‹ La vie de n. s. Jésus-ChristChapitre 73 sur 141 · Us lui dirent : Tu es né tout entier · texte numérisé non relu

Us lui dirent : Tu es né tout entier

* f 17. Tout à rheure, \\b savaient; maintenant, Ils ne'$av9ni plus : contradiction que l'ayeagle relôve d'ane manière fort piquante , allant jusqu'à leur dire adroi« tement que si les docteurs peuvent ignorer, les gens du peuple peuvent aussi iavair quelque chose, et il leur en donne la preuve, en employant leur formule, Noue

eavone.

* f 19» Cest-à-dire : Dieu, qui est la vérité , ne peut point accorder à un imposteur le pouvoir d'autoriser ses mensonges par des miracles.

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ettotos, et lo doces nos?

Et ejeoervnt enin for&s*

Acdml Jesos quia ejecerant enm forS»; et cùm iiiTenM»et eam t disit fti : Ta credis in ?iliiiml>ei?

Respondit iUe , et ditil : Qui* esl, Domine»

vt credam in enm ?

Rt dixit ei Jenis : Et tldisti enm, et qni loqnitv tecnm, ipse eet.

At nie ait : Credo , Domine. Et procidens aOoravit eom.

EtdixitJeMu:InJDdidam ego in honc mnndnm Teni» at qni non ▼ident Tideant , et qni vidr^nl, ceci fiant.

Et andierant quidam ex PharUsis qni enm ip50 eranl, et dizernnt ei : Nuinqnid et nos ceci «nwus?

LA TIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. CH. lxi.

dans le péché, et ta veux nous enseigner*? Et ils le jetèrent dehors.

23. Jésus apprit qu'ils l'avaient jeté dehors ; et l'ayant rencontré *, il lui dit : Croyez-vous au Fils de Dieu ?

24. 11 répondit : Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui?

25. Jésus lui dit : Vous l'avez vu, et c'est lui-même qui vous parle.

26. Cet homme répondit : Je crois, Seigneur, Et, se prosternant, il l'adora.

27. Et Jésus lui dit : Je suis venu dans ce monde pour accomplir un décret du Ciel : pour que ceux qui ne voient pas, voient* ; et que ceux qui voient, deviennent aveugles.

28. Et quelques-uns d'entre les Pharisiens qui étaient près de lui , entendant cela, lui dirent ; Est-ce que nous sommes, nous aussi, des aveugles*?

* t 22. Les Pharisiens considéraient les pauvres comme étant tous méprisables, tous d'une naissance illégitime, tous pleins de vices grossiers, tous incapables d'aucune élévation d*esprit et d'aucun sentiment généreux. Que de Pharisiens encore de nos jours 1 et comment faire comprendre à ces orgueilleux aveugles que c'est au sein de la pauvreté et de la misère, que l'on trouve souvent les plus grandes, les plus nobles et les plus héroïques vertus?

* i 23. Non pas dans le temple, comme différents auteurs l'ont pensé, et comme nous l'avions cru nous-méme d'après eux , mais non loin de Jérusalem, alors, probablement, que le Sauveur réunissait les disciples qu'il devait envoyer en mission, et dont l'aveugle-né pourrait bien avoir fait partie.

* f 27. C'est-à-dire, afin que ceux qui reconnaissent leur aveuglement voient la lumière, et que ceux qui se confient en leurs prétendues lumières en soient punîg par l'aveuglement spirituel.

* ^ 28. Voici le sens de la question, ou plutôt du sarcasme que les Pharisiens adressent ici au Fils de Dieu : Vous venez, lui disent-ils, de partager les hommes en deux catégories, les voyants et les aveugles; dans laquelle nous placez-vous? Serai^^« ce parmi les aveugles? et nons annoncez-vous que nous recevrons votre lumière?

