‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 50 sur 106 · SECONDE MULTIPLICATION DES PAINS · texte numérisé non relu

SECONDE MULTIPLICATION DES PAINS

n pourrait dire que l’ Evangile est l’his- 7? toire de l'éducation de saint Pierre et ' des Apôtres. Parce qu’il est l’homme parfait, Jésus est l’adorateur et le pretre parlait, et ce fut sa mission de former des adorateurs et des prêtres.

A partir du moment où nous sommes, il y

met un soin non plus constant, mais plus direct. Les instructions prennent le pas sur les miracles.

II instruit sous forme de paraboles ou de controverses avec les Pharisiens, Scribes et Docteurs de la Loi.

Ces hommes, qui dominaient à Jérusalem, étaient nombreux partout. Mêlés au peuple, ils suivaient Jésus pas à pas, toujours prêts à lui proposer des questions captieuses, afin d’obtenir des réponses où ils trouvassent de quoi l’accuser. Si nous possédions les relations qu'ils ont envoyées au Sanhédrin, nous aurions la substance et l’art de toutes les calomnies qui seront jamais élevées contre l’Eglise.

Un jour, ayant observé que quelques-uns des Disciples mangeaient sans s’être lavé les mains, ils signalèrent comme une transgression cet oubli des coutumes. On lit dans les Prophètes : Lave z~ vous et soye ^ purs. — Purifiez-vous, vous qui portez les vases du Seigneur, et d’autres paroles semblables. Cela est dit pour commander la correction de l’âme et du cœur. Les Pharisiens l’interprétaient dans un sens matériel. De continuelles ablutions les dispensaient des larmes, des aumônes et des œuvres de justice.

Ils dirent donc à Jésus : « D’où vient que vos Disciples violent la tradition et ne se lavent point les mains pour manger? » Jésus daigna leur répondre.

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