‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 51 sur 106 · FAUSSE PURIFICATION, LA CHANANEENNE · texte numérisé non relu

FAUSSE PURIFICATION, LA CHANANEENNE

C’est ici une de ces petites circonstances qui servent à beaucoup de faibles esprits pour injurier la simplicité de l’Evangile. — Voilà, disentils, le Fils de Dieu en contestation sur le point de savoir s’il faut se laver les mains avant dîner! Heureusement pour nous, le Fils de Dieu a moins méprisé nos misères. Il a voulu ce débat, comme il a voulu apaiser la tempête, comme il voudra ressusciter Lazare, comme il veut mourir sur la croix. La puérile question des Pharisiens lui servit à marquer le caractère de la vraie purification contre le formalisme où l’esprit pharisaïque fait consister la piété.

Il reprit sévèrement 'ces censeurs qui montraient tant de respect pour des minuties de tradition purement humaine, mais qui ne craignaient pas d’enfreindre les préceptes les plus essentiels, nettoyant scrupuleusement les bords du vase et laissant l’ordure au fond de la coupe, filtrant l’eau pour éviter d’avaler un moucheron, et avalant un chameau. Il leur reprocha d’avoir une tradition ou plutôt un sophisme qui dispensait le fils d’assister son père dans le besoin , pourvu qu’il ne manquât de faire une certaine offrande au Temple. « Hypocrites, leur dit-il, vous voilà bien « saints, de vous dispenser du commandement « de Dieu pour vous attacher. à votre tradition ! » Il s’adressa ensuite au peuple, qui n’avait pas entendu cette réprimande; et d’une voix élevée, i}

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continua : « Ecoutez tous et comprenez bien : « Rien de ce qui entre dans le corps de l’homme « n’est capable de le souiller; ce qui sort de « l’homme, c’est ce qui le souille. »

Les Disciples, alarmés du courroux des Pharisiens, peut-être scandalisés eux-mêmes, demandèrent l’explication d’une parole nouvelle pour eux, et qui semblait aller contre la défense si respectée de manger des animaux immondes. En effet, cette barrière juive devait disparaître, mais plus tard.

Pierre, suivant l’usage, avait parlé pour tous. Le Maître répondit : « Ce qui entre de dehors « dans l’homme ne le peut souiller, parce qu’il « n'entre pas dans le cœur; mais ce qui sort de « la bouche part du cœur. C’est du dedans et « du cœur de l’homme que viennent les méchante tes pensées, les impudicités, les homicides, les « larcins, l’avarice, le blasphème, l’orgueil et « tous les crimes. C’est là ce qui rend impur, « et non pas de manger sans avoir lavé ses « mains. » Parole féconde, du nombre de celles qui ont donné à l’homme des sens nouveaux et qui l’ont doué de l'intelligence de lui-même. Le cœur de l’homme, dit Origène, est grand lorsqu’il est pur, et sa petitesse corporelle ne l’empêche pas de recevoir le Seigneur, qui est esprit. Lorsque le cœur de l’homme possède la pureté, il embrasse la vérité.

Jésus quitta ce lieu et s'en alla sur les contins de Tyr et de Sidon. Après avoir condamné les observances superstitieuses des Juifs, qui n’ont pas voulu l’entendre, il se tourne vers les païens. Enseignement analogue à celui que l’on peut tirer de la mission de Sichar, en Samarie. Le Maître patient se plie à la faiblesse des Disciples et répète souvent la même leçon, mais il y ajoute chaque fois quelque chose qui la grave mieux dans leur intelligence élargie. Cette fois il se cacha, parce que le temps de la prédication aux Gentils n’était pas encore arrivé. Cependant, parmi la foule qui devait ignorer sa présence, il y avait une âme croyante qu’il voulait récompenser, et cellelà sut bien arriver à lui.

Une femme Chananéenne, du pays de Syro- Phénicie, accourut donc vers Jésus, disant et criant sur le chemin : « Seigneur, fils de David, ayez pitié de moi •, ma fille est cruellement tourmentée du démon! » L’Esprit saint, qui inspire la prière, dit tout en peu de mots : Seigneur : cette femme confesse la divinité; Fils de David : elle confesse l'humanité; Ave- pitié de moi , non pas, ayez pitié de ma fille, car la souffrance de la fille est la douleur propre de la mère; mq fille est cruellement tourmentée du démon : voilà le mal exposé au médecin dans toute sa force et dans toute sa gravité.