CB. LXi. LA VIE DE N. S. JÉSUS-GHRISÏ. fOt

Dixit eii jesos : Si 29. Jésus IcuF (lit .' Si VOUS étiez aveu-

OBCi esMtia , non liâbe*

i2ïdfciSV"5iiaîr^ ë\^f ^^"S n'auriez point de péché; mais

comme vous dites, Nous voyons, votre péché demeure *.

moii peccatvm TWtnim naneL

' t 29. Voici le sens de la réponse da Sanvenr : Si vons étiez simplement aveugles, sans que votre esprit et votre cœur fussent pervertis, vous n'auriez point le péché s'interposent entre vous et la lumière qui vous est offerte ; mais comme vous dites. Nous ne voulons pas de cette lumière qui nous est odieuse, nous voyons assez par notre intelligence, le péctié reste, sans qu'on puisse l'écarter, entre vous et la clarté céleste. (Il est ferme et immobile à toujours, firmum esl, dit la version syifaqae.)

3. Il m'a mis de la boue sur les yeux^ je me suis lavé, et je vois — L^aveugle guéri par le Fils de Dieu fut sincère jusqu'à la naïveté,. dans le témoignage qu'il rendit au miracle dont il venait lui-même d'être je sujet; et c'est ce qui jeta les Pharisiens dans la confusion : car ils eurent beau Pinterroger et le questionner pour tâcher de le surprendre dans ses paroles, il persista toujours à soutenir ce qu'ils ne voulaient pas entendre 9 et par la simplicité de sa déposition , il rendit inutiles toutes les ruses dont leur esprit double et artificieux se servait pour obscurcir la gloire du Sauveur. Oui , leur déclara-t-il plusieurs fois, c'est moi qui suis cet aveugle de naissance que vous aviez vu mendier dans la place publique. Je vous l'ai dit et je vous le dis encore : cet homme que vous appelez Jésus est celui qui a opéré dans moi cette merveille; puisqu'il faut pleinement vous en éclaircir, voici la manière et les circonstances qu'il a observées : il a pris un peu de boue, il me l'a mise sur les yeux , il m'a commandé d'aller à la piscine de Siloé et de m'y laver; j'ai obéi à son ordre, et vous en voyez l'effet. Si ce qu'il leur disait eût été un mensonge et une imposture , à force de ]e presser et d'exiger de lui à plusieurs reprises un compte exact de la chose, ils l'auraient embarrassé ; il se serait coupé dans ses réponses, et à peine aurait-il pu éviter de tomber en quelque contradiction; mais parce qu'il confesse la vérité et que la vérité est toujours la même, il ne se dément point, et n'a qu'un même témoignage toujours uniforme : Il m'a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois* Mais cet homme est un pécheur : s'il est pécheur, comme vous le dites, c'est ce que j'ignore; tout ce que je sais, c'est qu'étant aveugle comme je l'étais, je ne le suis plus. Or, ce témoignage, encore une fois, rendait les Pharisiens d'autant plus confus, qu'il était plus simple et plus naïf*

sot LÀ TI£ DE N. S. JÉSUS-CHEIST. CH. lxi.

Car que pouïaient-ils éluder? Il s^agissait d^un fait qui portait en soi son éclaircissement et sa preuve : c'était un miracle subsistant dans la personne de ce pauvre; ce pauvre parlait et se produîsail; que pou* vaien t U ûnesm el Fîntrigne ooolre une sentWahte sincérité 7

(BOURDALOUE

5. Et de nouveau s'adressantà P aveugle, ils lui dirent : Toi, que distu de celui qui fa emerf les yeux^ — Les implacables Pharisiens époi* sent tous les moyens de force qui sont dans leurs mains pour infimi* der ce pauvre aveugle, lui arracher le désaveu â^uii fait pubUc, ou du moins pour le forcer au silence. Armés d'une autorité snprêmei ils déclarent devant un homme du peuple, devant un mendiant, que Jésus est un méchant, un séducteur; ilsTinterrogentà plusieurs reprises pour surprendre des variations dans ses réponses ; ils le somment au nom de Dieu même de dire la vérité , c'est-à-dire de répéter le mensonge qu'ils lui dictent Quel odieux abus d'autorité I Et voilà ce qu'elle est toi^ours dans les mains des ennemis de Dieu. Que d'avantages apparents d'un côté,, et que de faiblesse apparente de l'autre I Le père et la mère de l'aveugle se dérobent au iknger en renvoyant à leur fils le soin de s'expliquer kû-mème sur le miracle, et se contentent d'attester qu'il est leur flte et qu'il est né aveugle : ce qui suffisait pour la convic- \iaa^ puisque la guérison était sous les yeux des Pharisiens. Sans se laisser influencer par la faiblesse de ses parents^ l'aveugle montre bien« t6t que sa circonspection n'est pas de la crainte et que le bienfait du miracle a mis dans son cœur le bienfait de la foL Poussé à bout par leurs questions réitérées et insidieuses, comme aussi par les injures qu'ils vomissent contre lui et son bienfaiteur» alors il se croit pernûs avec raison de lesomfondre par la parole de ce Dieu même dontils ont profané le nom, et de rendre hommage à ce Dieu et à son prophète. U leur fait sentir en peu de paroles la pitoyable fausseté de leurs préteaites et toute la misère de leurs subterfuges. (Làharpb.)

