‹ La vie de Notre-Seigneur Jésus-ChristChapitre 89 sur 106 · ENTRÉE A JÉRUSALEM, — MALÉDICTION DU FIGUIER · texte numérisé non relu

ENTRÉE A JÉRUSALEM, — MALÉDICTION DU FIGUIER

rrivé à Béthanie la veille du Sabbat, Jésus y avait passé le saint jour par respect pour la Loi. Le lendemain , suivi de tous les siens, il se mit en chemin pour Jérusalem.

Parvenu au pied de la montagne des Oliviers, 1 envoya deux de ses Disciples en avant, dans

jr

44^ livre vu, chapitre xxvi.

un village tout proche, où ils verraient une ânesse avec son ânon qui n’avait pas encore été monté. Il leur commanda de détacher ces animaux et de les amener ; et que si quelqu’un s’enquérait pourquoi ils faisaient ainsi , ils répondissent : Le Seigneur en a besoin. En effet, les propriétaires des animaux n’objectèrent rien à cette réponse. Les deux Disciples délièrent donc l’ânesse et son petit , et les amenèrent. Et ayant couvert l’anesse de leurs vêtements, ils y firent asseoir le Seigneur.

Lorsque l’on sut qu’il approchait, une grande foule vint au-devant de lui de Jérusalem , portant des palmes et criant : Hosanna! Béni soit le Roi d’Israël qui vient au nom du Seigneur! Ils étendaient leurs vêtements sur son passage, coupaient des rameaux verts et en jonchaient le chemin. A la descente du mont des Oliviers, les Disciples, formés en plusieurs groupes, ravis de joie, louaient Dieu et publiaient les miracles qu’ils avaient vus. Ils disaient : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Paix et gloire au plus haut des deux ! Le gros du peuple, à la tête et à la fin du cortège, répétant cet écho du cantique de Bethléem, proclamait le Messie : Béni soit le règne qui vient, le règne de David notre père! Hosanna! Longue vie au fils de David!

Contraint par la condition humaine à marquer sa royauté par un triomphe célébré dans les

Page 1