CHAPITRE LXXIX
J<ni«, allviilde la GaliUe h JéniM'em, conlinoe d*iiulraire ms disciples et Ia peapla. « 1^. Si^«l difficile pour les rirlies. — 5-8. Récompense do chrétien généreui. — 0-24. Parabole des ouTrieif CBTOjés k la vigne (mars, qcalrième année de la vie publitiue do Sanvenr.]
Math., XIX, «4-30, et XX, i-16; Marc, X, 24-31 ; Luc, XVIII, 25-30.
^Dîscipnli autem obalnpescebaot io verbb ejtti. At Jesns rarsi-a reapondens, ait illi» : FilioH, qnkm difficile est coniidenles in pecnniis in rcgnom Dei introire I
Facilios est caœelnm per foramen acûi tr«nfire, qohoi divilem inirare in regnom Dei*
Qoi magls admiraban* lor, direnlesad semeti|iaos : Et qais polcst sal- «usfieri?
Etintnens illos Jesns, aitî'Apod komines impossibile est, aed non apnd Denm ; omnia eniœ possibiliakont apad Dcum.
*Tnnc respondcnsPe* tras, diiit ei : Ecce nos reUqnimas oinnîa, el se* cnliftumus te : qoidergb crit nobis?
4. Ses disciples, entendant ceci, en étaient consternés. Et Jésus leur dit : Oui, mes petits enfants, je vous le répète, il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses, d'entrer dans le royaume de Dieu.
2. Il est plus facile à un câble de passer à travers une aiguille ' , qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.
3. Entendant cela, ses disciples s'étonnaient grandement et se disaient entre eux : Qui pourra donc être sauvé?
4. Et Jésus, fixant sur eux ses regards, leur dit : Cela est impossible aux hommes , maisnonàDieu : car à Dieu tout est possible.
5. Pierre, alors, reprit et lui dit ; Nous, qui avons tout quitté pour vous suivre, qu'aurons-nous donc en retour?
* t «• Locution proyerbiale poar marquer qu'une chose est naturellement impossible. Jésus-Clirist s*en sert pour faire entendre qu'un riche ne peut entrer dans le royaume du ciel sans une grâce particulière de Dieu, la grâce du détachement des biens qu'il possède. — Au lieu d'un câble, beaucoup ont dit un chameau; mais nous avons considéré cette manière do traduire comme présentant un sens plus naturel. — Quelques-uns ont donné une explication qui serait beaucoup plus satisfaisante, si elle était fondée : selon eux, il y avait à Jérusalem une )>orte dont le nom signifiait foramen acûs (chus d'aiguille), et tellement petite qu'il fallait décharger les chameaux pour les y faire passer; encore, n'enlraient-ils qu'avec beaucoup de peine; et ce serait â cette porte que Jésus-Christ ferait ici allusion. Ce seatiment ne déplaît point au cardinal Cajétan.
JesoftAQtem fliiit illis t Amen dico «obis, qobd TOI qni eecaii estu mei in regenerat'one , cùm •edcrit Ftliiu bomiiit» in •etle ina]ebi«lis m'K, scdcbit-A H Tos super sedes Jnoriccim ; judîcantes ducdvcim tribus IsraeL
CH. LXXIX
Et oœftb qnî rcliqverit domnm, %el frsires, ani tororejt, ««l f atreai« aot malrem , ant uioren, «al Cli«s, mt «grM, propler nomen meom ,
* pcoptar regnsm Dsi *
* ant propler Ktaiipelium, 'oeniop'aoB acci'
Etet ; k n«ne in t^mpotn oc, domos et Cralrrs el sorom, ei matrrs, d fi* lios, et a?r09, catu perlewitiwiibns.^* in s' colo fatnro ûtam elcroam.
MuUi anlem erant prinii novittimi, el no* ▼issimi primi.
*Simile est regnom colomm bomini palri* familias, qni ciiit primo manè conducerc opérarioa in vineaa svam.
ConTcntîone antem factà cuin opcratiis ei denario dîaruo , misit eos in ifineain tnam.
6. Jésus leur répondit : Je vous le dis en vérité, vous qui m'avez suivi, lorsque viendra le jour de la résurrection et que le Fils de l'homme sera assis sur le trône de sa gloire, vous siégerez vous-mêmes sur douze trônes pour juger les douze tribus d'Israël.
