‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 22 sur 106 · LA PÊCHE MIRACULEUSE · texte numérisé non relu

LA PÊCHE MIRACULEUSE

tc*mps, où ceux qui se seront attachés à Jésus-Christ quitteront pour toujours la mer de ce monde.

Un peuple nombreux voyait ces réalités, recevait ces symboles et ces promesses. Il y avait sur le lac des centaines de bateaux constamment actifs ; la pêche évangélique se faisait en plein jour. On a remarqué (1) que la contrée de l’Evangile, par ses habitants et par la configuration du sol, était tout entière symbolique. Près de la mer Morte, le Jourdain n’avance qu’en se repliant, comme s’il craignait le lit du lac sulfureux. L’instinct des poissons les avertit de remonter, car ceux que le courant a portés dans l’abîme meurent aussitôt. C’est pourquoi cet endroit était fréquenté des pêcheurs. Simon, André, Jean et son frère y allaient jeter leurs filets. Image de ce qui leur arrivera lorsqu’ils seront pêcheurs d’hommes : à l'extrémité du fleuve de la vie, ils prendront pour le royaume de Dieu ceux qu’épouvante et fait reculer la proximité du gouffre éternel. Jérémie avait dit : « Un jour viendra que « j'enverrai plusieurs pêcheurs, et ils pêcheront les- « hommes. »

Par le quadrige de pêcheurs, dit saint Jérôme,, nous sommes emportés vers les deux comme Élie. Us sont les quatre angles de la première église édifiée, les quatre lettres hébraïques du Nom divin. Leur exemple nous ordonne d’obéir à l’appel de

[i'j Sepp. Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Dieu, d’oublier la foule des vices, de quitter la barque de notre première vie, et les délices de la maison paternelle, et ce tissu des sollicitudes du monde, ce filet des araignées où, pris comme des moucherons, nous pendons sur le rien.

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