CHAPITRE XXXVI
Services rendus par M. Vincent au feu roi
Louis XIII, de glorieuse mémoire, en sa dernière maladie,
pour le bien spirituel de son âme.
Quoique la dignité des rois les élève au-dessus de la condition des autres hommes jusqu'à un tel point que
I. Saint Vincent eût voulu tourner contre l'Angleterre protestante et révolutionnaire les armes de la France, alors dirigées contre la catholique Autriche. On entrevoit dans les deux circonstances mentionnées ci-dessus l'opposition incontestable quoique discrète de Vincent de Paul à la politique de Richelieu. Cette opposition était partagée alors par tout le parti religieux, par d'illustres évêques et par toutes les communautés : on voyait avec douleur la France tendre la main aux nations protestantes et les aider à grandir et à s'affermir; on disait que ce n'était pas là servir l'Eglise et que la France, elle aussi, pourrait avoir à s'en repentir. — Maynard, Saint Vincent de Paul, t. IV, p. 9 et i3-.