7. Et quiconque laissera sa maison , ou ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, on sa femme, ou ses fils, on ses champs à eause de mon nom, du royaume de Dieu ou de l'Évangile *, il recevra en celte vie même cent fois autant : maisons, sœurs, frères, elfils, et mères, et champs *, avec des persécutions ; et, dans le siècle h venir, il possédera la vie éternelle.
8. Car beaucoup qui étaient les premiers seront les derniers; et beaucoup qui étaient les derniers seront les premiers.
9. Le royaume des cieux est semblable à un père de famille, qui sortit à la première heure du jour afin de louer des ouvriers pour sa vigne
10. Étant convenu avec les ouvriers d'un denier pour leur journée, il les envova à sa
vigne.
et «pt«u crrci bo- 1 1 . Et vers la troisième heure * , étant
* 1 1. Poarra qu'il ne soit point retena par des dcToirs de ramillo indispensables, nî lié par des engagements graves et légitimes.
* ^ 7. C'est-à-dire que Dieu , dès cette vie , le comblera de richesses et de consolations spirituelles, qut le dédommageront abondamment des avantagea temporels auxquels il aura renoncé.
* 1 11. Environ neuf liearea da maUa»
CH. LXXtX.
ram lerliunt TÎflit •Ilo« •tantes in foro oliosos ;
Et dîiit fllâ : IU« d tos, in Tineam meani, et qaod jntlain faerit dtbo vol>M. lili autem •bienint.
Ilerùm «otem exiil cirrk sextam el nonam boraiB ; et reill similiter.
CÎM^ ondedmam vcrô •riit, et inT«nit riios tiantrs, et dicit iUis :
Qaid hic atatis iotâ die otioci?
Kciint ei : Quia nemo no» condoxtt. Dicit illû :
Ile, et Tos, in vineam
Cùm aerb antem fiiotaœ esaet, dicit dominns Tîneae procura lori too :
Voca operarios et redde iliis men edfim, incipiens h novissiuHS osque ad primof.
Cùm Tenis-cnt ergb qui circb andecimam horam Tcncrant, accrpemnt siogiiloa deoacioa.
Veaienlea aotem et primi , arbitral! uint qabd plos casent acceptnri : acce|)erant aal«m «t ipû eing^oa daaarics ;
Et aodpieBlca marmorabant adreEsèa pa-
tremfamlliat,
Dicentr» : Hi norîasiml unà horû fisceruni, et parcs illos nobisfcciM',
lA YIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. 599
sorti de nouveau , il «n Yit d'autres qui étaient sur la place à ne rien faire;
12. Et il leur dit : Allez, vous aussi, à ma vigne, et ce qui sera juste, je vous le donnerai. Et ils y allèrent^
13. il sortit encore vers la sixième et la neuvième heure ^, el fît la même chose.
14. Enfin étant sorti vers la onzième *, il en trouva d'autres qui étaient là,oisifs, et il leur dit : Pourquoi restez-vous là tout le jour sans rien faire?
1 5. Ils répondirent : Parce que personne ne nous a loués. Il leur dit : Allez , vous aussi, à ma vigne.
1 6. Sur le soir, le maître de la vigne dit à son intendant : Appelez les ouvriers et payez-les, en commençant par les derniers, jusqu'aux premiers.
17. Et ceux qui étaient venus vers la onzième heure s'approchèrent, et ils reçurent chacun un denier*.
18. Les premiers , venant ensuite, pensaient qu'ils recevraient davantage ; mais ils reçurent aussi chacun un denier;
19. Et en le rex^vant, ils murmuraient contre le père de famille,
20. Disant r Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et vous les avez traités
* f iS. A midi et à trots heares.
* f 14. Vers cinq heures da soir.
' f 17. Gr. n%6ov àvà ^i]và^cgv, accêperunt singuH denarium, ils reçurent chacua UQ dcoier. — De même au Ycrsel suivant.
Îuî porUviiDiis pondus ici el a*«tA«.
At nie rwtpomlens ont eornni , di\it ; Amice, ncn fdcio libi injariim :
nonnè e& denario conveoisii mccuiD?