SECONDE DECLINAISON DBS NOMS MASCULINS
Sing. — nom — règnes, 2348,
fol 20 b 3.
Sing. — ace — règne, 1198,
fol 3 a 8.
Plur. — nom — clerc, 1127,
fol 1 b 27.
Plur. — ace — clercs, 1206,
fol 3 a 16.
Ainsi se déclinent les noms masculins qui, au nominatif singulier, avaient s en latin, et les noms neutres qui de bonne heure avaient été ramenés à la seconde déclinaison latine dont le type est dominvs.
Les substantifs masculins de la première déclinaison latine ont passé à la seconde : David reis e prophètes, 2931, fol 30 b 6; te propriété (ace sg), 1444, fol 39 a 4, etc.
Il est à remarquer que certains mots comme evesque, arceveS" que, mire, maistre, violent plus souvent la règle que d'autres et suppriment assez souvent Vs de flexion au cas sujet singulier, accusant ainsi une tendance à passer à la déclinaison précédente, pour aboutir plus tard, comme tous les substantifs, à la première déclinaison des féminins ; mais comme, là encore, ces exceptions ne se trouvent pas à la rime et qu'elles ne sont pas justifiées par la mesure du vers, il faut les attribuer aux copistes.
La même observation peut être faite à propos de quelques noms propres, Wilaume, Robert, Gilbert, qui omettent Vs de flexion au nom. singulier.
Quant aux noms propres empruntés à la langue hébraïque : David, Saill, Nabucodonosor, etc., ils sont généralement, comme en latin, étrangers à toute déclinaison ; cependant on trouve Saleinuns (nom sg), 3018, fol 32 a 3.
Contentons-nous de mentionner les indéclinables cruiz, pais, pais, cors, sueurs, leprus, encens, feiz, sens, tens, etc.