12. Nous, nous savous que cet bonme n'est gtf'tm pécheur. —Le cré* ditdu Fils de Dieu était incommode aux Pharisiens» et se trouvait opposé à leurs intérêts : il n'en fallait pas davantage pour le décrier dans leur estime et pour leur faire croire de lui tout ce que Faversion la plus violente et la haine la plus envenimée fût capable de leur suggérer. En effet» Jésus-Christ passait pour un Prophète» pour ua bomme de Dieu; et ils étaient convaincus que c'était un pécheur I Noua savons, disaient-ils , que cet homme est un méchant et un hypocrite ; etl'assurance que nous en avons nous oblige à rendre ce témoignage

contre loi. Ibis cet hoffime, leur répliq»aît-on , est exaucé de Dieu; mais cet homme tait des miracles ; mais cet homme est irrépréhensible dans ses mœurs : il n^impotte; c'est mi pécheur^ et boqs lesaTons. Mais pourquoi le savaient-ils! parce quMls Toulaient que cela fât, et quUl était de leur intérêt qu'on le crût de la sorte. Qr, e& ceci, loir intérêt était la règle de leur jugement^ et ce qu'ils voulaient était uniquement ce qui les persuadait Si le Sauveur du monde se fût déclaré pour eux, s'il eût été de leur parti, s'il se fût conformé à leurs maximes, il eût eu leur approbation ; et^ sans être ni plus juste ni plus saint qu'il Tétait^ ils l'auraient canom'sé; mais parce qu'il condamnait leurs erreurs, mais parce qu'il révélait le mystère de leur fausse piété, mais parce qu'il désabusait le peuple séduit par l'apparence de leur religion et par leur pernicieuse doctrine, quoi qu'il fit^ c'était un pécheur et un homme de mauvaise vie. (Bourbaloce.^

16. N^mSf nous sommes les disciples de Moïse. — Voilà^ dit saint Augustin^ ce qui arrivait dans les schismes qui se sont formés entre les fidèles et qui ont divisé l'Église de Dieu. La manière des hérésiarques était de s'ériger eux-mêmes premièrement^ et puis leurs partisans et leurs associés, en hommes rares et extraordinaires; tout ce qui s'attachait à eux devenait grand, et ce seul titre d'être dans les intérêts du parti, était un éloge achevé, n n'y avait parmi eux, à les entendre, que des génies sublimes, que des prodiges de science et de vertu. Ils s'appelaient, sans hésiter^ les vrais disciples des premiers Pères de l'Église. C'était chez eux que se trouvait la ferveur de l'ancienne discipline et la solidité de l'esprit chrétien ; hors de chez eux, ils ne voyaient rien qui ne leur fit pitié. Les plus intelligents et les plus habiles du parti catholique leur paraissaient des hommes faibles et ignorants; tout ce qui ne les favorisait pas n'était que relâchement et que désordre ; n'être pas dans leurs sentiments, c'était être abandonné de Dieu et réprouvé. En effet, ils le croyaient ainsi; et quoique tout cela fût autant d'illusions et de chimères, à force de souhaiter et de vouloir que ces chimères et ces illusions fussent des vérités, ils s'en faisaient des vérités et un sujet de triomphe : tant il est vrai que, du moment que le ressort de l'intérêt joue, la raison ne juge plus qu'au gré de la volonté aveuglée et passionnée. (BounDALoirB.)

