‹ La vie de S. Vincent de Paul (volume 2)Chapitre 98 sur 201 · Lettre du g fév · texte numérisé non relu

Lettre du g fév

2. Le séminaire des Bons-Enfants, appelé dans la suite Saint-Firmin, subsista jusqu'à la Révolution. Aux journées de septembre 1792, un grand nombre de prêtres y furent massacrés, parmi lesquels le supérieur de la maison, M. François de Busigny, diocèse de Cambrai.

3. Adrien Bourdoise, né le icr juillet i58.|, dans le diocèse de Chartres. Il institua, en 1618, la communauté des prêtres de Saint- Nicolas du Chardonnet. On a dit qu'il était un Elie par le zèle, un Jean-Baptiste pour sa sainte liberté à reprendre les pauvres et les grands. Il a laissé un petit ouvrage intitulé : L'Idée d'un bon ecclésiastique, où l'on trouve des traits incisifs et une censure parfois très vive des défauts ou des imperfections des prêtres. Saint Vincent professait une très grande estime pour M. Bourdoise. Il mourut le 19 juillet i655.

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faubourgs, qu'il nomma le séminaire de Saint-Charles, où les prêtres de sa Congrégation ont depuis toujours continué et continuent encore maintenant d'instruire aux humanités et d'élever à la vertu les jeunes enfants qui témoignent avoir quelque inclination d'embrasser l'état ecclésiastique. Depuis ce temps-là, les prélats de ce royaume, considérant la nécessité qu'il y avait d'établir de semblables séminaires pour les personnes ecclésiastiques, en ont pour la plupart érigé dans leurs diocèses, et plusieurs d'entre eux en ont confié la conduite aux prêtres de la Congrégation de la Mission, comme à Cahors, Saintes, Saint- Malo, Tréguier, Agen, Montauban, Agde, Troyes, Amiens, Noyon ', et en plusieurs autres lieux, non seulement de la France, mais aussi de l'Italie et des autres provinces étrangères. En quoi l'on a remarqué que, comme le fruit des missions faites par M. Vincent et par ceux de sa Congrégation a excité plusieurs autres vertueux ecclésiastiques de s'adonner aux mêmes exercices des missions; ainsi, depuis qu'il se fut appliqué à l'emploi des séminaires et que l'expérience en eut fait voir plus clairement la nécessité, l'utilité et la facilité, ils ont été établis en plusieurs diocèses du royaume, ce qui a beaucoup contribué au bien de tout le clergé de France, qui commence, par la miséricorde de Dieu, à reprendre sa première splendeur, laquelle semblait avoir été un peu ternie dans les siècles passés.

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