L’action de la Chananéenne est aussi sage que

sa prière. Elle ne demande rien aux hommes; appuyée sur la foi, elle s’adresse à Dieu directement. ,

Cependant Jésus ne semblait point l’entendre et ne lui répondait pas un mot. Les Disciples, touchés de sa douleur on importunés de sa plainte, le prièrent de la congédier en lui accordant ce qu’elle sollicitait. Il leur dit qu’il n’était envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël, et il continua de marcher. Mais la Chananéenne montrant autant de foi que d’amour maternel, le suivit, et pénétrant dans la maison où il était entré, elle se jeta à ses pieds, criant toujours : « Seigneur, secourez-moi ; délivrez ma fille ! » Alors, avec une sévérité qui ne lui était pas ordinaire, et pour que cette païenne connût la puissance de la foi : « Laissez premièrement, lui dit-il, les ente fants se rassasier, car il ne convient pas de « prendre le pain des enfants pour le jeter aux « chiens. » Cette dureté (sans doute tempérée par l’accent) ne put rebuter la suppliante. — « Il est vrai , Seigneur , répliqua-t-elle ; mais encore les petits chiens peuvent-ils manger sous la table les miettes du pain des enfants. « A ce trait d’humilité, après une si ferme persévérance , Jésus, comme vaincu, lui dit : « O femme, ta foi est « grande ! Et pour ce mot, qu’il te soit fait sev Ion ton désir. Va, ta fille est guérie. »

La fille de la Chananéenne, comme le servi-

' LA CHANANKENNE, LE SOUHD-MÉF.I. 279

teur du Centurion, sont guéris sans que le Seigneur soit entré chez eux. Les nations que le Christ n’avait pas visitées seront sauvées par sa parole et par la prière de son Église. C’est l’Église, cette mère dont la tendresse et la foi ne se laissent point rebuter, et qui va disant toujours : « Seigneur, ayez pitié de moi, guérissez mon en- « fant ! » Comme l’Hémorrhoïsse et comme la Samaritaine, qui sont sorties de leur ville, la Chananéenne a quitté son pays natal, et elle figure la Gentilité. Comme Ruth, moabite, nommée parmi les ancêtres du Seigneur, elle est admise dans la maison de Dieu par la puissance de son amour et de sa foi.

Jésus quitta ensuite la contrée. S’il n’y fit pas d’autres miracles, celui-ci, par lequel il enseigne si fortement l’efficacité de la prière, contient un second enseignement : il nous apprend que le bien d’une seule âme suffisait au Fils de Dieu pour lui faire accepter le labeur d’une mission.

Il revint au bord de la mer de Galilée, et dès que l’on y connut son retour, on lui amena un sourdmuet. Il le tira à l’écart, lui toucha les oreilles et la langue, leva les yeux au ciel et poussa un soupir. Ensuite il dit : Ephpheta (sois ouvert) ; et le sourd-muet entendit et parla.

L’éloignement de la foule, les yeux levés au ciel, le soupir, sont pour apprendre aux Apô-

très à fuir la vaine gloire, à se souvenir que c’est du ciel qu’il faut attendre tout bienfait, que tout s’obtient de Dieu par le gémissement de la prière, que l'humilité enfin vaut plus que le pouvoir des miracles. Ce gémissement, qui est en Jésus l’effet de la compassion, doit être en nous le désaveu et l’expiation du mal. Lorsque nous savons gémir, c’est alors que nous demandons efficacement notre délivrance des suites du péché.

Jésus touche l'infirme, pour montrer que son corps, uni à la divinité, est enrichi de la puissance de la divinité et opère divinement ; argument contre les hérésies futures. Paraissant dans notre chair, il la fait voir rétablie en toute sa perfection et investie de toute la gloire qui lui sera donnée. Il se sert de son doigt pour ouvrir l’ouïe fermée, de sa salive pour délier la langue muette, et enfin il ordonne : Ephpheta! Les deux natures se distinguent sans se séparer. Il prie , gémit et travaille comme un homme; il guérit le sourd d’une seule de ses paroles de Dieu : Sois ouvert!

D’autres miracles suivirent en grand nombre. Les muets parlaient, les boiteux marchaient, les aveugles voyaient. Un cri s’élevait de l’âme du peuple : — Il a bien fait toutes choses ! Et tous publiaient les louanges du Dieu d’Israël.

Comme la multitude était considérable et le lieu désert. Jésus renouvela le miracle de la mul-

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tiplication des pains. Les Disciples avaient déjà oublié la première. Us se préoccupèrent encore du moyen d’acheter assez de pain pour nourrirquatre mille hommes qui s’étaient rassemblés là, sans compter les femmes et les enfants. On trouva sept pains et quelques petits poissons. Jésus les bénit de cette bénédiction par laquelle, au commencement, le Verbe a donné aux créatures la vertu de croître et de multiplier, et ils multiplièrent entre ses mains comme le grain multiplie dans la terre. Tous mangèrent et furent rassasiés, et des morceaux qui restèrent on remporta sept corbeilles pleines.

