner à celui-ci autant qu'à vous. Est-il quelqu^un qui puisse s'opposer à ma volonté? C^est Dieu qui rend la justice, qui le condamnera? C'est Dieu qui distribue tous les biens, qui oserait l'accuser d'injustice? Jugesnprême^ il n'aura point d'accusateur, comme aussi point d'adversaire comme avocat. Oui, mon anii, je veux donner à ce dernier autant qu^|i vous; car je, ne puis abon^onner ceux que j'ai créés à ma ressemblance, quelque dégradés qu'ils puissent être ; je ne puis abandonner mes images, bien que le péché les ait défigurées ; nou, je ne souffrirai pas que ceux pour qui je suis descendu du ciel, ne soient pas assis dans mon royaume à côté de moi. 11 est venu le dernier, me dites- vous; je le sais aussi bien que vous; mais la foi qu'il m'apporte excuse son retard; il est venu le dernier, mais je suis satisfait de Famour qui l'anime; sans doute il a erré longtemps comme une brebis perdue; mais la brebis a reconnu son pasteur, et votre
40$ . LÀ YIE DE If . S. JTÉSUS-CHRIST. CH. Lxxix.
frère rm^apiArteiiait ayant roéme de m^avoir connu. H est i^ena le dernier, ma» par mon baptême il est Tenu i moi ansai bien que vous; comme ^ens il s'est assis à ma table et â a participé à mon repas; il a vu ma vigne dans toute sa beauté; il a déposé un baiser d'amour anr les épines dont je fus courmmé pouv lut ; il a embrassé la croix que j^ai portée pour lui. Puis-je donc priver de ma gloire celui qui m'a tant aimé et qui a cru si fermement? H a cni comme vous avez cm ; comme vous 3m*a adoré; il régnera comme vous. (SAmr Jean-Chrvsostôhe.)
ÉLÉVATION
Que voire bonté ^ Seigneur^ que votre amour sont ingénieux à trou* ver le chemin du cœur des hommes, et à les réveiller du funeste engourdissement dans lequel ils vivent pour tout ca (|ui toucbe à la grandeaffaire de leur salullTouâ sont appelét à travailler àla vigne du père detfamille qui n'est autre que nos âmes , car elles vous appartiennent, Seigneur. Les uns entendant de bonne heure votre appel cultivent sans se reposer le champ mystérieux que vous leur aveu oonfié^ et cependant il ne produit que peu de fruits ; d'autres, que le bruit du monde empêche longtemps de se rendre à votre invitation ^ viennent enfin prendre place parmi les ouvrier» de la foi. La même récompense est promise à ions; mais il arrive aooveni que cenx qoî ete sont rendus au travail lorsque le jour touchait à s«k fin, ayant, à force de zèle et d'aetiviié, travaillé plus et mieux que gswl qni avaient porté le poids d» jour et de la chaleur sont appdés les premiers i receimir le salaire de leurs travaux. Ne portons pas un osiL d^envîe sur la partde récompense que même ici-bas le père de famille étsthbue inégalement à ses ser* viteurs ; il saura bien dans son royaume eékste pnopertioftner le bonheur au mérite. Travaillons, traYaillons sansrelacbe, mais avec ardeur ; avançons toujours a» milieuides orages du nnonde, afin d'aborder kmceusemenLan poirt de la tranquillité et du repos. Seigneur, qu'il en soiiaiiisîl
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