ENSEIGNEMENT DANS LE TEMPLE. 3 I
Notre-Seigneur dit : « N’y ch a-t-il pas dix de « guéris? Et où sont les neuf autres? Il ne se « trouve que cet étranger qui soit revenu et « qui ait rendu gloire à Dieu. » Puis il dit au Lépreux : « Lève-toi, va, ta foi t’a sauvé. »> Cette foi supérieure qui obtient non plus seulement la guérison du corps, mais le salut de l’âme.
Arrivé à Jérusalem, Jésus se mit à enseigner dans le Temple. De grandes divisions se manifestaient parmi le peuple à son sujet. Comme le vieillard Siméon l’avait prédit, il était un signe de contradiction. Cependant la sagesse de ses paroles subjuguait tout le monde; amis et ennemis admiraient cette science éloquente d’un homme qui n’avait pas étudié. Il leur dit : « Ma doctrine n’est point de moi, mais de Celui « qui m’a envoyé. Ceux qui voudront faire la « volonté de Celui qui m’a envoyé, connaîtront « si cette doctrine est de Dieu ou si je parle « de moi-même. Celui qui parle de son chef a en « vue sa propre gloire ; mais quiconque a en vue la « gloire de celui qui l’a envoyé, dit toujours la « vérité. »
Sachant quelles accusations les Pharisiens et les Scribes portaient contre lui, au sujet du Sabbat, depuis la guérison du Paralytique, il leur donna de nouvelles preuves que la Loi n’avait pas été violée par cet acte de miséricorde, mais qu’ils la violaient eux-mêmes en ne jugeant pas suivant l’équité. Il
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leur demanda pourquoi ils cherchaient à le faire mourir. Irrités d’être dévoilés, quelques-uns s’écrièrent : Qui cherche à vous faire mourir? Vous êtes possédé du démon! D’autres penchaient à croire qu’il était le Christ ; mais ces ignorants ajoutaient : Cependant nous savons d’où est cet homme, et quand le Christ sera venu, personne ne saura d’où jl est. Leur erreur, probablement, venait d’une interprétation trop littérale de ce teste d’Isaïe : Qui racontera sa génération ? ce que le Prophète entendait du mystère de la génération éternelle.
Jésus dit à haute voix : « Vous savez qui je « suis et d’où je suis venu. Ce n’est pas de moi- « même que je suis venu, mais Celui qui m’a « envoyé est véritable, et vous ne le connaissez « pas. Pour moi, je le connais, parce que je suis « de Lui. »
Ici les Juifs ennemis comprirent fort bien que Jésus se disait Fils de Dieu et s’égalait à Dieu. Quoique ses partisans, commençant à craindre, ne manifestassent pas hautement leur foi, ils la jaissaient voir et ils étaient en nombre. Dans la foule plusieurs disaient : Le Christ, quand il viendra, fera-t-il plus de miracles? Les Pharisiens et les Princes des prêtres jugèrent qu’il ne fallait pas laisser croître ce sentiment. Afin d’en arrêter le cours, ils envoyèrent des gens se saisir de Jésus. Mais lui, sans s’inquiéter de ces mesures prématurées et impuissantes, il dit à ceux qui l’entouraient,