16. Alors ils le ehargèrent de malédictions y et hi dirent : Sois toi-même son disciple; nousy nous sommes les disciples de Moïse.— Qui empêchait donc que tous ces docteurs de la synagogue ne fussent

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da moins aussi raisonuables qu'un pauvre mendiant? Vous le voyez, Torgueil, le seul orgueil. Tu es né tout entier dans le péché, lui disentils ; ils ont la cruauté de lui reprocher sa naissance , comme si ses péchés en avaient été la cause : car c'est là cequMls veulent dire; et Jésus- Christ a eu soin de nous apprendre toutlecontraire, et de nous avertir que nous ne devons voir dans les accidents delà nature et de la fortune, que les desseins d^me Providence que nous devons toujours adorer. Tu veux nous enseigner ! n'est-ce pas là en substance le résultat de tous nos livres philosophiques? N'entendez-vous pas nos précepteurs du monde? Nous enseigner! s'écrient-ils; nous prouver quelque chose^ à nous! à nous, les maîtres des nations , les apôtres de la nature et de la raison! LIÈvangile a donc peint l'orgueil ennemi de la vérité, tel qu'il est dans tous les temps; et qui osera prétendre que Dieu doit faire des miracles pour l'orgueil? Prenez garde que tous ceux de Jésus-Christ, tous sans exception, sont des grâces accordées aux besoins, auxiuflrmités et aux prières des hommes. Cela est d'un Mattre juste; mais est-il d'un Maître bon et juste de donner au vice insolent ce qu'il donne à la misère suppliante , ou à l'ignorance et à la faiblesse qui ne demandent qu'à être aidées et instruites? (Laoarpe.)

19. Nous savons que Dieu fCécoute point les pécheurs y et que (fest quand on Vhonore et qu^on fait sa volonté qu'il exauce. — Remarquez que le bon sens de l'aveugle réfute les Pharisiens par l'Écriture même qu'ils réclamaient sans cesse, comme nous réfutons les sophistes d'aujourd'hui par cette même raison à laquelle ils en appellent toujours. Car c'est dans les psaumes (quoi qu'il ne les cite pas) que se trouve mot à mot ce qu'il oppose à ces juges iniques : a Nous savons que Dieu n'exauce pas des méchants (demandant un miracle), mais qu'il fait la volonté de ses serviteurs, » voluntatem timenlium se faciet. 11 ne regarde encore Jésus-Christ que comme un prophète; sa foi n'est pas encore entièrement éclairée; mais elle est pleine et sincère, et le courageux témoignage qu'il rend à la vérité qu'il aime devant les hommes puissants qui la détestent, ne peut manquer de lui mériter une révélation complète de la part de celui qui ne demande qu'à répandre sa lumière dans un cœur droit et reconnaissant; et c'est ainsi que le trésor de la foi va sans cesse s'étendant et s'agrandissant dans une âme humble et aimante, qui jusqu'au dernier moment doit y puiser de nouvelles richesses. Ce pauvre maltraité et chassé pour Jésus-Christ^ le rencontre bientôt : ce sont là les épreuves et les sacrifices qui mènent à lui. (Laharpe.)

CQ. LXi. LA VIE DE N. S. JÉSUS-CHRIST. tOt

22. Ils lui dirent : Tu es né tout entier dans le pichij et tu veux nous enseigner f Et ils le jetèrent dehors. --Que, dans le désespoir de ie réduire^ ces docteurs^ aigris et irrités^ le chassent avec ignominie de rassemblée^ il endure tout^ et il est déterminé à tout, plutôt que de méconnaître celui à qui il doit sa guérison^ et de lui manquer de fidélité. Que dis-je? A ce premier témoignage il en lyoute un autre plus relevé et plus saint : il connaissait bien la vertu miraculeuse de cet Homme-Dieu qui Tavail guéri; mais il ne savait encore qu'imparfaitement qui il était. Or il faut que le Fils de Dieu , par un dernier effet de sa puissance et de sa miséricorde , lui éclaire les yeux de l'ftme, après lui avoir éclairé les yeux du corps, et c^est ce qu'il fait dans un second entretien qu'il a avec ce pauvre. A la première parole de Jésus- Christ, qui l'instruit de sa mission et qui lui découvre sa divinité, ce nouveau chrétien ne délibère point , ne raisonne point, nedififère point. Avec quelle promptitude il embrasse la sainte loi qui lui est annoncée I avec quelle soumission il croit les hauts mystères qui lui sont révélés, au moment qu'ils lui sontrévélésl Je crois. Seigneur 1 s'écrie-t-iL Toutes les calomnies des Pharisiens contre Jésus-Christ, tous leurs discours ni tous leurs mauvais traitements ne l'ont pu ébranler; et, plus inviolablement attaché que jamais à la personne de ce Sauveur qui lui manifeste ses divines perfections, il se prosterne à ses pieds et l'adore comme son Dieu. (Bouedaloce.)