Outre divers sens particuliers, très-abondants et très-beaux, les deux miracles de la multiplication du pain ont un sens général qui leur est commun et qui les complète l’un par l’autre. Avant de l’examiner, jetons les yeux sur la solution que l’enseignement qui résulte de ces miracles pourrait actuellement donner à l’une des grandes difficultés du monde. Il s’agit de la multiplication et du partage des richesses.

Le problème est de nourrir tout un peuple : cinq mille hommes la première fois, quatre mille la seconde , plus les femmes et les enfants; ce qui, dans les deux occasions, a du doubler au moins le chiffre. Pour faire face au besoin , il n’y a rien. On est dans le désert. Les Apôtres, qui représentent le Pouvoir,

s'inquiètent de la situation. Ils proposent à Jésus ce que la sagesse humaine peut proposer : Renvoyez cette foule, afin que chacun se pourvoie comme il pourra. Jésus répond : Donnez leur vous-mêmes à manger.

Les Apôtres, alors, pensent à acheter du pain ; et veulent généreusement y mettre tout ce qu’ils possèdent. Une prompte et triste réflexion les décourage ; Quand même on y mettrait deux cents deniers d’argent (probablement beaucoup plus que ne contenait la bourse commune), ce ne serait pas assez pour que chacun en eût un petit morceau ! Pourtant, rien autre chose à faire. Il faut choisir : les laisser se pourvoir comme ils pourront, sans prendre souci des petits et des faibles, sacrifier le pauvre; ou jeter dans le gouffre l’épargne publique , sacrifier le riche ; et ce sacrifice ne suffira pas.

Un troisième moyen est suggéré , mais comme en rougissant , tant il semble inefficace. Dans cette foule affamée, on a découvert un riche, un enfant qui possède cinq pains d’orge et deux petits poissons. C’est plus qu’il ne faut pour lui. On peut dépouiller ce riche, qui a trop, au profit de ceux qui n’ont rien, et mettre en commun son abondance, ses cinq pains d’orge et ses deux poissons. — Or , dit l’inventeur du système qu’est-ce que cela à partager entre tant de bouches î

Abandonner le pauvre, le nourrir un instant aux dépens de l’État en ruinant l’État, dépouiller jë riche sans aucun profit pour personne et sans tirer l’État de son péril, ainsi se présente le problème. De plus en plus les gouvernements se voient fatalement serrés entre ces abîmes. A travers ces abîmes , aucune science politique ne peut trouver d’issue.

Dans l’histoire évangélique, Jésus intervient. Jésus est engagé envers ce peuple qui l’a suivi au désert pour écouter sa parole, et qui, par conséquent, a rempli le précepte de « chercher premièrement le royaume de Dieu. »

Il commande d’abord aux Apôtres de mettre de l’ordre parmi la foule, de les distribuer par bandes de cent et de cinquante , de les faire asseoir sur l’herbe verte (figure des convoitises qu’il faut mépriser). Puis, quand la cohue a reçu cette organisation qui place chaque troupeau et chaque individu sous la direction d’un pasteur, il se fait apporter les faibles provisions qu’on a trouvées, et il les bénit. C’est à Lui qu’on les apporte , parce que c’est à Lui qu’elles appartiennent comme créateur de tout bien et maître de toute créature ; il les bénit en levant les yeux au ciel , parce que c’est à Dieu qu’il faut demander toute bénédiction et tout accroissement ; il les distribue par la main des Apôtres , parce que c’est Lui qui a le droit d’en disposer \ elles suffisent, parce que

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sa bénédiction les a multipliées ; il en reste après que chacun en a mangé et s’est rassasié, parce que Dieu donne tout avec abondance, et parce qu’il a fait cette loi, que l’aumône ne ruine pas celui qui la répand, et au contraire l’enrichit.

C’est là l’économie sociale de l’Évangile : inspirer premièrement aux peuples le goût des choses de Dieu -, établir parmi eux l’ordre et leur donner des pasteurs ; leur enseigner à mépriser les convoitises qui les rendent insatiables; demander à Dieu de bénir et multiplier les vraies richesses matérielles, celles qui sont nécessaires à l’existence. Toute cette économie évangélique paraît aujourd'hui digne de mépris; mais l’abîme du paupérisme s’est ouvert, et, pour remède, le communisme est sérieusement proposé. L’on peut déjà prévoir que les institutions communistes ouvriront des cirques plus aisément qu’elles ne donneront du pain.

Le sens mystique des deux multiplications de pains est , comme dans plusieurs autres miracles , l'accomplissement de la Loi par l’institution de l’Eucharistie et le ministère de l’Église.

