‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 64 sur 106 · ENSEIGNEMENT DANS LE TEMPLE · texte numérisé non relu

ENSEIGNEMENT DANS LE TEMPLE

fils d’Abraham, suivant la chair, par leurs œuvres ennemies de la vérité et de la justice ils se rendaient fils d’un autre père. — Nous avons, dirent-ils, un seul père , qui est Dieu. — « Si « Dieu était votre père, reprit Jésus, vous m’ai- « meriez, car c’est de Dieu que je procède et que « je suis venu. Vous, vous êtes les enfants du « démon; et ce que votre père désire, c’est là « ce que vous voulez faire. Dès le commence- « ment il fut homicide; il ne se maintint pas « dans la vérité, et c’est pourquoi la vérité n’est « pas en lui. Lorsqu’il ment, c’est de son proie pre fond, car il est menteur et père du men- « songe. Pour moi, parce que je vous dis la vé- « rité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me « convaincra de péché? » Sur ce mot, ils gardèrent le silence. Le Sauveur continua : « Pour- « quoi donc, quand je dis la vérité, ne me croyez- « vous point? » Et répondant lui-même : — « Celui-là, dit-il , qui est de Dieu , écoute les « paroles de Dieu. Et vous ne les écoutez pas, « parce que vous n’êtes pas de Dieu! » Les Pharisiens se répandirent en injures, lui criant qu’il était un démoniaque et un Samaritain.

Leurs injures ne pouvaient lasser sa patience. « En vérité » , leur dit-il , — mais en même temps il le disait à la race humaine , pour toute la durée des siècles , — « en vérité, si « quelqu’un garde ma parole, il ne verra pas la

« mon éternelle. » Ils se récrièrent de nouveau : — C’est maintenant que nous voyons bien que le démon est en toi. Comment , Abraham est mort, les Prophètes sont morts, et tu dis : Si quelqu’un garde ma parole , il ne goûtera pas la mort ! Es - tu plus grand que notre père Abraham et que les Prophètes qui sont morts ? Pour qui te donnes-tu ?

Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, « ma gloire n’est rien. Celui qui me glorifie, c’est « mon Père, que vous dites être votre Dieu. « Et vous ne l’avez point connu, mats moi je « le connais ; et si je dis que je ne le connais <i point, je serai un menteur comme vous l’êtes. « Mais je le connais , et j’obéis à sa parole. »

Revenant à Abraham, qu’ils avaient tant allégué, il ajouta ces mots remplis de majesté et de lumière : « Abraham, votre père, a désiré avec « ardeur de voir mon jour; il l’a vu et il a « été comblé de joie. » Les Juifs s’écrièrent : — Vous n’avez pas cinquante ans , et vous avez vu Abraham? Jésus reprit : « En vérité, en vé- « rité , je vous le dis , avant qu’Abraham fût « conçu, je suis. »

Pour se définir, il lui faut créer une langue qui n’est pas celle des hommes. Ce mot exprime sa divinité. Avant dit le passé; je suis, le présent. Dans la divinité, il n’y a ni passé ni futur, mais toujours l'être. Avant Abraham, je

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