‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 73 sur 106 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

LA FEMME COURBÉE, — LES BANQUETS De JÉSUS, l’hYDROPIQUE, — LEÇONS AUX PHARISIENS.

)n homme vint demander à Jésus de [partager une succession entre son frère | et lui. Jésus ne le voulut point et dit à celui qui l’en priait : « Gardez-vous de toute a avarice-, l’abondance des biens qu’un homme « possède n’est pas ce qui le fait vivre, » A cette occasion, il proposa la parabole du riche avare, à qui Dieu redemande son âme, tandis qu’il ne songe qu’à faire agrandir ses greniers.

Il insistait sur l’aumône, sur la confiance en Dieu , sur l’humilité , sur la pénitence. Toutes ces brèves et douces paroles sont devenues les nobles lois de la société chrétienne. Il y mêlait des prophéties concernant l’Église, le second avènement, la réprobation et le retour des Juifs.

Il enseignait ainsi partout, sans cesse, en toute rencontre, à tout propos, mais plus particulièrement le jour du Sabbat, dans les Synagogues, où le peuple accourait pour l’entendre; et c’é-

tait un motif continuel de colère parmi les Pharisiens.

Un jour, étant à la Synagogue, il vit dans l’auditoire une femme qu’un esprit d’infirmité tenait courbée depuis dix-huit ans. Elle ne pouvait regarder en haut. Il lui dit : « Femme, tu « es délivrée. » Aussitôt elle se releva et glorifia Dieu. Le Chef de la Synagogue en fut irrité. Mais n’osant s’attaquer à Jésus, dont il craignait les réponses, il s’en prit à la malade guérie et à tout le peuple qui montrait sa joie. — Il y a, leur dit-il, six jours pour travailler. Venez donc un de ces jours-là pour vous faire guérir, et non pas le jour du Sabbat.

Malgré ce détour, le Pharisien n’esquiva point la réprimande. — « Hypocrites, dit le Sauveur, « lequel parmi vous ne détache, le jour du Sab- « bat, son bœuf ou son âne et ne le sort de « l’étable pour le mener boire ? Et cette fille d’A- « braham que Satan tenait captive depuis dix- « huit ans, il ne la fallait pas guérir un jour « de Sabbat ! »

Soit à cause de la transgression d’Adam qui a introduit dans le monde les infirmités et la mort, soit à cause de ses propres crimes, cette femme souffrait par la malice du démon. Dieu a laissé à Satan ce pouvoir, pour que les hommes éprouvent le désir de devenir meilleurs ; parce que Satan est mauvais, il cherche à exer-

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