26. Cet homme répondit : Je crois. Seigneur. Et se prosternant , il r adora .—Et moi aussi je le crois, et je vous adore^ adorable auteur et du récit et du miracle, qui l'un et Tautre sont de Dieu. Et moi aussi, j'étais aveugle, non pas de naissance, mais d'orgueil, ce qui est bien pis, et vous avez eu pitié de moi, et vous m'avez ouvert les yeux: ne permettez pas, je vous en conjure, qu'ils se referment jamais après avoir vu votre lumière, ni que les malédictions de l'impiété ferment jamais ma bouche, après que vous lui avez permis de vous confesser, tout indigne qu'elle en fût toujours... C'est le ton inimitable de ce récit tout divin et de tous ceux du même livre, ce caractère unique que nos philosophes eux-mêmes n'ont jamais osé nier tout à fait, et dont un d'entre eux a vanté le charme céleste, c'est ce langage de la vérité qui s'élèvera un jour contre ses ennemis, qui seront sans excuses, parce qu'il ne pouvait pas ressembler au mensonge, qu'il faisait d'avance leur histoire. Ne voit-on pas ici l'homme simple et ingénu, qui n'a d'autres lumières que celles de la bonne foi, qui s'exprime comme la conscience elle-même quand elle n'est pas pervertie , comme le bon sens

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quand la passion ne Fa pas éteintîMaisqoe voit-on de ranfreîdes juges qui afflnnent sans la nioiodre preuve, qui menacent sans la moindre pudeur, qui maudissent sans le moindre sujet, qui maltraitent et chassent rinnooence sans le moindre scrupule. Nous iavons que cet homme est un pécheur. Nons savons t Qud excès d*arrogance! // n*observe pas le Jour du sabbat I parce quMl fait du bien le jour du sabbat ! Quel excès d'absurdité! (Lahahm.)

ÉLÉVATION

Heureux celui dont le cœur ne connaît point Fenvie » ce vice des Pharisiens et des faux sages d^Israël dont les inspirations odieuses et funestes ont causé la mort du Saint des Saints 1 Qu'aviez-vous donc fait à ces hommes superbes pour exciter ainsi leur haine et leur envie , 6 mon Sauveur? Vous passiez en faisant le bien; vos miracles taisaient Tadmiration de tous; les pauvres, qui en ressentaient les effets, publiaient vos louanges; vos actions merveilleuses , vos paroles pleines de douceur et de mansuétude entraînaient tous les cœurs vers vous , 1 n'en fallait pas davantage pour déchaîner la fureur de cette race orgueilleuse que le peuple craignait encore, mais quUl n^écoutait plus depuis quMl avait entendu la doctrine de la divine sagesse sortir de la bouche de celui que tous reconnaissaient pour un Prophète. Seigneur, ne permettez pas que Fenvie, sous le voile du zèle et de la piété,, se glisse dans notre cœur pour y détruire les effets de votre grâce, et diminuer Famour que nous devons à nos frères. Donnez-nous la simplicité et la reconnaissance de cet infortuné dont vous avez éclairé Fâme en même temps que vous ouvriez ses yeux à la lumière; sMnquiétant peu des injures dont vos ennemis Faccablaicnt, il annonçait hautement votre puissance : comme lui et avec lui nous vous disons : Seigneur^ je crois ! vous êtes le salut , vous êtes Fespérance! Avec cette foi, plus de doute, plus dMncertitude ; des torrents de lumière remplissent Fâme et le cœur^ rien de terrestre ne les touche plus, tous leurs désirs se portent vers la patrie où les attend un bonheur sans fin. Amen.

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