« J’ai pitié de ce peuple , dit Jésus avant le second miracle ; ils n’ont rien à manger , et si je les renvoie à jeun, les forces leur manqueront sur la route, car plusieurs sont venus de loin. » Ailleurs il est dit que Jésus les regardait avec compassion, « parce qu’ils erraient comme des bre-

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bis sans pasteur. » Or, Jésus est venu dans le monde pour les nourrir et pour leur donner des pasteurs qu’il aura choisis ; et c’est Lui qui sera en même temps la nourriture suprême et éternelle , et le suprême et éternel pasteur.

Le premier miracle nourrit cinq mille hommes, tous de la contrée. C’est le nombre de ceux qui se convertiront à la seconde prédication de saint Pierre, et qui seront tous Juifs. Au second miracle, il y a quatre mille hommes a venus de loin », selon la remarque du Seigneur. Par ce nombre de quatre mille, le miracle est déjà figuratif de la conversion des Gentils, lesquels devaient venir de tous les points de la terre, et, comme dit l’Écriture, u des quatre vents. »

La première fois, ce sont les Apôtres qui pensent au besoin de la foule. Ils y pensent pour la renvoyer, afin qu’elle aille se pourvoir, chacun comme il le pourra. C’est le caractère du. sacerdoce juif. Il n’avait rien à donner aux « étrangers », et peu de chose aux autres. Cependant, ce même de les renvoyer indique quelque souci de leur bien •, les Patriarches et les Prophètes priaient Dieu pour le peuple d’Israël. La seconde fois, quoique la foule soit là depuis longtemps, et le désert plus aride, personne ne pense quelle peut souffrir de la faim. Jésus-Christ seul y pense, seul il a eu pitié de la triste foule des nations. Il promène sur elle un regard d’amour : Je ne veux

pas qu’ils s’en aillent sans nourriture ; ils tomberaient en chemin !

Dans le premier miracle, il y avait cinq pains d’orge; dans le second, sept pains de froment. Les Évangélistes, dit saint Cyrille, pouvaient se contenter de rapporter que le Sauveur rassasia un peuple nombreux avec le peu d’aliments qu’un seul enfant portait. Puisqu’ils ont si exactement marqué le nombre et la qualité des pains, c’est donc que ces circonstances couvrent un mystère.

En effet, les cinq pains du premier miracle indiquent les rites de l’ancienne Loi, contenue dans les cinq livres de Moïse, où le peuple juif puisait son aliment spirituel ; et les sept pains du second miracle figurent admirablement la Loi évangélique» dans laquelle la grâce septiforme de l’Esprit saint est distribuée à tous les fidèles par la prédication et par les sacrements. Ces sept pains représentent donc, dit le vénérable Bède, les sept sacrements institués par Jésus-Christ pour nourrir les chrétiens durant leur voyage vers l’éternité.

Les cinq pains du premier miracle étaient d’orge. L’orge est la nourriture des bêtes de somme et des esclaves ; l’esprit de la loi antique était un esprit de crainte et de servitude. La partie nutritive de l’orge est recouverte de téguments très-tenaces -, l’aliment vital de l’âme, dans la loi mosaïque, était enveloppé de voiles très-épais. Les pains d’orge sont trouvés en la possession d’un enfant qui les

portait sans les manger -, les livres mosaïques étaient placés entre les mains d’un sacerdoce et d’un peuple qui ne savaient les entendre que dans un sens puéril, et qui les observent encore sans en retirer aucun profit.

Le froment, dont sont formés les sept pains du second miracle, est la nourriture des hommes, la nourriture prophétisée. Il les a nourris du plus pur froment. Par le fruit du froment, ils ont multiplié. David avait ainsi chanté ce festin du Messie, et rien ne pouvait mieux exprimer l’esprit de la Loi nouvelle; la douceur, la grâce, l’amour, l’abondance du Christ.

Le Christ lui-même est figuré dans le festin. Le poisson passé par -le feu, dit saint Augustin, c’est Jésus-Christ depuis sa passion. Ce symbole est ancien comme l’Église. Ventura pense que les deux poissons indiquent les deux caractères, de prêtre et de victime, que le Christ a réunis sur la croix. Du mérite infini de son immolation, les cinq pains d’orge et les sept pains de froment , les rites de la Loi mosaïque et les sacrements de la Loi évangélique, tirent leur efficacité pour le salut des âmes.

Jésus n’a pas voulu créer lui-même de rien , comme il aurait pu le faire, ces pains dont il a nourri la foule, ni ordonné qu’ils descendissent du ciel, comme la manne, en quantité suffisante. D’une part, le pain était déjà descendu, il.exis-

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